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Europe quand tu nous tiens !

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2013

On sait ce que donne une Europe soumise au libéralisme économique. Nous sommes en plein dedans. A tel point que des voix s’élèvent pour remettre en cause l’Europe elle-même, ses créations monétaires, ses règlementations technocratiques, son éloignement d’un fonctionnement démocratique. A juste titre sans aucun doute mais l’Europe existe ? Peut-on  ignorer toutes les possibilités qu’elle offre en coopérations, en développement économique et social si  les forces progressistes européennes émergent ?

Cela ne vaut-il pas mieux que des replis sur soi, en contradiction avec les développements économiques mondiaux ou se créent de nouveaux pôles d’affrontements de classe qu’il faut prendre en compte et dans lesquels les peuples doivent-être solidaires ?

 

Le Front de gauche et Die Linke pour une voie au couple franco-allemand

Mots clés : union européenne,           angela merkel,           allemagne,           austérité,           François Hollande,           france,           traité européen,      

En parallèle aux célébrations officielles du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée scellant la réconciliation franco-allemande, Die Linke et le Front de gauche s’associent ce mardi pour faire entendre une autre conception de l’Europe qui rompt avec l’austérité. Thomas Nord, député allemand Die Linke, fait le point pour l’Humanité.fr.

Quel est le sens de cette célébration des 50 ans du Traité de l’Elysée pour Die Linke?

Europe quand tu nous tiens ! dans POLITIQUE 2013-01-21thomas-nord

Thomas Nord. Cet anniversaire sera célébré dans un cadre institutionnel, notamment entre les assemblées – Assemblée nationale et Bundestag. La Gauche en Allemagne et celle en France souhaitent aussi participer à ce 50ème anniversaire. Cependant, nous ne voulons pas nous limiter à une célébration historique. Il y a ce mardi, particulièrement avec la crise de l’euro, un certain nombre de problèmes qui inquiètent Die Linke et le Front de Gauche. C’est pourquoi, pour nous, il s’agit avant tout de mettre en place une stratégie pour organiser les coopérations entre la Gauche en France et en Allemagne. Car en réalité, de notre capacité à nous entendre, dépendra la capacité de la Gauche à agir en faveur de ceux qui sont touchés socialement, dans cette crise de l’euro, non seulement en France et en Allemagne mais aussi dans le reste de l’Europe.

 

Mais la gauche en Allemagne a connu des reculs électoraux. En France, le Front de gauche a 15 députés à l’Assemblée. N’est-ce pas difficile pour ces deux « petits » partis de changer quelque chose dans la politique des pays?

T.N. Tout d’abord, même les grandes choses ont commencé petites! En ce sens, le poids n’est pas forcément la bonne valeur. Elle est plutôt l’influence que nous pouvons avoir dans la confrontation politique. Et si nous nous emparons des thèmes importants, alors, nous pouvons aussi grandir en tant que force politique à la fois en dehors des enceintes parlementaires et dans celles-ci. Nos collaborations peuvent, je crois, renforcer notre poids. En outre, nous ne devons pas chercher des solutions uniquement nationales mais européennes. Et si nous arrivons à établir des déclarations communes, il est aussi fort possible que des forces d’autres pays nous rejoignent.

 

Vous avez mis justement en place différentes initiatives communes comme la participation réciproque aux différentes campagnes nationales. Mais le franco-allemand n’est-il pas dépassé quand nous vivons dans une Europe qui compte 27 Etats-membres ?

T.N. Nous ne voulons penser ni uniquement français ou allemand, ni franco-allemand, mais bien européen. Les impacts de la politique d’austérité menée par les gouvernements français et allemand ne se font pas sentir seulement sur la France ou sur l’Allemagne mais sur la plupart des pays européens ; nous voulons donc partager nos expériences. Nous sur les lois Hartz, les français sur le rapport Gallois. Et nous voulons voir ensemble comment résister à ces attaques, élaborer des propositions et ainsi, nous voulons mettre en place des expériences qui peuvent devenir des exemples pour d’autres pays.

  • A lire aussi:

Mercredi 23 janvier à Metz: grand meeting ud Front de gauche pour mettre fin à l’austérité

Mélenchon: « Nous sommes sur la position de listes autonomes et rassembleuses »

Entretien réalisé par Fabien Perrier

 

 

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Ex Allemagne de l’Est à la télé

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2013

D’une manière générale je regarde les films politiques.

