• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2012

Lu dans « La Revue du projet »

Posté par jacques LAUPIES le 21 novembre 2012

Notre combat pour la protection sociale participe à la construction du projet communiste

 Le débat sur la protection sociale à la française secoue l’actualité : manque de compétitivité lié au « coût du travail », durée de cotisation retraites vouée à l’allongement, déremboursement des médicaments… Interrogé à ce propos, Jean-Luc Gibelin, le responsable national du PCF en charge des questions de santé et de protection sociale livre son approche fondée sur la solidarité radicalement opposée à la doxa néolibérale.

Au nom de la « compétitivité » le financement de la protection sociale pourrait être bouleversé. Qu’en dit le PCF ?

Invoquant la compétitivité, l’allégement du « coût du travail », le gouvernement envisagerait de fiscaliser une partie du financement de la protection sociale. Autrement dit, il s’agirait d’une baisse des cotisations sociales employeurs compensée par une augmentation des prélèvements sur les ménages. Nous nous opposons très fortement à toute démarche de ce type, que le support du transfert soit la contribution sociale généralisée (CSG) ou un autre. L’expérience a montré, notamment avec la vignette auto, que des prélèvements fiscaux fléchés vers la protection sociale peuvent très vite être détournés de leur but. Mais surtout, nous contestons le postulat selon lequel le « coût du travail » serait responsable de la situation économique. De plus en plus d’économistes en font la démonstration, c’est le poids croissant des revenus financiers qui embolise le système productif dans son ensemble. Le financement de la protection sociale doit être assuré à 100% par les cotisations sociales.  Puisque nous proposons une augmentation des dépenses, il est nécessaire d’augmenter les recettes. Cela passe en premier lieu par le développement de l’emploi et des salaires. Nous proposons en outre, comme mesure immédiate, de faire cotiser les revenus financiers au même niveau que le travail.

Vous ne parlez pas de dépendance mais de perte d’autonomie pourquoi ?

Parler de dépendance renvoie à une situation subie et irréversible, il est en revanche possible de regagner de l’autonomie ou au moins, de compenser sa perte. Par ailleurs, nous combattons la ségrégation initiée par la droite à propos  de la perte d’autonomie entre les personnes en situation de handicap, l’invalidité et le grand âge. Ce qui la sous-tend, c’est la volonté d’y répondre de façon différente avec une place offerte à l’assuranciel !  Les communistes défendent au contraire des réponses unifiées de service public à la perte d’autonomie.

Comment concrètement atteindre cet objectif ?

Nous proposons la prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par l’assurance maladie et non par une nouvelle branche car ce rôle correspond pleinement aux principes développés par Ambroise Croizat, ministre communiste fondateur de la Sécurité sociale : protéger contre les risques de la naissance à la mort. Nous voulons un pôle public de la perte d’autonomie au niveau de chaque département adossé aux services du conseil général. C’est une manière de réaffirmer la pertinence de l’échelon départemental aux besoins de la population. Ces pôles publics auraient une mission de coordination de l’ensemble des acteurs pour répondre de façon plus accessible et plus claire aux demandes. Dans le même temps, un service public du service à la personne nous apparaît comme une priorité à mettre en place. Un rapport rédigé par Valérie Rosso-Debord, alors parlementaire UMP, estime la valeur du temps consacré par les aidants aux personnes atteintes de perte d’autonomie à l’équivalent de 500 000 emplois. Nous disons créons-les, faisons-en des emplois stables et qualifiés pour soulager les aidants sans pour autant se passer de l’entourage familial.

Une grande concertation est lancée pour déboucher sur un « pacte de confiance » pour l’hôpital. Qu’attendez-vous de ce processus ?

