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Hollande en Algérie

Posté par jacques LAUPIES le 21 décembre 2012

Pour ceux de ma génération qui étaient résolument opposés à l’attitude de la France dans ses guerres coloniales et en particulier dans son obstination à vouloir une Algérie Française, comme ce fut le cas entre 1945 et 1962 alors que la gauche (Avec Guy Mollet et un certain Mitterrand) fut au pouvoir pendant cette période, il est important que le Président de la République, socialiste de surcroit, condamne le colonialisme.

Certains s’insurgent et jouent les nationaux, usant du mot patriote à tout bout de champ, et crient au scandale devant la reconnaissance par un chef d’état français que le colonialisme fut brutal. D’autres trouvent que le qualificatif  n’est pas approprié et n’est que le « minimum du minimum » de ce qu’il fallait dire.

Mais sur quoi porte la déclaration du chef de l’Etat ? Sur le fait colonial et sur ses exactions (après le massacre des manifestants algériens à Paris en 1960 il rappelle celui de Sétif en 1945) Eu égard à l’attitude du précédent Président de la République qui justifiait dans ses discours le colonialisme sous mots couverts et l’attribuait à l’incapacité des Africains à s’affirmer, il y a quand même un changement de ton.

En faissant appel à la vérité historique François Hollande ouvre des portes nouvelles.

On sait bien que cette attitude a pour objectif également de créer de nouvelles relations entre la France et l’Algérie pour développer ou renforcer des coopérations économiques. Ce qui s’impose ! On peut même en conclure que le Président de la République, quelles que fussent ses convictions personnelles, doit tenir compte de sa fonction et ne peut se laisser aller, dans un sens ou un autre, à des positions stigmatisantes pour les uns et les autres.

Je pense que les français, rapatriés d’Algérie sont assez clairvoyants et savent fort bien que ce qui leur est arrivé au final aurait pu être différent s’ils n’avaient pas été entrainés par cette bourgeoisie cupide, affairiste, industrielle ou terrienne, et compris qu’il n’y avait pour eux d’avenir que dans l’autonomie d’un pays où ils avaient un rôle important à jouer. Je me souviens de ces communistes français d’Algérie qui en 1963 s’étaient situés dans cette perspective auparavent et souffraient du désastre que représentait pour eux l’expatriation. Certains avaient même soutenu la luttte du peuple algérien et combattu avec lui.

L’hommage rendu à Maurice Audin, de cepoint de vue, n’est pas négligeable

Les nostalgiques de l’OAS, isolés et peu représentatif, trouvent dans la droite et l’extrême droite la possibilité de véhiculer leur rancoeur et, à l’appui de la crise et de leur discours sur l’immigration, entrainent une partie de la jeunesse dans une fausse vision du conflit algérien.

A l’inverse dans la population française d’origine algérienne cette haine entretenue à l’égard de leurs pères, ou de leurs grands pères les conduit à un amalgame entre français qui étaient à leurs côtés et soutenaient l’émancipation du peuple algérien et les français qui prônaient l’Algérie française.

Il m’est arrivé de devoir rappeler à de jeunes immigrés du Maghreb que les guerres coloniales résultaient avant tout d’un besoin des bourgeoisies pour accroitre leurs profits à la recherche de nouvelles richesses et d’une main d’oeuvre bon marché pour mieux les piller. Ety cela sur fond d’affrontement de classe dont la conscience n’était pas évidente, pas plus chez les jeunes résident en France que parmi les jeunes pieds noirs confrontés au drame qui se déroulait chez eux. Quant aux jeunes algériens que l’on pouvait rencontrer en France, effectuant les travaux les plus pénibles, ils étaient sous l’emprise de leurs organisations agissant dans le combat de libération.

Je n’ai pas oublié ces discussions passionnées que j’avais sur les chantiers de renouvellement de l’insfrastructure ferroviaire de la SNCF (lors de l’électrification en 1956), entre ceux qui défendaient la nécessité de maintenir la france en Algérie et ceux qui défendaient l’indépendance. Ni les uns ni les auttres n’étant d’ailleurs véritablement enthousiastes pour endosser l’uniforme.

