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Un dessin vaut un long discours…

Posté par jacques LAUPIES le 10 décembre 2012


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Ep 13 -- La droite décomplexée par CN-PCF

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Pauvreté

Posté par jacques LAUPIES le 10 décembre 2012

La pauvreté d’un français n’est pas la même que celle d’un africain du Darfour ou d’un citoyen d’une favella brésilienne. On peut toujours trouver là une raison de ne pas se plaindre.

Mais ce qu’il y a de commun entre ces pauvretés c’est qu’elles ont toute la même origine : l’exploitation de l’homme par l’homme dans sa dimension devenu planétaire et structurée à cet effet.  (voyez marchés financiers)

Alors à ceux qui ont des états d’âme par rapport au sort de ces pauvres d’ailleurs, il faut qu’ils se disent que combattre notre pauvreté c’est combattre les mêmes responsables et donc être solidaire des autres pauvretés, qu’il ne faut en aucun cas oublier !

D’autant qu’il est devenu insupportable de voir des oligarchies financières, commerciales et industrielles, non seulement consommer honteusement dans le luxe mais surtout disposer du pouvoir de nous appauvrir encore plus en pillant les richesses produites  par ceux qui travaillent donc l’immense majorité.

Alors la pauvreté ne peut avoir d’autre remède que de s’octroyer le pouvoir économique ? et donc politique !

Comment ? Par la loi tout simplement ! Et qui fait la loi ? Vos élus ! Oui mais il faut les choisir autrement que ne l’ont fait ce dernioer dimanche les citoyens ? Oui et il y avait parmi eux des pauvres !

N’ont pas lu Rousseau, ni Marx…Ni l’Huma !

Pauvreté dans POLITIQUE une-hq_21

L’Humanité de ce lundi 10 décembre 2012

-   humanitefr dans POLITIQUE le 9 Décembre 2012

 

Dans l’Humanité, ce lundi, la pauvreté en accusation

 Premières victimes de la précarité et de la montée du chômage, les jeunes devraient être au coeur de la Conférence nationale de lutte contre l’exclusion qui débute aujourd’hui et doit tracer les lignes d’un plan visant à endiguer la pauvreté.

A lire dans notre édition:

  • La pauvreté frappe dur chez les jeunes
  • Vers un plan quinquennal contre l’exclusion
  • « Nous avons eu le sentiment d’avoir été marginalisés« , entretien avec Agnès Naton (CGT)
  • Mal et racines, l’édito de Michel Guilloux

A lire aussi:

Témoignage: « Même sans écart, je ne m’en sors pas »

Pour être embauchée après son stage, Alice, 24 ans, accepte d’être payée 600 euros par mois. Loyer payé, il lui reste 310 euros.

Une somme de 624 euros mensuels. C’est ce qu’Alice gagne en tant qu’assistante de production. Officiellement, elle ne travaille que huit jours par mois dans la petite boîte parisienne qui l’a embauchée, après cinq mois de stage. Mais dans les faits, c’est souvent trois à quatre jours par semaine. Diplômée d’un master de réalisation audiovisuelle et d’un Institut d’études politiques, cette grande blonde de vingt-quatre ans vit les difficultés de son entrée sur le marché du travail comme un passage obligé.

« Je n’ai pas trop d’autres options », estime-t-elle. D’ailleurs, « mine de rien, le travail me plaît », assure-t-elle. Ses tâches sont multiples et lui permettent, d’après elle, de commencer à se faire connaître dans le milieu. Alors, elle a accepté ce contrat d’intermittence à 600 euros par mois, seule solution envisageable pour la garder à l’issue de son stage, selon la direction de l’agence. « J’ai dû négocier pour ne pas être toujours disponible en expliquant qu’avec ce salaire-là j’étais obligée de trouver quelque chose à côté », souligne-t-elle.

