• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > POLITIQUE
  • > Onfray dépasse les bornes et lance le bouchon un peu loin.

Onfray dépasse les bornes et lance le bouchon un peu loin.

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2013

Onfray dépasse les bornes et lance le bouchon un peu loin. dans POLITIQUE 018-300x225

Onfray dans l'émission "on n'est pas couché" A quand un historien ou un philosophe se réclamant du marxisme

Je l’ai dit et répété : j’ai apprécié les conférences de Michel Onfray dans le cadre de son l’université populaire crée à son initiative à Caen.

Ses positions sur la pensée de grands intellectuels, notamment les plus adulés au cours du siècle précédent, font l’objet de critiques sévères de Sartre à Freud en passant par Simone de Beauvoir. le dernier en date étant apparemment le philosophe communiste George Politzer. Je n’ai pas les capacités requises pour entrer dans une discussion sur les concepts philosophiques que soutient Michel Onfray donc je m’en tiens à ce qui semble être une démarche globale de cet écrivain.

Il est incontestable que la manière qu’a Michel Onfray de traiter certains sujets politique prend parfois tournure de provocation. Evidemment les médias dont il est très souvent l’invité ne manquent pas de retenir tout ce qui peut déclencher la polémique. Il en résulte souvent de graves interprétations de l’histoire, des amalgames parfois intolérables.

Un argument de poids de Michel Onfray est qu’il prend appui sur les œuvres, les écrits des personnes qu’il met en cause, qu’il les lit vraiment et s’intéresse aux correspondances et actes concrets dans des situations historiques particulières. Je suppose que ses confrères ne diffère guère dans la méthode, sinon il y a de quoi s’inquiéter !

Michel Onfray explique qu’il faut aller à la source de l’œuvre des personnages qu’il met en cause ou dont il fait une présentation élogieuse, en rappelant leur comportement et leur prise de positions  parfois en inadéquation avec ce qu’ils prétendent être.

Par exemple Sade auteur incontesté de faits criminels, fait l’apologie dans ses écrits des pires délits, les transposant sur ses personnages. Selon Onfray il ne peut – être un révolutionnaire ou un abolitionniste sincère. Mais un simple imposteur. Sartre et Simone de Beauvoir subissent la même accusation d’imposture tout comme Freud. Dernière mise en cause mais ce n’est pas nouveau chez Onfray, Politzer et le PC présentés comme acquis pendant deux ans à la collaboration. La destruction du mythe de Guy Moquet considéré fusillé en tant qu’otage seulement. Pour preuve les tracts  qu’il distribuait auraient prôné quasiment la collaboration avec l’Allemagne nazie et non la résistance.

Ainsi un jeune de 17 ans fils de député communiste est arrêté parce qu’il est communiste, mais le Parti communiste est en situation de collaboration (selon Michel Onfray). Qu’à cela ne tienne il est otage et à ce titre on va le fusiller par mesure de rétorsion contre des communistes qui eux commettent des attentats contre l’occupant

Pour preuve il y avait le pacte germano soviétique et seule l’entrée en guerre de l’Union Soviétique contre l’Allemagne nazie peut expliquer la rage des Allemands et la prise de conscience de Guy Moquet.

Il faut le faire. Et Michel Onfray, digne des nouveaux philosophes des années 60/70 qu’il fustige aussi, croit bon à coup de raccourcis démolir le PCF. C’est son droit et que Michel Onfray règle ses comptes avec des intellectuels marxistes ou proches des thèses marxistes, l’est aussi (Foucault, Deleuze, etc.)

Pourquoi ? Cela relève sans doute de son attachement au mouvement libertaire (il nous parle de socialisme libertaire) Si ce n’était que cela on pourrait reprendre les débats entre ces courants plus ou moins anarchisant qui s’en réclament et les marxistes qui les affrontaient déjà dans la deuxième moitié de 19ème siècle.  On pourrait évoquer les fausses interprétations de Marx qui ont conduit aux dérives totalitaires et tenter une critique plus fouillée que ne le font les propagandistes du libéralisme économique et de la mondialisation capitaliste. Que ne manque pas de renforcer avec ses critiques sommaires le philosophe qui ne me laisse cependant pas insensible lorsqu’il reconsidère l’histoire de la philosophie.

Mais voilà il se veut redresseur de torts de pas mal de ses semblables, d’hier et d’aujourd’hui, et là  j’ai parfois le sentiment que pour lui la fin justifie les moyens ! Pourquoi en serait-t-il là ? Je vous le demande ?

Si je disais que Freud pourrait donner une réponse, on va me taxer de stalinien partisan des internements politiques en cliniques psy. Brrr.

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...