Bien qu’indispensable le rappel des violences commises déplace le débat en effaçant les causes au profits des conséquences. On ne peut pas comme l’indiquait un journalistes de la télé, mettre sur un même plan les tortures commises par un militaire français agissant sur ordre de ses supérieurs, au nom de l’état français, et celles d’un berger commettant les mêmes exactions au sein de bandes ou de groupes révolutionnaires.

Et même si on le fait, on entre dans une insupportable comptabilité de criminalité qui ne peut déboucher que sur l’incitation à la radicalisation des oppositions qui subsistent encore.

Cet exercice auquel se livrent volontiers les dirigeants du FN  (déclration de Philippot) certains « historiens » ou « journalistes » un peu trop engagés, malodorants ou convaincus par idéologie de porter la vérité des français d’Algérie, ne doit pas nous inciter à entrer dans leur jeu.

On peut toujours arguer sur la responsabilité de celui qui commet l’acte violent le premier, comme on le fait sur la responsabilité de celui qui vole un territoire, mais les années passant, les génératiuons se succédant, la mémoire peine à mettre en évidence le vrai coupable où, pour le moins, fait que la société lui accorde sinon le pardon du moins des circonstances atténuantes.

Quand le combat est terminé il faut, sans oublier, savoir tourner la page. Des témoignages de résistants algériens qui ont particulièrement souffert de cette guerre d’indépendance nous montrent que certains savent le faire. Pourquoi pas ceux qui ont cru qu’en 130 ans on pouvait éliminer une nation, fut-elle emprente de féodalisme ?

Hollande en Algérie dans POLITIQUE 2012-12-20hollande-alger

François Hollande accueilli par son homologue Abdelaziz Bouteflika à son arrivée en Algérie mercredi

-   humanitefr dans POLITIQUE le 20 Décembre 2012

 PARU DANS L’HUMA

Colonisation, guerre d’Algérie, Hollande remplit son « devoir de vérité » à Alger

Mots clés : histoire,           algérie,           François Hollande,           guerre d’algérie,           colonialisme,           colonisation,           guerres coloniales,           sétif,      

 

Au deuxième jour de sa visite d’Etat en Algérie, le président français a pris des positions fortes sur « les souffrances » infligées par la colonisation française au peuple algérien, lors d’un discours chaleureusement applaudi par le parlementaires algériens ce jeudi matin.

Ses principales prises de position.

« Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal », a lancé, au deuxième jour de sa visite d’Etat, le président aux parlementaires algériens, qui l’ont applaudi. « Ce système a un nom: c’est la colonisation et je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien. »

« Parmi ces souffrances », il a cité « les massacres de Sétif, de Guelma, de Kherrata » qui « demeurent ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français. A Sétif, « le 8 mai 1945, le jour même ou le monde triomphait de la barbarie, la France manquait à ses valeurs universelles ». « La vérité doit être dite aussi sur les conditions dans lesquelles l’Algérie s’est délivrée du système colonial, sur cette guerre qui, longtemps n’a pas dit son nom en France, la guerre d’Algérie« , selon le président.

« Nous avons le respect de la mémoire, de toutes les mémoires. Nous avons ce devoir de vérité sur la violence, les injustices, les massacres, la torture. Connaître, établir la vérité c’est une obligation, elle lie les Algériens et les Français. C’est pourquoi il est nécessaire que les historiens aient accès aux archives ». « Une coopération dans ce domaine » doit être « engagée, poursuivie et que progressivemnt cette vérité puisse être connue de tous ». « La paix des mémoires à laquelle j’aspire repose sur la connaissance et la divulgation de l’histoire », a-t-il dit.

  • A lire aussi:

Paris-Alger, Hollande veut sortir des turbulences

Hollande en Algérie: le colonialisme et les crimes d’Etat en question

S.G.