La projection de « La vie des autres » sur ARTE ne m’a donc pas échappé d’autant le programme télé de l’Humanité Dimanche en signalait l’intérêt.

Il est toujours difficile pour un communiste de rester insensible devant  ce genre d’œuvre qui présente les méthodes policières d’un régime en plein dérapage, puisqu’il s’agit de la RDA et de la STASI. Non pas que ce fut une découverte pour moi. Simplement le rappel d’un aspect plus que négatif des « pratiques socialistes » dans les pays de l’est nous atterre.

Lorsque de tels évènements se produisent ailleurs cela nous parait compréhensible de part la nature des pouvoirs fascisants ou simplement soumis à un parlementarisme dévoyé, car il ne faut pas croire que l’exclusivité de ces abus appartiennent ou aient seulement appartenu aux régimes socialistes de l’Est de l’Europe, avant qu’ils ne s’effondrent.

Toutefois malgré le climat de guerre froide qui prévalait il est inadmissible que les pouvoirs en place aient utilisé cette forme d’inquisition qui dans la fiction qui nous est présentée aboutit à un règlement de compte personnel.

Bien que le sujet ne soit pas traité de façon manichéenne et que les acteurs excellent, le pas est sans doute vite fait par le citoyen lambda pour une condamnation globale de ce que fut RDA.

Peut-être ai-je déjà évoqué un voyage effectué en RDA en 1971 où j’avais pu constater le poids que le régime faisait peser sur la liberté d’expression ? Cela au travers d’une réaction anecdotique d’un jeune garçon, dont le père était passé à l’ouest, qui exprima sa colère à l’encontre de soldats soviétiques, rencontrés par hasard dans cette zone occupée, non loin de la frontière de la RFA en Thuringe. Cette réaction étant avait provoqué une frayeur manifeste de sa mère craignant qu’il fût entendu par quelque délateur et l’invitant énergiquement à se taire.

Mais j’avais constaté si souvent en France, dans mon entourage, des situations semblables où des parents font taire leurs enfants pour que ne soient pas révélées leurs opinions, que cela ne m’a plus alarmé. De plus ayant eu un léger accident de voiture je reçu de la part des policiers chargés de faire le constat pleins d’attentions, malgré des torts partagés avec un motard qui avait « plié » la direction de ma 2 ch.

D’autres faits qu’il serait long de développer m’avaient rendu ce pays sympathique et, me semblait-il, y régnait, hormis la privation de café et de chocolat pour les allemands, une manière de vivre dénuée des déséquilibres existants entre les différentes catégories sociales de mon pays.

Cette vision très superficielle et naïve d’une société en construction dont je savais quels sacrifices elle avait du faire pendant et après l’hitlérisme n’ébranla pas ma confiance en l’idéal socialiste.

Alors évidemment c’est un peu dans la douleur que j’ai reçu, presque vingt ans plus tard,  la chute du mur de Berlin. Bien que deux voyages, l’un en Hongrie, l’autre en URSS, peu de temps avant m’avait interrogé. Non seulement sur ce que provoquait le régime dans le comportement des populations mais aussi l’attitude des personnes rencontrées, opposants prêt à faire feu de tout bois.

Mais de même qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, un corbeau ne fait pas l’hiver. Les régimes politiques doivent-être vraiment analysés, décortiqués, dans tous les aspects. Concernant la RDA ce film comme celui qui l’a précédé « Bye bye Lénine » ouvrent la réflexion mais sont bien loin d’être la seule référence. En témoignent nombre d’allemands de l’Est pour qui la STASI n’est pas le seul critère à retenir concernant l’action des communistes.

 

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Tarascon : union à gauche une priorité

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2013

 

Tarascon : union à gauche une priorité dans POLITIQUE p1000552-300x225

La rue des Halles à Tarascon

 

 

 

Dans notre ville, il importe de clarifier plus que jamais une stratégie politique et les objectifs qu’elle doit soutenir.

Certains diront d’abord un programme municipal, d’autres d’abord une entente entre les forces locales de gauche. Il est bien évident que les deux vont de pair et que nous n’en sommes qu’au stade d’une stratégie pour commencer à réaliser ces deux conditions.