Elle partage un deux pièces, dans le 18e arrondissement de Paris, avec son copain qui, lui-même intermittent, gagne en moyenne 1 700 euros par mois. Aujourd’hui, elle paie donc la moitié des 985 euros de loyer et reçoit 180 euros d’aide au logement. « En théorie, on divise tout par deux. Mais à partir du 16 du mois, je n’utilise plus ma carte bancaire. Donc mon copain paie souvent plus que moi, ce qui commence aussi à peser sur notre couple », avoue Alice.

Organisée, elle note toutes ses dépenses dans un petit carnet et a évalué qu’il lui fallait 900 euros pour vivre. Mais elle n’a pas encore trouvé de boulot complémentaire, handicapée par la flexibilité que lui impose la boîte de production et parfois gênée par ses diplômes. « J’avais postulé pour une offre de vendeuse dans un magasin de vêtements. On m’a répondu non parce que j’avais fait Sciences-Po. » Son objectif dans les mois à venir : gagner 1 000 euros par mois et un peu de reconnaissance de son travail. Elle refuse de compter sur une aide de ses parents, qui d’ailleurs n’en ont plus vraiment les moyens. « Il y a un moment où il faut prendre son indépendance », affirme la jeune femme, pour qui l’envol s’avère bien difficile.

A découvrir aussi dans l’Humanité:

  • Florange: Ayrault embourbé
  • Grand reportage: ArcelorMittal, de l’acier et des hommes
  • Egypte: premier recul de Morsi, la lutte continue
  • L’armée égyptienne, toujours un Etat dans l’Etat
  • Sport: Emmanuel Petit: « Il y a urgnece, le foot amateur se meurt »

Toute l’actualité sur l’Humanité.fr

 

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Partielles

Posté par jacques LAUPIES le 10 décembre 2012

J’entends les résultats annoncés de deux élections partielles dans l’Hérault et les Hauts de Seine. Déjà les commentaires abondent sur le succès de l’opposition de droite face aux socialistes. Il faut tout de même relativiser compte tenu du nombre important des abstentionnistes mais les résultats sont là. La droite ne s’effondre pas.

Quelqu’un me riait au nez quand je lui disais que l’agitation médiatique sur les divisions de l’UMP n’infirmait en rien le possible maintien, voire le renforcement de l’électorat de ce mouvement. A cette personne qui trouvait finalement ma remarque pertinente je prenais la précaution de dire que cela ne résulterait pas nécessairement d’un calcul politique des stratèges de la droite mais tout simplement d’une démobilisation de l’électorat qui a soutenu F. Hollande.

La bonne nouvelle serait que le FN  soit en échec mais là encore  les résultats qu’il obtient sont tout de même appréciables car en pourcentage il progresse notamment dans l’Hérault.

Les journalistes, comme toujours sont plus lestes à tirer des conclusions hâtives, spéculent sur un soi-disant échec du FN, et bien entendu ignorent totalement les résultats du Front de Gauche, résultats dont j’ignore pour l’instant le teneur.

Il est parfois navrant de pressentir les dégâts que risquent de provoquer la non réponse à l’attente d’une population qui souffre de ne pas avoir de réponse à ses attentes.

Continuez ainsi camarades socialistes ! D’un célèbre acteur qui clame qu’il faut vous laisser du temps à la base militante, ou ce qu’il reste dans ma bonne ville, qui reprend l’argument d’impuissance  et l’espérance en la durée, vous nous menez droit dans le mur ?

Pourtant que je sache, les riches continuent à être plus riches et les pauvres plus pauvres. Comment expliquez-vous ça ?

RESULTATS

Hauts de Seine : Devedjian (UMP) en tête avec 49,8 %, Julien Landfried (PS) avec 32.5 % : reconnait l’influence négative de la politique gouvernementale

 Hérault : le candidat UMP en tête avec 42 %, le FN 23 %, PS 27 %, Florian Philippot (FN) tempère l’échec du FN

 Val de Marne : PS éliminé  avec 23,3 % – UDI  26 %

 FRONT DE GAUCHE DANS TOUT CA ?  : connait pas !