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Pierre Laurent à Marseille

Posté par jacques LAUPIES le 19 décembre 2012


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Refonder la République -- Discours de Pierre... par CN-PCF

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Ce mercredi dans l’Humanité : Paris-Alger, Hollande veut sortir des turbulences

Posté par jacques LAUPIES le 19 décembre 2012

Ce mercredi dans l'Humanité : Paris-Alger, Hollande veut sortir des turbulences dans POLITIQUE hq1912

 

Monde –   humanitefr dans POLITIQUE le 19 Décembre 2012

Mots clés : cac 40,           renault,           Jean-Pierre Raffarin,           guerre d’algérie tortures,           François Hollande,           guerre d’algérie,           laurent fabius,           maurice audin,           colonialisme,           diplomatie française,           josette audin,

 François Hollande entame aujourd’hui une visite officielle d’État de deux jours en Algérie, qui le conduira à Alger, puis à Tlemcen, fief du président Abdelaziz Bouteflika. Incontestablement, l’alternance en France a suscité un dégel des relations entre la France et son ancienne colonie. Pour Jean-Paul Piérot qui signe l’édito du jour : « Une porte va-t-elle enfin s’ouvrir sur une vraie coopération entre les deux pays ? »

François Hollande va-t-il saisir la chance qui s’offre à la France de  refonder ses relations avec l’Algérie ? Cinquante ans après la fin  d’une guerre atroce poursuivie pendant huit ans par des autorités  françaises incapables de comprendre l’aspiration des Algériens 
à  s’émanciper du vieux système colonial, il existe 
encore aujourd’hui des  hommes politiques, et non des moindres, qui ne veulent rien savoir, ne  rien apprendre, 
ne rien changer à la rancune rancie de puissance  occupante vaincue.

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino tente d’exercer  ses talents auprès du nouveau président en lui déconseillant de  présenter 
au nom de la France « je ne sais quelle excuse pour ce qui  s’est passé au moment de la guerre d’Algérie ou même pendant la  colonisation ». Et le député UMP des Yvelines 
de vanter le refus de  Nicolas Sarkozy, en 2007, de signer 
le traité d’amitié avec l’Algérie  pour ne pas avoir à se livrer à un acte de « repentance ». Nul n’avait  jamais demandé à Nicolas Sarkozy de « se repentir » d’actes commis par  ses prédécesseurs. Mais il y va de l’honneur de la République de porter  un regard juste et lucide sur l’histoire et de reconnaître les fautes  commises par tel ou tel gouvernement contre d’autres peuples et contre  son propre peuple. La guerre d’Algérie, avec son cortège de crimes  perpétrés sur les deux rives de la Méditerranée, en fait partie. Les  jusqu’au-boutistes de « l’Algérie française » sont responsables non  seulement d’avoir laissé l’Algérie exsangue en 1962 mais aussi d’avoir  provoqué l’exil de centaines de milliers de Français. Si la  décolonisation avait été acceptée à temps par 
les dirigeants français,  on aurait fait l’économie de 
la guerre la plus sanglante, telle  qu’aucun autre pays colonisé du continent africain n’eut à subir pour  prix 
de son droit à l’indépendance.

Cette histoire douloureuse a forgé des liens particuliers entre nos  deux pays. Nous avons en partage la francophonie, cette langue française  butin 
de guerre conquis sur l’occupant, comme aimait à dire le grand  poète Kateb Yacine. La classe ouvrière de France s’est enrichie de  l’apport des travailleurs algériens recrutés par le patronat pour  répondre aux besoins de main-d’œuvre sur les chaînes de montage de  l’industrie automobile dans les années 1960. Des centaines 
de milliers  de familles d’origine algérienne vivent 
de ce côté-ci de la  Méditerranée, souffrent trop souvent de discriminations, ont été  stigmatisées par une campagne de xénophobie d’État baptisée débat sur  « l’identité nationale ».

Le changement du locataire de l’Élysée, le 6 mai 2012, avait été  accueilli avec soulagement et une bonne dose d’espoir par le peuple  algérien après cinq ans de glaciation sarkozyste. Une porte va-t-elle  enfin s’ouvrir sur une vraie coopération entre deux pays enfin au clair  avec l’histoire, deux pays rapprochés plutôt que séparés par la  Méditerranée ? Le droit de vote aux élections locales pour tous les  résidents étrangers, promis par 
le candidat Hollande, sera un facteur  d’intégration 
dans la vie démocratique, à condition qu’il entre dans  
la loi. Trop de visites de présidents français ont été suivies de  désillusions. En mars 2004, Jacques Chirac était accueilli avec  enthousiasme par le peuple d’Alger, 
à Bab El Oued. Moins d’un an plus  tard, la majorité 
de droite votait une loi vantant le bon temps des  colonies… ! Cinquante ans après, il est temps 
de ne plus rater les  rendez-vous avec l’histoire.