Tout commence par un examen des forces en présence et donc de les définir. On peut toujours commencer par se demander : où est la droite où est la gauche électoralement parlant ? Ce raisonnement peut certes conduire à des conclusions totalement erronées notamment s’il s’agit d’une élection municipale ou divers facteurs interviennent : divisions à l’intérieur de la gauche, comme divisions à l’intérieur de la droite, titulaires de mandats et personnalités de ces élus, relations et présence dans le mouvement associatif, incidence locale des clivages politiques nationaux, etc. Mais tout de même il y a des constantes qui permettent de dégager un rapport de ces forces entre elles.

Globalement la gauche représente, toutes élections confondues et à minima, environ un tiers de la population. Cela se vérifie à toutes les élections, sauf aux dernières élections municipales ou nombre de voix (du PS probablement) ne se sont pas retrouvée sur une candidature de « parachuté ». N’oublions pas que cette ville a connu des fluctuations électorales considérables tout au long de son histoire. La gauche y a été largement majoritaire. Fluctuations dues essentiellement à des évolutions sur le plan sociologique mais également à des traditions que l’on peut analyser depuis le début du siècle dernier.

Mais il est probablement plus judicieux de s’en tenir aux réalités d’un début de 21ème siècle prenant en compte effectivement, et la composition sociologique de la population, et les réalités économiques, sociales et politiques qui prévalement au plan national et à forte incidence locale.

Tarascon réputée ville rurale, il y a de cela trois-quart siècle, a connu les effets de l’industrialisation dès après la guerre (implantationde la Cellulose du Rhône puis de la conserverie OTRA ROLLI et de PME plus récemment) Parallèlement  le secteur agricole s’il s’est affaibli, comme dans ce nord du département 13, s’est doté d’une main d’oeuvre immigrée, venue essentiellement du Magreb, qui s’est installée et a donné naissance à des générations dont les difficultésd’insertion économique sont bien connues. Ici comme ailleurs le commerce de petite et moyenne  surface a quasiment liquidé le petit commerce  où provoqué sa transformation et la composition sociale de ce dernier.

La relative progression de la situation des salariés en activité durant les 30 glorieuses, s’est transformée ici, comme dans de nombreuses villes, en régression avec l’apparition de la pauvreté due à l’exclusion, à la précarité et aux bas salaires. Tout cela a eu des conséquences politiques paradoxalement favorables à la droite : une population issue de l’immigration marginalisée est devenu le bouc émissaire, d’autres couches mieux pourvues mais en réelle difficultés en souffrent. La culture ouvrière a perdu de son influence et de son caractère actif qui avait connu son apogée dans les années qui ont suivi 1968. Toute la génération qui a suivi depuis 1980, toutes couches confondues, est globalement entrée dans une période de recul économique, social, qui ont provoqué une véritable crise morale.

L’obscurantisme religieux du 19eme et 20ème siècle a été déplacé et source de « conflictualisation » entre des cultures qui se sont affrontées. Cela ne pouvait-être que favorable à des forces réactionnaires incapables de comprendre les fondements économiques et sociaux de ces affrontements ou qui les ayant bien assimilées s’en sont servis.

Alors d’abord gauche républicaine contre droite mixée. C’est la priorité !

Toutes ont emprunté au discours républicain enfumé, détourné, en contradiction avec les valeurs même de la révolution française. Cela s’est fait non seulement pour les raisons que nous venons d’évoquer (essentiellement d’ordre économique et social) mais aussi grâce à des stratégies inadaptées des forces politiques de progrès divisées sur le plan idéologique et politique. Au rang de ces forces : les partis de gauches et les organisations syndicales de salariés (ouvriers notamment)

Le résultat est que finalement le combat politique local le plus marquant se fait entre différentes tendances de la droite. S’en prendre plus à l’une qu’à l’autre, ce que ne manquent pas de faire  les esprits à courte vue (et à longue vue pour les plus malins), aboutit à en favoriser une autre ou les deux autres. Et pire, à faire des forces de progrès, des vrais républicains (de gauche ou autres) des otages de querelles qui ne les concernent que sur des faits souvent mineurs dans l’ensemble de la politique locale.