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Ma nostalgie des châtaigniers

Posté par jacques LAUPIES le 9 décembre 2012

Les châtaigniers du désert

Un film sur la 3 avec pour décors les Cévennes. Je ne pouvais pas rater ça !

J’y retourne autant que je peux dans les Cévennes, enfin autant que ma paresse le permet. Mais ma « Cévenne » n’a rien de commun avec les personnages de cette histoire télévisée qui évoque le retour aux sources d’une jeune femme que la vie a plongé dans un univers totalement différent de celui qui marque ses origines.

Je suis toujours sceptique lorsque l’on me raconte la conversion d’un(e) athée à un quelconque spiritualisme religieux. Au risque de heurter les croyants je me dis qu’il faut avoir quelque faiblesse pour cela. Il est vrai que l’héroïne est susceptible d’avoir eu la foi étant enfant dans un environnement croyant et que donc l’idée de Dieu lui a été inculquée très tôt.  Ceci peut expliquer cela.

Il n’en fallait pas plus, avec la mort d’un frère aimé,  pasteur dans un village cévenol, la rupture avec la  vie ultra bourgeoise dans une richissime famille américaine et le milieu politique américain sur fond de course au pouvoir, pour favoriser ce retour. Une fuite aussi !

Les Cévennes, j’ai toujours pensé que je les aimais tout simplement parce que j’y ai vécu les premières années de ma vie. Lumineuses le jour, sombre et inquiétantes le soir, elles ont accompagné mes inconscientes solitudes, dont j’ai tant besoin encore, dans un « mazet » isolé au milieu des châtaigniers surplombant la rivière bordée de « viges » et d’acacias aux parfums si particuliers et si forts. Mais mon attirance pour ces paysages va de pair avec l’humanité que j’y ai rencontrée.

A mi chemin entre les plaines entourées de garrigues et les sommets noirs que j’interrogeais comme des devins, pour savoir que serait cette vie qui m’attendait, vivaient des familles de mineurs, cet autre univers que le film ignore. Parce qu’évidemment leur description serait hors sujet.  Ma grand’mère, catholique non  pratiquante, avait un grand respect pour l’héroïsme de ces huguenots. Son personnage se serait fort bien intégré dans le scénario.

Elle avait trouvé, dans les glorieux résistants au nazisme une telle similitude avec  ces « protestants » qu’elle  les nommait du même nom de camisards et non de maquisards  !  Ces maquisards qui ont tant marqué ce pays aux résistances séculaires.

Les enfants, éveillés par quelque message au hasard d’une conversation de grands, ou de la lecture d’un vieux livre trainant dans une cave ou un grenier savaient déjà tant de chose. Faut-il être vieux pour comprendre cela. J’ai le sentiment parfois de ne rien avoir appris de très essentiel depuis ce temps de l’enfance.

Mes convictions étaient déjà en gestation. Les interrogations, les incertitudes et les découvertes qui ont suivies ne les ont finalement guère ébranlées. Toujours un peu rebelle à ce monde que décrit, parfois avec subtilité, ce film qui véhicule la tolérance !

Un monde qui n’a pas été le mien parce que je le ressentais comme donneur de leçon, et dont je refusais le spiritualisme, la dévotion et surtout des attaches à des catégories sociales qui étaient éloignées de celle à laquelle j’appartenais. Pas des attaches avec cette classe puissante dont je n’ai de cesse de condamner les méfaits mais celles résultant d’une appartenance à des catégories sous emprise religieuse, très liées à leur ruralité même lorsqu’elles s’en sont éloignées pour rejoindre des couches, de professions libérales, de petits artisans, ou même de salariés qu’aujourd’hui l’on qualifie bien à tort de classe moyenne.

Eprises de justice et parfois même d’un socialisme modéré et réformiste, je les comprends mieux, mais ne leur pardonne pas toujours un certain opportunisme qui tend à les éloigner des causes de la fracture sociale et les plonge toujours dans une compassion louable mais bien insuffisante pour faire disparaitre les souffrances.