À lire également dans l’Humanité du 19 décembre 2012

  • Sur le voyage de Hollande en Algérie

Les reportages de notre envoyée spéciale à Alger
Le point de vue de Samia Messaoudi, journaliste, respondable de l’association Au nom de la mémoire
Entretien avec Mourad Preure, professeur de géopolitique, coauteur d’un livre sur les relations franco-algérienne
Tribune : lettre ouverte à François Hollande avant son départ pour l’Algérie (Texte collectif)

  • Et aussi :

UMP : le manège en chantier
Finance : réforme minimale pour la banque
Sue l’emploi, le Medef n’est pas flexible
Euthanasie : une timide embellie pour améliorer la fin de vie
Europe : Espagne, les ambitions renouvelées d’Izquieda Unida
Afrique du Sud : Zuma conserve les rênes de l’ANC
Rencontre avec Michel Warschawski, progressiste israélien : « L’espoir vient des révolutions arabes »
Cinéma : Main dans la main de Valérie Donzelli, le coup de foudre de Jean Roy
Scandale du jour : Il fait froid mais EDF ne gèle pas les factures

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Après le vote interne…

Posté par jacques LAUPIES le 18 décembre 2012

Après le vote interne... dans POLITIQUE hq17_0

 

Médias –   humanitefr dans POLITIQUE le 17 Décembre 2012

 

Dans l’Humanité ce lundi: Voyage chez les communistes

Mots clés : l’humanité,           pcf,           quotidien,           jacques chabalier,           etat-unis,

Actualité chargée oblige, la Une de votre quotidien est ce lundi partagée en trois. Le vote des militants PCF, en vue du 36ème congrès, mais aussi la réponse de François Hollande à Josette Audin, la veuve de Maurice Audin, et un retour sur la tuerie de Newtown et l’Amérique malade de ses armes. Lire aussi « Les communistes se retrouvent dans une démarche commune », entretien avec Jacques Chabalier, responsable national du PCF 
à la Vie du Parti.

La « base commune » proposée 
par la direction du PCF est arrivée en  tête ce week-end, quels enseignements tirez-vous de ce scrutin ?

Jacques  Chabalier. Ce que nous notons de très positif, c’est que l’Humanifeste,  « Il est grand temps de rallumer les étoiles », proposé par notre  Conseil national, a été très largement choisi. Ce résultat est en très  nette progression par rapport au dernier congrès (73,15 % des suffrages  exprimés contre 60,91 % pour la base commune proposée en 2008 – NDLR).  Cela montre que les communistes se retrouvent dans la démarche qui a été  celle de notre parti depuis 2008 notamment avec le Front de gauche,  même si, de ce point de vue, évidemment, de nombreuses questions  continuent de se poser et d’être débattues. Le vote de ce week-end,  conformément 
à ce que prévoient nos statuts, a été 
une étape  importante dans la préparation de notre congrès. Il a permis à un plus  grand nombre de communistes de s’impliquer et de manifester par leur  vote que les orientations qui sont les nôtres aujourd’hui leur  conviennent, tout en éveillant leur esprit critique pour approfondir le  débat. La préparation de notre congrès est un processus et les  communistes se sont mobilisés à cette étape avec une participation  intéressante de 54 % qui est appelée à s’amplifier jusqu’au congrès  lui-même, en février.

Des adhérents, invoquant  le manque 
de temps pour prendre connaissance des textes, avaient  demandé le report de ce vote, la participation n’aurait-elle pas été  meilleure ?

Jacques Chabalier. Je ne le crois pas. Beaucoup  de débats ont été organisés ces dernières semaines dans le parti autour  des questions de la crise, de nos rapports à la gauche et au  gouvernement, des suites et du développement du Front de gauche… Tous  les adhérents du PCF avaient accès à la base commune depuis plusieurs  semaines. Ils avaient les éléments nécessaires pour participer. Les  communistes qui ne se sont pas encore impliqués totalement dans ce  processus vont pouvoir le faire maintenant. Les choix proposés par la  base commune ne sont pas définitifs. Celle-ci doit être enrichie,  modifiée… Elle est maintenant celle de tous les communistes, on ne peut  que les inviter, qu’ils aient choisi 
un texte alternatif, participé ou  pas 
à ce vote, à se rassembler et à débattre.