Nous apprécions la vraie modification du discours ministériel  sur l’hôpital par rapport au gouvernement précédent. Cependant la confiance, qui est un objectif louable, ne se construit pas à partir de discours mais d’actes. Le choix de s’adresser aux organisations syndicales est une bonne chose mais l’hôpital mérite un débat public, un débat politique. En dehors du travail entrepris par la commission des affaires sociales du Sénat présidée par notre camarade Annie David, le gouvernement semble très frileux sur cet aspect. Pour le PCF, il n’est pas possible de changer de politique en laissant en place les dispositions légales et réglementaires qui ont été combattues lorsque la gauche était dans l’opposition. Sinon, le sentiment d’avoir été trompé par un double discours renforcera dans la population la défiance vis-à-vis de la politique. Il faut un moratoire sur la loi HPST, sur celle portant sur les soins sans consentement en psychiatrie ou, par ailleurs, sur la réforme des retraites. Il faut se donner le temps d’un vaste débat public préalable à un débat parlementaire et au vote de nouvelles lois répondant aux objectifs définis collectivement.

La légalisation de l’euthanasie fait partie des engagements de François Hollande. Comment abordez-vous la question ?

C’est un sujet de société délicat, qu’il faut traiter avec beaucoup de mesure et de respect pour les personnes en fin de vie et leur entourage. Des points de vue divers sur cette question traversent l’ensemble des courants politiques. Dans un premier temps, nous défendons l’obligation de combattre la douleur, cela demande de véritables moyens. Le développement des soins palliatifs est une exigence d’humanité, qui n’est pas compatible avec l’acharnement thérapeutique en fin de vie.  C’est une question de dignité humaine pour les patients, les familles mais aussi pour les professionnels.

Pour quelles raisons militez vous pour un pôle public du médicament ?

C’est une proposition originale dont nous sommes fiers. En la faisant, nous affirmons notre ambition de sortir le médicament du système de l’argent. Pour nous, le médicament n’est pas un produit de consommation courante mais un produit qui doit être prescrit et donc remboursé à 100%. Il faut arrêter le mélange des genres. Les articles qui ne sont pas des médicaments doivent être sortis du circuit pharmaceutique et trouver leur place en épicerie.
Nous voulons, avec le pôle public, trouver une adéquation entre recherche, production et réponse aux besoins pour peser sur l’ensemble de l’industrie pharmaceutique. Elle est aujourd’hui entièrement orientée par les préconisations de cellules de projection financière qui ne raisonnent qu’en termes de solvabilité des clients potentiels. Nous voulons au cœur de ce pôle public une entreprise publique de la recherche, de la production et de la distribution du médicament. La pharmacie centrale des hôpitaux de Paris pourrait être un socle sur lequel constituer ce pôle.

D’aucuns décrivent le système de protection sociale français comme une « anticipation communiste » ? Partagez-vous cette approche ?

Lorsqu’un tiers des Français est contraint de renoncer aux soins pour des raisons financières, il est compliqué voire contre-productif d’affirmer cela sans nuance. À sa fondation, la protection sociale à la française était marquée par son caractère solidaire et traversée par un idéal qui est le nôtre : on y contribue selon ses moyens, on en bénéficie selon ses besoins. Je dirais qu’aujourd’hui c’est notre combat pour réaffirmer et approfondir le caractère solidaire de la protection sociale française qui rend concret nos orientations politiques et participe à la construction du projet communiste.

 Entretien réalisé par Léo Purguette

 La Revue du projet, n° 21, novembre 2011

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Déchirure à droite ? Et si chez nous (à Tarascon) c’était comme la haut (à Paris)

Posté par jacques LAUPIES le 21 novembre 2012

Déchirure à droite ? Et si chez nous (à Tarascon) c'était comme la haut (à Paris)  dans POLITIQUE p1000585-300x225

Les chiens de garde : un mâle et une femelle ? Donnez leur un nom

Si j’interviens en préliminaire de la publication de l’éditorial de l’Humanité de ce mardi, c’est que je me suis livré à une petite comparaison locale et nationale des rapports de force politique. Ce n’est pas la première fois ! Même si les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes entre les influences de gauche et de droite dans notre ville, pas plus d’ailleurs qu’au sein de la gauche, sur le fond, le problème est le même.

Localement nous avons trois tendances  à droite qui se disputent un électorat que nous qualifierons de conservateur avec une droite  que l’on peut rattacher à l’influence UMP et qu’incarne la majorité municipale animée par Charles Fabre, une droite aux airs de centre droit qui veut se donner des airs de centre gauche, incarnée par le Conseiller Général Lucien Limousin et le Front National incarné par Valérie Laupies. Comme cet ensemble recueille 2/3 des suffrages est posée très sérieusement à chacun des trois la répartition qui en ressortira aux élections municipales si tous trois sont candidats.