La vraie question dans notre ville n’est pas différente de celle que nous avons nationalement. Comment rassembler une gauche et des forces progressistes contre une droite qui réussit à capter les voix des plus humbles, des plus exploités, sous trois formes que sont l’extrême droite (qui a de fortes prétentions) la droite UMP et la nébuleuse centriste (qui peut aller de la droite à un certaine gauche) ?

L’heure n’est pas au choix entre différentes forces de droite mais bien entre droite et gauche. C’est à se niveau qu’il faut interpeller les citoyens pas sur les défauts d’un maire qui tracerait mal les trottoirs, d’un Conseiller Général qui s’opposerait à lui (jusqu’à quand ?) parce que lui les tracerait différemment et d’une candidate d’extrême droite qui se plaindrait de les voir trop pietonnés par des intrus. Pardonnez les métaphores ! Faut bien se faire plaisir de temps en temps.

La gestion d’une ville c’est comme celle d’un pays : trouver des ressources de manière équitable proportionnellement aux revenus de chacun et faire des dépenses dans l’intérêt général. Belle occasion d’aider les plus démunis à mieux vivre ne serait-ce qu’en accordant à toute la population dans son ensemble des services publics de qualités.

Jacques LAUPIES

 

 

 

 

2013-01-21maurel dans POLITIQUE

Emmanuel Maurel

-   humanitefr le 21 Janvier 2013

 

Emmanuel Maurel: « Transcrire en actes le discours du Bourget »

Mots clés : emploi,           pierre laurent,           parti socialiste,           François Hollande,           marie-noëlle lienemann,           emmanuel maurel,           bilan hollande,

 

 

Pour Emmanuel Maurel, principal animateur de l’aile gauche du PS, le  discours prononcé par le candidat François Hollande au Bourget il y a un an, garde sa validité. Pour en retrouver  l’esprit, deux conditions, selon le vice-président de la région  Île-de-France: un Parlement affirmé et une gauche rassemblée.

Extrait de l’entretien à retrouver dans son intégralité dans l’Humanité de ce lundi.

La finance est-elle encore 
un « adversaire »?

Emmanuel  Maurel. Le gouvernement 
a l’occasion de le prouver dans les mois 
qui  viennent à la fois en musclant la réforme bancaire, et en acceptant de  substantiels amendements à ce qui vient d’être négocié par quelques  partenaires sociaux. Il faut notamment que, sur les accords de maintien  de l’emploi, on parvienne à une rédaction bien plus stricte, car là, on  voit bien où est la flexibilité, moins la sécurité pour les salariés.

 

Une  politique plus affirmée est-elle 
possible, quand la gestion de la  crise 
semble peser beaucoup dans les choix 
du gouvernement?

Emmanuel  Maurel. Il faut renouer 
avec l’esprit du discours du Bourget 
et le  transcrire en actes. En 2013, 
sur la politique industrielle, la  politique fiscale et la politique sociale, c’est possible. Cela suppose  un Parlement qui joue son rôle, une gauche qui se rassemble autour de  propositions fortes. Deux exemples. Il y a un an tout juste, toute la  gauche adoptait au Sénat une proposition de loi communiste sur les  licenciements boursiers. Pourquoi 
ne pas la représenter, maintenant  
que nous sommes au pouvoir ? 
Un appel a par ailleurs été signé par  
des responsables, tels Pierre Laurent, Jean-Vincent Placé, Marie-Noëlle  Lienemann, pour baisser à 5 % le taux de TVA pour la construction de  logements sociaux. Voilà une autre victoire pour
 la gauche, facile à  transposer en actes, 
et de façon rassemblée.

Lire l’intégralité de l’entretien dans l’Humanité de ce lundi

  • A lire aussi:

Dans l’Humaniité ce lundi: Hollande, un an après son discours du Bourget

Tous nos articles consacrés à Emmanuel Maurel

Lionel Venturini

 

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Mali : ne pas s’en tenir aux apparences

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2013

Mali : ne pas s'en tenir aux apparences dans POLITIQUE asensi

 

Monde –   humanite dans POLITIQUE le 18 Janvier 2013

Mali

François Asensi sur le Mali : « Une alchimie dangereuse pour les peuples »

Mots clés : front de gauche,           francois asensi,           mali,           armée française,           intervention militaire,           nord mali,           opération serval mali,      

Nos questions à François Asensi, député, orateur du groupe Front 
de gauche à l’Assemblée nationale lors du débat sur le Mali, à propos de la position du groupe parlementaire sur l’intervention militaire française au Mali.