  • Egalement dans l’Humanité de ce lundi
    Le président Hollande répond à Josette Audin
    Corse : le Forum citoyen contre la violence initié par le PCF
    Mariage pour tous : « un grand front républicain pour l’égalité
    Etat-Unis : contrôle des armes, que faut-il de plus
    Conseil européen : « La logique de rentabilité des banques non remise en cause »
    France Télévision : le rendez-vous de Pfimlin avec Filippetti
  • Retrouvez huit pages en cahier central : nos idées cadeaux pour les fêtes

 

COMMENTAIRE

Le choix des communistes en faveur de la base commune proposée par la Direction du Parti Communiste ne m’a évidemment pas surpris. D’une part  pour son contenu sur lequel j’étais personnellement d’accord sur l’essentiel. D’autre part parce que la stratégie politique suivie par cette même direction s’est tout de même révélée « payante ».

Si j’ai, avec quelques Camarades de ma Section, voté pour le texte alternatif numéro 2 « Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme » c’est parce que ce texte me paraissait plus clair, ne serait-ce que par son titre plein de symbôle, car si j’aime la « poésie », à l’instar d’Aragon je la souhaite lisible. Ce qui évidemment doit laisser le champ libre à l’inspiration et l’agencement des mots dont je sais bien qu’il viennent d’un ailleurs toujours empreint d’un réel inconscient et, par une sorte de mystère, sont parfois intraduisible.

« Rallumer les étoiles » l’expression est belle. Vive Apollinaire, mais mon jeune voisin qui vient d’adhérer au PCF qui a déjà beaucoup de peine à se situer par rapport au capitalisme et aux causes de l’austérité voit les étoiles allumées et se demande bien pourquoi il faudrait les rallumer. Bien sur s’il lit le texte cela le ramènera sur terre. enfin je l’espère.

Il ne cesse de me dire, parlant de sa situation de précarité et du chômage qui le poursuit depuis qu’il a quitté la scolarité (hélas trop tôt) : « vous trouvez que c’est normal çà ? »

Car pour lui il y a une normalité faite de cette culture acquise dans un mélange d’idées reçues contradictoirement et parmi  elles celle qui consite en ceci : « pour quelles raisons je n’aurais pas le droit de travailler pour faire comme tout le monde : avoir un logement décent, me nourrir, avoir une voiture et pouvoir ainsi me marier et élever des enfants ? C’est pas normal que je ne puisse faire ça ? c’est pas normal… » Et mon voisin qui est d’origine maghrébine, comme la plupart de ses copains, comme lui le font, m’interroge : « c’est sans doute parce que je suis arabe ? Vous voyez bien, me dit-il, même les roms et les polonais sont embauchés. Même les Corses… »

Qund il m’a dit cela j’ai évidemment éclaté de rire ! Mais il a ajouté : « Dieu n’a pas voulu cela ? Qu’est-ce qu’il faut faire ? Je vais finir par casser quelque chose ! « . Et là j’ai moins rigolé car dans son désespoir il y avait une certaine naïveté alimentée par le cafouillage médiatique très efficace et destabilisant qu’il subit. Et apparaissait soudain  une idée de violence. Et le Dieu ne le modérait guère !

Il fallait qu’en quelques phrases je trouve des mots pour à la fois comprendre sa colère et la détourner vers la raison. En fait que je lui dise ce que les résolutions contiennent en plusieurs dizaines de pages !

Je ne lui ai pas parlé de rallumer les étoiles cela aurait été compliqué d’autant que je ne sais pas moi-même ce que cela veut dire. J’ai peut-être eu tort car il est croyant et le ciel importe beaucoup pour lui !