Il est probable qu’aucun des trois ne ménagera ses efforts pour tenter de grignoter à gauche ce qui lui manque pour s’assurer un bon positionnement dès le premier tour. Certains l’ont déja fait si l’on observe la composition de Conseil Municipal actuel.

La gauche ? Parlons en un peu. Au dernières présidentielles elle représente le tiers de l’électorat restant, ce qui mécaniquement parlant peut en faire une force politique déterminante. Seulement voilà certaines sirènes tentent d’entrainer les électeurs du PS vers cette droite, sauf évidemment vers le FN qui ne leur demandera pas la permission pour aller pêcher, avec la démagogie qui le caractérise, appuyé par le vent d’anti immigration qui plane sur notre ville et nos campagnes, dans les eaux troubles de la social démocratie micro locale.

Le front de gauche pourrait se féliciter des hésitations ou du fourvoiement de certains dirigeants socialistes qui vont tenter peut*être avec l’aide du sempiternel  candidat Jean René Soler de séparer sa « droite » de sa « gauche » (celles du PS).  Sa droite qui devra choisir entre le Maire et le conseiller Général (bon courage !) Sa gauche restant voie de garage si toutefois l’opération des cantonales peut se réaliser.

On le voit, les offres politiques locales sont nombreuses à droite comme les sont celles de la droite dans le pays : de Marine Le Pen à Jean Louis Borloo et son pendant du centre droit François Bayrou (lequel se trouve soudain en sympathie avec Hollande) en passant par Jean François Copé et le défunt provisoire François Fillon.

Pour un militant communiste de mon âge l’impression d’un déja vu de ce monde politique ressurgit en me rappelant le passé . La couillonnade se poursuit ! La bourgeoisie natinale que certains jugent affaiblie sait se renforcer politiquement sous différentes formes à toutes les époques à l’inverse de ce que croient les naïfs de la politique.

Rappelons ce qui s’est passé à des jeunes souvent privés de la connaissance des faits historiques électoraux.

Avant la guerre en 1936, le Front Populaire triomphait. Le PS obtenait 149 députés auxquels s’ajoutaient 27 apparentés, le Parti Radical 111 et les communistes 72. L’opposition de droite et les modérés 222 élus. Le rapport au sein de gauche  permettait une meilleure représentation des communistes. On sait ou conduisirent certains renoncements des socialistes dans une période de menace de l’extrême droite française et internationale (plutôt Hitler que le Front Populaire disaient-ils) et d’une droite capitularde voire collaboratrice pendant la guerre.

Autre période, autres comportements dans l’après guerre  : le PC obtient  en 1946 183 députés et apparentés, la droite (MRP) 167 et les socialites (SFIO) 105. la gauche républicaine 71, les modérés 70 et divers 22. les gaullistes ne sont pas organisés en parti. Un gouvernement d’union est constitué d’où les communiste seront exclus en 1947, notamment à cause de leur attitude face à la guerre d’Indochine, sur les questions salariales et le refus d’ôter l’immunité parlementaire aux députés malgaches. Ce fut l’époque d’un quasi génocide qui vit mourir 80 000 malgaches)

En 1956, le courant de gauche est conforté, portant aux responsabilité le socialiste Guy Mollet qui après avoir promis d’en finir avec le conflit algérien s’y embourbe provoquant le retour de la droite qui va tirer parti en 1958 en s’appuyant sur le Général De Gaulle et s’imposer jusqu’en 1981. Bénéficiant de la relance provoquée notamment par les acquis sociaux et économiques de la libération celle-ci va se maintenir au pouvoir juqu’en 1981 après avoir subi la secousse de 1968. A noter cependant l’émergence de l’extrême droite poujadiste qui témoigne déjà (en 1956) d’une certaine potentialité en prenant appui sur les difficultés du petit commerce.