Il est rare que le camp progressiste français approuve 
une intervention militaire à l’étranger, pourquoi le Mali fait-il exception ?

François Asensi. Nous avons affaire là à des groupes extrémistes sanguinaires, voulant imposer une société moyenâgeuse. Ce fondamentalisme est une nouvelle forme de fascisme. Il ne faut pas se tromper sur la nature des régimes dictatoriaux qu’ils tentent d’imposer, 
qui sont une grave menace pour l’ensemble 
des progressistes. Il faut tout faire pour barrer la route 
à ces groupes qui entendent dépecer le Mali.

Les buts sont-ils identifiés ?

François Asensi. Je ne suis pas naïf envers les arrière-pensées hégémoniques ou néocoloniales qui peuvent être à l’œuvre et voudraient préserver des intérêts 
de multinationales en Afrique. Quand considérera-t-on que la mission de la France est terminée ? Mais 
la priorité demeure de permettre au Mali de retrouver 
son intégrité, de se doter d’institutions démocratiques, 
et de suivre un chemin progressiste. L’intervention militaire n’est évidemment pas de nature à fixer ces étapes-là, mais elle est un préalable. Une non-intervention aurait 
été une lâcheté, la France doit affirmer clairement l’objectif, la reconstruction d’un État démocratique 
– et s’y limiter. Cette intervention suscite un certain malaise, probablement en raison du deuil impossible 
et inachevé de la Françafrique. Comment ne pas percevoir le poids de la colonisation et l’héritage de frontières tracées artificiellement, dans le conflit actuel ?

En même temps, vous avez exprimé, au nom du groupe, 
de « lourdes réserves »…

François Asensi. Le scénario d’une offensive vers le Sud malien était prévisible, cette colonne armée ne s’est pas formée en 48 heures… L’intervention n’était pas inéluctable, le mandat de l’ONU n’est pas un mandat impératif d’intervenir. Saurons-nous prendre le dessus 
sur les troupes djihadistes sans provoquer leur repli 
sur les pays voisins ? Le risque de déstabilisation 
de toute la région – Niger, Mauritanie, Algérie – est réel.

Vous craignez enfin le réveil de l’idée, funeste, 
de « choc des civilisations »…

François Asensi. Les mots ont un sens, le gouvernement parle de « terroristes », alors que l’on a affaire 
à des fondamentalistes qui n’ont rien à voir avec 
l’islam et qui font du Sahel une plaque tournante 
des trafics. À titre personnel, je considère la solution militaire en échec en Afghanistan et en Irak. Engager une guerre contre le terrorisme en général me fait craindre le réveil de la guerre civilisationnelle. L’alchimie à l’œuvre est dangereuse pour la démocratie et les peuples.

Entretien réalisé par  Lionel Venturini

 

COMMENTAIRE

Déjà dit ce que je pense sur le sujet. Il est vrai que ce n’est guère dans la culture des communistes d’approuver une intervention militaire. Je crois il y a de cela quelque jour avoir abordé très sommairement la question du fascisme. Ce que nous préparaient  une bande de fanatiques avec quelques voyous pour le mali aurait bien pu déboucher sur un état qui aurait contenu tous les ingrédients du fascisme. Et effectivement il fallait stopper cela.

Cependant que cela ne nous fasse pas oublier comment on en est arrivé là et pourquoi.

Encore une fois le travail d’explication s’impose. Ne pas en rester aux apparences sur ce problème comme sur bien d’autres.

 

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Echange de mails suite à l’article « A Tarascon les communistes et leurs amis sont au travail »

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2013

 

COMMENTAIRE DU CORRESPONDANT

je me suis toujours demandé pourquoi le PCF avait besoin d’une pièce rapportée pour le représenter ? Enfin c’est vous qui voyez !

MA REPONSE

Je ne sais pas de quelle pièce rapportée il peut bien s’agir. s’il s’agit des amis et des communistes non encartés que j’évoque pour élargir notre travail de réflexion et d’action je ne vois pas trop comment l’on peut s’en priver. a moins de devenir une organisation du genre « action directe » ou autre groupuscule à la recherche du grand soir provoqué par quelque éclat ! Nous avons choisi une autre stratégie et elle n’altère en rien notre indépendance de réflexion d’action et donc de décision. Au contraire elle ne peut que l’enrichir car ainsi plus en prise avec le réel

Je vous vois très bien d’ailleurs en « pièce rapportée » !