Les Cévennes étant devenues souvent pour eux, ceux qui en ont les moyens, un refuge, un lieu de villégiature, au mieux comme le démontre le film, l’expression d’actions concrètes de solidarité que justifient leur foi fut-elle issue de croyances religieuses diverses ou d’un athéisme marqué d’humanisme.

Les différents personnages de ce film se retrouvent dans nos villes du midi et sont plus aisément identifiés dans les petites cités. Leur évolution, dans les magnifiques paysages des Cévennes, dans ces villages dont on repère aisément la particularité quant on est de là-bas, offre un tableau d’humanité qui confirme l’universalité du propos du film.

Très symbolique et émouvant ce couple de deux hommes unis par l’amour de la musique et l’amour tout simplement, vieillissants mais o combien lumineux et qu’interprètent François Marthouret et Louis Velle.

L’enfant sorti de ces sommets si modestes au regard des autres montagnes de France, a depuis ce temps compris que le retour ne s’y ferait peut-être jamais, si ce n’est pour le repos, après un chemin de connaissance bien simple et ordinaire. Cette mélancolie je la ressens après avoir vu les châtaigniers. Des châtaigniers qui me paraissaient si grands et qui furent si nourriciers en ces temps si faciles…que l’on dit aussi difficiles !

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A deux pas de chez nous, en Cévennes...le pont des camisards

 

 

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Débat: faut-il un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2012

Débat: faut-il un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ? dans POLITIQUE notre-dame-des-landes

Politique –   humanite dans POLITIQUE le 8 Décembre 2012

l’Humanité des débats Face à face

Mots clés : pcf,           eelv,           transport aérien,           aéroport notre-dame-des-landes,           vinci,           francois de rugy,           loire-atlantique,           aymeric seassau,      

 Face-à-face avec Aymeric Seassau, conseiller régional, secrétaire de la fédération du pcf de loire-atlantique. et François de Rugy, président du groupe europe écologie-les verts (EELV) à l’Assemblée nationale.


La controverse autour de la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes a pris une dimension nationale. Qu’en est-il de l’utilité ou non d’un tel équipement pour le développement de la région ?

notre-dame-seassau

Aymeric Seassau. Au début des années 2000, la solution d’un aéroport pour le Grand Ouest est préférée à un troisième aéroport parisien. Dans l’opposition ou dans les majorités, les communistes ont construit un positionnement constant en faveur de ce nouvel équipement utile au désenclavement de l’Ouest et à son développement économique. Il permettra d’améliorer la qualité de vie dans une agglomération dynamique aujourd’hui survolée par les avions, puisque l’aéroport de Nantes, arrivant à saturation, sera transféré à Notre-Dame-des-Landes, au nord de la Loire, d’où proviennent trois usagers sur quatre. Avec deux ans d’avance sur les prévisions de trafic de la déclaration d’utilité publique, tout confirme la pertinence du dossier entré dans sa phase de réalisation.

François de Rugy. Des liaisons aériennes sont-elles utiles pour l’économie de l’Ouest ? Oui ! Un nouvel aéroport est-il indispensable pour développer ces liaisons ? Non : il existe, en plus de Nantes-Atlantique, des plates-formes aéroportuaires qui sont sous-utilisées, à Rennes, Angers, Saint-Nazaire… Nantes est le deuxième aéroport français pour les vols charters : de nombreux voyageurs viennent de tout l’Ouest y prendre leur avion pour leurs vacances. Cette spécialisation se fait au détriment des vols réguliers. En répartissant plus volontairement le trafic, c’est-à-dire en ne s’en remettant pas à la concurrence entre aéroports et aux seules règles du marché dictées par les compagnies, on pourrait optimiser l’existant et accompagner le développement du territoire. En période de difficultés économiques, ce devrait être la priorité. J’ajoute que les promoteurs du projet, en envisageant la fermeture de la piste actuelle de l’usine Airbus, jouent avec le feu et fragilisent ce site. Faire de ce débat une opposition caricaturale entre décroissance et développement, c’est mentir aux citoyens.