Le retour de la gauche en 1981 avec le renversement du rapport de force en son sein au bénéfice du PS, incapable de résister au courant de mondialisation libérale, va provoquer le retour de la droite en 1986. L’épisode de 5 ans de gouvernement par la gauche plurielle, non seulement compromet gravement les communistes dans l’application d’une politique où l’on dénationalise et de surcroit où il est procédé à un renforcement du régime présidentiel avec le mandat du Président porté à 5 ans. La également réapparait le FN qui va provoquer une réaction des républicains totalement profitable à la droite qu’incarnera Chirac.

Si la gauche, chaque fois réussit à imposer des avancées sociales (congés payés en 1936, sécurité sociale en 1945 sous la présidence de De Gaulle, retraite à 60 ans en 1981, 35 heures en 1996 notamment) globalement le libéralisme économique impose ses règles. L’exacerbation de la politique qui le soutien nous a mené à la situation présente.

Nous le voyons globalement le processus nous conduit droit dans le mur si on n’en finit pas avec des compromis. Vous allez me dire que je suis en plein délire en comparant   une situation locale à des phénomènes nationaux.

Mais pourtant ce qui risque de se passer dans notre ville, faute de vouloir tirer enseignement du passé,  est à l’image de ce qui pourrait arriver nationalement : une gauche affaiblie par une politique socialiste détournée des réformes profondes nécessaires et les relais locaux d’une grande bourgeoisie  n’ayant pas tous se oeufs dans le même panier avec un éventail allant du centre droit à l’extrême droite. Certains voulant nous faire croire, pour s’imposer, qu’il y a parmi eux deux camps qui vont s’opposer : les républicains et les « non républicains » et d’appeler ainsi les électeurs de gauche à les rejoindre.

Pour moi il y a une proposition politique de droite et une proposition de gauche !

Une gauche qui a capacité à se faire entendre, à s’élargir à d’autres républicains, à condition qu’elle se rassemble pour une gestion audacieuse et combative d’une ville qui a des potentialités réelles et inutilisées. Et que cette gauche entre en campagne rapidement et explique.

Editorial Par Patrick Apel-Muller (paru dans l’Humanité)

Esprit frappeur à l’UMP

Mots clés : ump,           françois fillon,           droite,           fn,           jean-françois cope,           entretien,           droite populaire,

L’élection de Jean-François Copé pour 98 voix d’avance ne résout rien des chantiers devant lesquels se trouve l’UMP. Pour Patrick Apel-Muller, qui signe l’éditode l’Humanité de ce mardi, « la gauche n’a aucune raison de se réjouir de cette situation ».

Un spectre plonge l’UMP 
dans des ténèbres peuplées 
de poignards, d’urnes 
baladeuses, d’enveloppes-surprises 
et de pronunciamiento de couloir. L’esprit frappeur qui hante l’opposition, c’est Nicolas Sarkozy. Non pas celui que certains commentateurs nostalgiques voudraient réanimer et réinstaller sous 
les ors de l’Élysée. Mais le président dont le bilan se résume en une succession ininterrompue de défaites électorales depuis le succès initial et par une crise d’identité de la droite française. Aussi bien François Fillon que Jean-François Copé ont évité cet inventaire 
et les choix qu’il engendrerait. L’un et l’autre, tentant 
de conserver la neutralité bienveillante du conférencier pour banquiers russes ou sud-américains, n’ont eu de cesse d’exalter la profondeur, l’ancienneté ou l’aimable pudeur de leurs sentiments à l’égard du disparu de Neuilly, 
en se gardant d’évoquer ses options stratégiques. À ce jeu, l’ancien premier ministre a le plus perdu. Péchant parfois par omission, il a accompagné, avec toujours 
un temps de retard, une droitisation du discours 
que Patrick Buisson avait structurée durant la campagne présidentielle et que le secrétaire général de l’UMP, surnommé Copé-collé, a décliné en viennoiseries chocolatées.

En fait, le débat qui agite la droite et qui se poursuit depuis le temps de la rivalité Chirac-Sarkozy vient de se révéler comme une fissure. Le parti du chef unique vit désormais les impossibles déchirements des siamois. Avant les brouhahas de l’Hydre ? Sans doute la triste comédie de dimanche 
ne sera-t-elle pas 
la meilleure occasion 
de combler les fossés 
et de définir une stratégie. Faut-il surenchérir 
sur le Front national 
en emmenant l’opposition camper sur les territoires qui furent ceux de la droite d’avant-guerre incarnée par Maurras ? Le gaullisme n’est-il plus qu’un ornement de tribune ? Faut-il lâcher totalement l’ambition d’une maîtrise nationale pour se couler docilement dans la mondialisation capitaliste ? 
Un grand parti de droite est-il encore envisageable ou faut-il se résoudre au retour au premier plan de ses différentes factions ? L’opposition a ce chantier devant elle.