COMMENTAIRE DU CORRESPONDANT

Le fait que le PCF n’ait pu se trouver dans ses propres rangs un candidat Communiste pour le représenter aux Elections Présidentielles est l’aveu justement d’une mauvaise prise en compte du réel, selon votre dernière phrase et la constatation d’une faiblesse. A croire que le PCF est condamné à se faire neutraliser par des Socialistes ( Mitterrand) ou ex Socialiste ( Mélenchon) Si vous y voyez là une indépendance, tant mieux pour vous!

Comprends pas votre dernière phrase, c’est pas grave !

MA REPONSE

Le réel c’est quoi ? Nous n’en avons peut-être pas la même vision ! En l’occurence, s’agissant les élections présidentielles, pour des raisons que je qualifierais d’historiques avec le chute de l’influence du PCF depuis 1981, provoquée par divers évènements nationaux et internationaux (effondrement du système soviétique et parallèlement stratégies du programme commun à mon sens mal gérée par le PCF), il fallait s’orienter vers une ouverture à des forces dispersées dans une mouvance que je baptiserai de « gauche radicale »

Le combat contre la constitution européenne avait été un élément déclencheur à l’initiative du PCF. Bien qu’empreint de l’influence de l’extrême droite pour des motifs radicalement différents, ce vote a permis d’évaluer qu’une campagne commune (PCF, NPA, courant d’opposition a cette constitution au sein de PS avec JL Mélenchon), peut être efficace.

Un processus d’alliance à gauche a été amorcé qui non seulement a démontré que les français étaient sensibles à nos propositions mais a même contraint le PS a réviser certaines de ses positions pour ne pas perdre de son influence dans cette élection.

Cela ne change pas la nature du PS qui est majoritairement porteur d’une politique social-démocrate laquelle aboutit à se compromettre avec les forces du grand patronat et à subir la pression des marchés financiers, mais cela a le mérite d’informer les français, voire de les éclairer.

Cette réalité exigeait que l’on cherche une candidature représentative de cette alliance qu’a constitué, A NOTRE INITIATIVE, le Front de Gauche. Les communistes ont été consultés et ont choisi Jean Luc Mélenchon. Le résultat prouve que ce choix a été le bon, compte tenu du caractère particulier de cette élection. Mélenchon est un homme politique talentueux pour qui sait le reconnaitre, hors même de ses engagements, et sa campagne m’a convaincu personnellement. D’autant que je ne lui ferais aucun reproche sur le contenu qui bien évidemment était essentiel comme dans toute campagne.

Je ne crois pas aux hommes providentiels en politique mais je crois cependant à des aptitudes différentes qui font que certains peuvent jouer un rôle déterminant dans certaines circonstances. La seule chose que je puis regretter c’est que dans certaines instances de partis on n’ait pas toujours des politiques de « cadres » adaptée aux idées et valeurs que l’on représente. Mais c’est aux adhérents et aux collectifs qu’en incombe avant tout la responsabilité.

Je ne vois vraiment pas quelles concessions nous avons pu faire au PS. Nos partenaires au sein du Front de Gauche sont le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire ainsi que de nombreux autres groupements. Avec le PS il s’agissait de battre Sarkosy avant tout. Et bien sur d’amener le plus possible les socialistes sur des positions acceptables. Le premier objectif a été atteint. Le second reste à atteindre !

Ma dernière phrase ne peut se comprendre que parce que j’avais compris moi-même que vous mettiez en cause le fait d’élargir notre activité à des communistes sans carte, à des sympathisants ou amis de circonstances. Et pas de la candidature de Mélenchon seulement. Ce n’est évidemment pas la même chose ce qui m’a conduit à ironiser, un peu légèrement j’en conviens, en suggérant que vous fassiez partie de ces amis !

En tous cas je vous remercie de vos remarques et donc de l’occasion qu’elles me donnent d’y répondre, car je sais fort bien que vous n’êtes pas seul à penser ainsi.

 

Echange de mails suite à l’article « A Tarascon les communistes et leurs amis sont au travail » dans POLITIQUE p10007291-225x300

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