L’impact environnemental du projet polarise le débat. Ce chantier présente-t-il des atouts dans ce domaine ou, au contraire, constitue-
t-il une menace comme l’avancent ses détracteurs ?

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François de Rugy. On tente de nous vendre l’idée d’un aéroport « écologique »: Vinci a même mis en ligne des images de synthèse du projet où tout est en vert ! C’est ridicule : la piste actuelle sera très probablement conservée pour Airbus. L’emprise de l’aéroport actuel ne serait donc ni rendue à la nature ni urbanisable ! Et on veut construire un autre aéroport – avec deux pistes ! – en zone humide, au prix d’un nouvel appauvrissement de la biodiversité. On nous dit que l’on va préserver 19 000 hectares d’espaces naturels en compensation. Où va-t-on trouver ces espaces ? Au détriment de l’agriculture ?

Aymeric Seassau. Le transport aérien ne compte que pour 3 % des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas de le développer à outrance mais de le déconcentrer et de construire la multimodalité avec les transports ferroviaires, fluviaux et maritimes. D’autre part, 2 000 hectares de terre sont consommés chaque année en Loire-Atlantique. Il y a urgence à libérer l’agglomération nantaise de l’emprise aéroportuaire actuelle pour accueillir du logement et de l’activité économique en lien avec la filière aéronautique. Tout en gardant une piste de fret pour Airbus, loger 15 000 personnes de plus dans l’agglomération, c’est économiser deux fois la surface de l’aéroport ! Il consommera certes 1 300 hectares mais, en marge du transfert, 19 000 hectares sont préservés entre Notre-Dame-des-Landes et l’agglomération… quinze fois plus.

Le mode de financement et de gestion de ce nouvel équipement est aussi controversé. La concession aéroportuaire pose-t-elle un problème à la collectivité ?

François de Rugy. En échange d’une concession exceptionnellement longue – 55 ans –, les collectivités prétendent ne verser à Vinci que des « avances remboursables ». Comme si Vinci, qui a fait près de 2 milliards de résultat net et distribué 280 millions à ses actionnaires en 2012, n’était pas capable de se financer auprès des banques ! En réalité, comme d’habitude, les risques sont pour le public, et le privé se réserve les bénéfices – garantis !

Aymeric Seassau. Il s’agit d’une délégation de service public d’État renouvelant la concession aéroportuaire, détenue auparavant par la chambre de commerce et d’industrie, et soumise par la loi à un appel d’offres remporté par Vinci. Le pays a besoin de constituer un grand groupe public de construction utile pour ce type d’équipement dont la réalisation et la gestion devraient être sous maîtrise publique à 100 %. Mais cela nécessiterait de sortir du carcan austéritaire de l’Union européenne que le gouvernement PS-EELV accompagne actuellement. Dans ce cadre, les communistes ont obtenu que l’engagement des collectivités se fasse sous forme d’avances remboursables, non révisables même en cas de surcoût, avec un retour sur investissement et un contrôle des comptes d’exploitation. Avec cet engagement responsable – 1 % de la capacité d’investissement des collectivités finançantes –, pas un euro d’argent public ne restera dans la poche de Vinci !

La commission du dialogue mise en place par le premier ministre peut-elle permettre de sortir du blocage actuel ?

Aymeric Seassau. La violence est insupportable et les populations de Loire-Atlantique ne veulent pas vivre en état de siège. Il faut retrouver le sens d’un dialogue libre, serein et responsable. Les mobilisations pacifiques sont légitimes, tout comme le sont les choix émis par les vingt-cinq collectivités partenaires où des majorités ont été élues en transparence quant à leur soutien au dossier. Parlons du fond et occupons-nous, par exemple, des 41 millions d’euros (10 % du coût de la plate-forme aéroportuaire) affectés aux mesures conservatoires et compensatoires environnementales.