Je lui ai simplement expliqué, en primate marxiste que je suis, que dès lors qu’un homme a constaté que le travail des autres pouvait lui profiter il s’est organisé pour établir des systèmes pour exploiter au mieux ces autres. Je lui ai « raconté » l’histoire de ces humains qui, les superstitions utilisées sous forme de religions, ont établi les sociétés esclavagistes, puis féodales et bourgeoises passant des unes aux autres après de terribles affrontements que l’on nomme « lutte des classes » impliquant le peuple sans pour autant le libérer réellement.

Je lui ai dit qu’une classe en phase avec le développement des forces productives (hommes et machines) éliminait (ou devait) toujours celle qui  devenait parasitaire pour à son tour en exploiter une nouvelle  et la majorité du peuple.

Je lui ai dit que le seul moyen pour le peuple de s’en sortir était d’en finir avec cette dernière classe dominante que constituent les oligarchies industrielles et financières dans notre pays et dans le monde et que la classe ouvrière et le prolétariat, nous tous ai-je ajouté, en général avaient un rôle historique à jouer pour cela en abolissant les classes.

Je lui ai dit que cela passait par la suppression de la propriété privée des moyens de production en prenant soin de le rassurer en disant que cela devait se faire par étapes et que la propriété individuelle doit être évidemment garantie. Que cela devait se faire dans le dialogue. La nationalisation étant par exemple une forme de cette suppression.  Avec l’exemple de Arcelor-Mittal il a compris de suite.

Je lui ai aussi aussi dit que les classes ne sont pas homogènes et qu’il est indispensable que chaque individu ou catégorie acquièrent la conscience de son appartenance  à telle ou telle classe, que les partis politiques représentent des intérêts de classe qu’il faut identifier mais aussi de catégories parfois en concurrence qui sont appelées aussi à coopérer entre elles. Tel est le rôle que peuvent jouer les partis politiques. Mais ai-je précisé chaque catégorie peut se retrouver dans un Parti Politique dominé par les intérêts et donc les idées d’une catégorie ou même parfois (et souvent) par les idées de la classe dominante dont les médias véhiculent les conceptions.

Je lui ai même dit qu’un leader de  parti  incarnait toujours les intérêts d’un groupe sans lequel, aussi doué intellectuellement soit-il, il n’apparaitrait pas ! Je lui ai même dit que les querelles de pouvoir dont ont fait état dans les médias se fondent souvent sur des intérêts de groupe, même s’il existe des luttes de pouvoir pour le pouvoir. Je crois avoir ajouté qu’un dictateur n’est jamais seul ! Et quand il l’est sa fin est proche car il incarne des intérêts qu’il n’est plus en mesure de garantir.

Enfin je lui ai dit que le Parti communiste se voulait le représentant des travailleurs mais que cela ne saurait-être s’il n’avait pas en projet d’en finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme et rendre la richesse produite propriété sociale et non privée. Que ce parti n’avait d’autre choix que de garantir la liberté et la démocratie pour atteindre cet objectif.

Je crois même lui avoir dit que les idées nouvelles résultent de bien d’idées anciennes mises à jour mais que les hommes qui  les élaborent et les portent, seul ou en groupe, peuvent aussi par mille artifices s’imposer à elles au lieu de faire l’inverse.

Je lui ai dit ce que j’ai appris il y a cinquante ans et tenté d’améliorer durant ce temps là ! Au vu des résultats que cela peut avoir je me dis que c’est bien peu…Et pourtant je ne vois rien d’autre à dire d’essentiel !

Même dans quatre projets de texte et une soixantaine de page d’écriture serrée ? Non tout de même pas, je plaisantais !

 

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IDENTITE COMMUNISTE

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2012

IDENTITE COMMUNISTE dans POLITIQUE pcf-congres

 ARTICLE DE L’HUMANITE

Politique -   humanitefr dans POLITIQUE le 15 Décembre 2012

Mots clés : pcf,           austérité,           front de gauche,           marxisme,           36e congrès du pcf,     

Ces 14 et 15 décembre se tient le vote des militants communistes. Ils ont le choix entre quatre textes, dont celui rédigé par le Conseil national de leur parti et qui sert de base commune pour les discutions du 36ème congrès du PCF qui se tiendra en février prochain. Document joint.