François de Rugy. Il faut l’espérer, mais cela suppose à mon sens qu’elle travaille en toute transparence, dans le cadre d’une démarche contradictoire, sans tabou : qu’elle rencontre toutes les parties prenantes, quelles qu’elles soient. Que toutes les données de l’enquête d’utilité publique soient revisitées, à la lumière de la réalité d’aujourd’hui. Et, surtout, qu’aucune pression d’aucune sorte ne soit exercée sur la commission. Il faut notamment que les promoteurs du projet – qu’ils exercent des responsabilités locales ou nationales – prennent le recul nécessaire à une expertise menée en toute liberté par la commission.

A lire aussi:

Notre-Dame-des-Landes: la commission de dialogue prend son envol

Notre-Dame-des-Landes: les Verts au bord de l’implosion

Tous nos articles consacrés à Notre-Dame-des-Landes

Entretiens croisés réalisés par Sébastien Crépel

COMMENTAIRE

POESIEPOLITIQUE

J’indiquais dans un précédent commentaire que la remise en question de la construction de cet aéroport, construction dont la décision a été prise par la région avec le respect des procédures prévues en de telles circonstances me posait problème. D’autant que les élus communistes semblaient acquis à cette réalisation. Car tout de même lorsqu’on est militant et pas informé de tous les élémùents d’un dossier, la moindre des choses est de faire confiance à son Parti et à ceux qui en sont l’émanation, où qu ce soit !

Bien sûr ils ont pu se tromper, bien sûr ils ont pu être sous influence. Ce ne sont tout de même pas les « verts » qui prétendront être à l’abri des conséquences de leurs engagements dans une majorité !

Passons ! Les opposés au projet, surtout issus du terroir, ont le droit de se manifester et de manifester !

D’après ce que l’on en dit, il semble cependant que la protestation vient aussi d’ailleurs…

Surdimentionné peut-être, sauf qu’il me semble que la construction d’un nouvel aéroport de cette dimension se pose non seulement pour cette région mais aussi pour toute la moitié nord de la France étant donné la surcharge prévisible de Roissy et de Orly. Le conseiller Régional communiste évoque cela comme il évoque la réalité des terres agricoles concernées, peu propices à la culture. Tout comme il expose l’idée du maintien de l’exploitation sous contrôle public en indiquant que l’Europe est une entrave à cet effet.

Mais les arguments d’EELV doivent évidemment être pris en compte.

Je me souviens du combat mené par la population et les élus locaux de ma région contre l’implantation de la centrale thermique d’Aramon au motif qu’elle était polluante pour l’atmosphère.

On ne nous a guère écouté à cette époque et il s’avère que cette centrale est sous utilisée aujourd’hui à ce que j’en sais. Cependant la décision avait été prise avec le respect des procédures d’utilité publique.

Si un lecteur peut me donner des informations sur l’avenir de cette installation je lui en serais reconnaissant.

Je dois signaler que les élus (communistes) de Beaucaire s’opposaient au projet ainsi que les militants de Tarascon. Ce devait-être dans les années 70. C’est d’ailleurs  à cette occasion que j’avais rencontré des écologistes qui manifestaient avec nous.

Je ne suis donc pas un béni-oui-oui à l’égard des décisions de nos instances élues et des procédures étatiques dans les projets de quelque nature qu’ils soient.

Simplement je constate que cela implique de plus en plus la concertation avec les populations intéressées, et pas seulement de manière formelle et institutionnelle, que cela nécessite aussi de se méfier des intérêts politiciens des uns et des autres. 

Mais citoyens qui me lisez êtes vous prêts à vous manifester et à mettre votre bout de nez dans les calculs politiciens de cet ordre qui se trament dans votre dos ?

A voir !

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Le long fleuve pas tranquille ? Le serait-il devenu ?

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