Comme l’autorisent les statuts du PCF, des adhérents ont rédigé des  textes alternatifs au projet de base commune de discussion du congrès  proposé par le Conseil national de leur parti. Trois textes ont ainsi  été adressés à la commission chargée de vérifier leur recevabilité, et  qui répondent tous aux critères définis par les statuts : réunir au  moins 200 signatures d’adhérents d’au moins dix fédérations différentes  du PCF et à jour de leurs cotisations. L’ensemble des adhérents du PCF est donc appelé à choisir, par un vote les 14 et 15 décembre, leur base  commune pour le congrès entre le projet de la direction et les trois  textes alternatifs.

Si le projet du Conseil national, intitulé « Il est grand temps de  rallumer les étoiles » (Apollinaire), propose de s’appuyer sur « les  nouveaux champs du possible » ouverts par les mouvements populaires à  l’œuvre dans le monde pour chercher des issues à la crise en bâtissant  avec les citoyens « un projet alternatif au capitalisme et à toutes les  formes de domination », les textes alternatifs proposent d’autres  approches. Pour celui intitulé « Combattre l’austérité, en finir avec le  capitalisme », signé par 233 adhérents à jour de cotisations validés  par la commission des textes, « le PCF doit s’efforcer de fixer  l’attention des travailleurs sur la nécessité de briser le pouvoir des  banques, de mettre fin à l’emprise des capitalistes sur l’économie et la  société », en identifiant « clairement » le « socialisme » comme projet  pour le PCF. Ce qui oblige, selon ses auteurs, le Parti à procéder à  une « évaluation critique et constructive » pour « mettre le programme,  la théorie et la pratique du Parti en conformité avec les tâches  révolutionnaires qui sont devant lui » et « renouer avec les idées du  marxisme ».

Faire « le choix du socialisme comme cœur du changement de société  nécessaire », c’est aussi l’ambition affichée par les 318 adhérents à  jour de leurs cotisations signataires du texte « Unir les communistes  pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur ». Se situant  clairement dans l’opposition aux choix politiques et stratégiques opérés  par les congrès du PCF depuis celui de Martigues en 2000, son ambition  est de « rassembler les communistes pour construire une alternative » à  ces choix visant, selon ses auteurs, à « installer durablement le PCF  dans le réformisme ». « Nous affirmons une stratégie différente pour un  PCF qui affirme sa vocation révolutionnaire » en s’adressant de façon  « prioritaire » à « la classe ouvrière élargie, aux couches populaires  rejetées par le système dans l’abstention, le vote protestataire ou le  vote utile », écrivent-ils.

Cette volonté de rupture avec les précédents congrès est commune avec  le texte alternatif « Un Parti communiste résolument dans  l’affrontement de classes », signé par 218 adhérents à jour de leurs  cotisations. Ce texte s’attache en particulier à réclamer « un bilan  depuis le congrès de 2008 », notamment de la stratégie du Front de  gauche, à laquelle il est très hostile : « Alliance sans intérêt, il a  mis le PCF sous tutelle de sociaux-démocrates. » Sur cette question, les  autres textes portent chacun un regard différent. Pour celui proposé  par le Conseil national, le Front de gauche a au contraire permis au PCF  d’« opérer un retour remarqué sur la scène politique ». Il s’agit donc  d’écrire « la saison deux » avec « toutes les forces disponibles ». Les  auteurs de « Combattre l’austérité… » estiment que la campagne du Front  de gauche a été un « succès ». Pour eux, la question à débattre est, en  revanche, « celle du rôle et de l’apport spécifique du PCF dans le cadre  du Front de gauche, en termes de programme et de stratégie », car « le  programme du Front de gauche (…) ne défend pas clairement l’abolition du  capitalisme et n’explique pas la nécessité du socialisme ». Quant au  texte « Unir les communistes… », très critique à l’égard du Front de  gauche, il appelle à lever l’ambiguïté qui « demeure », selon eux, « sur  la nature de cette nouvelle forme politique », en « affirmant  clairement (le) refus de l’adhésion directe au Front de gauche » pour  faire du « renforcement idéologique, politique et populaire du PCF » la  « priorité ».

Sébastien Crépel

Les communistes révisent les bases
À Marseille, le PCF rebâtit le vivre ensemble
Le PCF a un plan pour l’avenir de l’industrie

Vers une révision des statuts au 36e Congrès

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Notre section a débattu de ces textes ! Nous avons voté ! La grande majorité s’est prononcée pour le texte alternatif numéro 2 :  « Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme » D’une manière globale les communistes locaux ont voulu affirmer leur volonté de peser plus pour que soit affirmée la perspective socialiste de leur démarche.

Et ce n’est pas ce qui se passe actuellement dans le monde et dans notre pays qui peut décourager cette exigence qui doit également être au coeur des projets et programmes élaborés en commun avec des alliées.

Cela pose la question de l’affirmation de l’identité communiste ! Cela pose la question des moyens à mettre en oeuvre pour cela : un parti communiste capable de porter les aspirations populaires en prenant appui sur sa capacité d’élaboration théorique, tant sur les possibilités et nécessités de transformation sociale que sur la stratégie à mettre en oeuvre pour pouvoir les réaliser.

Ma pratique quotidienne d’observation, qu’elle s’exerce vers les contacts humains les plus simples de mon entourage ou vers le reflet que donnent les médias des différents éléments des pouvoirs en place , contribue à me convaincre que nous subissons une falsification permanente de la réalité. Cette falsification est si forte d’effets dans les consciences que je ressens un écrasement de toute tentative de rétablir la vérité sur cette réalité !

Ces sentiments d’une forme d’impuissance, je sais fort bien que je ne suis pas le seul à les ressentir, que globalement les communistes peuvent y être soumis mais nous n’avons pas l’exclusivité de ce phénomène qui peut conduire au découragement. Je sais qu’il y a dans l’ensemble de la population une propension à succomber à ce découragement qui se traduit à chaque élection par des abstentions et éloigne les citoyens de la politique.

Mais je sais également que cela appelle à résistance et qu’aucune résistance n’est possible sans prise de conscience des raisons fondamentales qui conduisent aux difficultés que nous rencontrons. Et que la prise de conscience se situe bien au dela de la simple contestation par rapport à ce qui existe. Car contester peut conduire à la révolte qui prend des formes extrêmes, de l’action collective minoritaire à l’action individuelle qui peut aller jusqu’à la transgression délictuelle en passant par des attitudes opportunistes.

Reste donc comme seule possibilité la résistance « citoyenne » par l’action politique. Mais en rester là est encore insuffisant si l’on n’a pas de projet qui s’en prenne aux causes des crises économiques, sociales et politiques.

Il faut donc, pour élaborer un projet politique et une action pour pouvoir le mettre en oeuvre, avoir une connaissance des processus historiques, une approche scientifique, voire philosophique sur l’évolution des sociétés humaines. Etre capable, et avoir le courage, de metttre en avant ce qui nous détermine.

Avec le plus grand respect pour nos alliés au sein du Front de Gauche et même d’autres formations politiques, il me semble de par mon expérience passée et présente que le Parti Communiste est l’organisation la plus cohérente pour cela. Malgré ce que je considère comme des erreurs d’appréciation toujours ponctuelles, souvent liées à cette difficulté qu’ont les individus placés en situation de responsabilité à être en phase avec l’intérêt général du groupe, que ce soit la famille (sous une forme très évolutive), la nation ou le monde, le Parti communiste, grace à l’apport marxiste et de tous ceux que ce dernier à inspiré, est un instrument indispensable pour conduire à l’émancipation humaine.

Tout simplement parce qu’il préconise  la désaliénation du travail, élément déterminant de cette émancipation. Peut-être, comme certains communistes le préconisent, le communisme se construit chaque fois qu’un pas est fait vers plus de solidarité, plus de liberté, plus de démocratie. C’est très vrai mais il faut tout de même que chacun connaisse l’urgence et le niveau des transformations nécessaires pour garantir et développer ces pas en avant, d’autant que nous vivons des reculs inquiétants.

Complément après relecture de mon article :

MERCREDI 19 DECEMBRE  A PARTIR DE  18 H 30

35 RUE MONGE 13150 TARASCON

LA NOUVELLE CELLULE DU PCF CENTRE VILLE ORGANISE UNE SOIREE DEBAT AVEC PROJECTION VIDEO

SUR LE THEME  » L’IDENTITE COMMUNISTE C’EST QUOI ? »

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