Si certains de ses vieux sages vont tenter de raccommoder les déchirures et si les poids lourds des grands groupes financiers ne vont pas tarder à réclamer de leurs amis un peu plus de sérieux dans le traitement de leurs affaires politiques, il n’est pas sûr qu’ils puissent se donner du temps. Le FN est aux aguets, qui rêve de constituer la relève et se frotte les mains lorsqu’en chaque occasion les ténors de l’UMP enfourchent ses balais 
ou lui fournissent de nouveaux bataillons d’amertume.

La gauche n’a aucune raison de se réjouir de cette situation. D’autant que les progressistes les plus lucides mesurent combien la politique d’austérité 
dans laquelle bascule le gouvernement Ayrault, combien les déceptions accumulées risquent d’apporter 
de combustible aux flammes frontistes. Les questions en suspens sont chaque jour plus brûlantes : comment répondre aux besoins populaires ? Comment ne pas répéter les mêmes échecs face à la crise ? Comment ouvrir une nouvelle ère pour la citoyenneté ? Comment substituer aux logiques de concurrence et d’affrontements entre les hommes des principes de coopération ? L’avenir n’est pas un sujet à repousser au lendemain.

  • A lire aussi:

Dans l’Humanité ce mardi, l’UMP Copé en deux

Election à la présidence de l’UMP: la guerre des petites phrases

Par Patrick Apel-Muller

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes: un projet très majoritaire à la région

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2012

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes: un projet très majoritaire à la région dans POLITIQUE 2012-11-19notre-dame-des-landes-bis

Vue du projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes

-   humanite dans POLITIQUE le 19 Novembre 2012

Mots clés : pcf,           eelv,           parti socialiste,           eva Joly,           aéroport notre-dame-des-landes,           jacques auxiette,      

Les défenseurs du projet soulignent les enjeux d’un développement raisonné.

Pour le président (PS) de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est plus à l’étape du « projet » mais à celle de sa « réalisation ». « Ça fait partie des règles du jeu et il faut savoir les respecter : il y a eu le temps du débat contradictoire, cela a permis l’expression très large des opinions. Je respecte le droit des opposants à manifester leur désaccord et à formuler des recours en justice, mais cela doit se faire conformément à la loi », explique l’élu.

2012-11-19jacques-auxiette-pays-de-loire

«Que certains responsables comme Eva Joly (d’Europe Écologie-les Verts – NDLR) réoccupent par effraction des bâtiments vides redonnent crédit aux occupants illégaux des lieux », déplore-t-il.

Légitimité démocratique

Pour lui, la légitimité démocratique est du côté des élus qui ont porté en toute clarté le projet d’aéroport depuis le début devant les électeurs. « L’opposition d’EELV au projet est actée depuis 1998 », poursuit Jacques Auxiette, pour qui, ce n’est donc ni un problème ni une surprise. Mais il appelle ses partenaires écologistes à respecter le verdict des urnes : « Eva Joly a obtenu 5 % des voix à la présidentielle à Notre-Dame-des-Landes. Pour leur part, tous les élus porteurs du projet l’ont été largement. Ce projet s’inscrit dans la continuité des engagements des acteurs publics en faveur de l’emploi et de la croissance », souligne Jacques Auxiette, qui rappelle l’engagement, aux côtés de la région, de 22 collectivités qui ont suivi de bout en bout le dossier.

« Soutien apaisé »

Autre point de vue, celui d’Aymeric Seassau, président de la commission du Développement économique du conseil régional des Pays de la Loire, secrétaire fédéral du PCF de Loire-Atlantique. « Nous sommes dans un soutien apaisé et calme au projet, dit-il. Il y a une tentation pour nationaliser ce débat, voire l’européaniser, et beaucoup s’en servent pour attaquer le gouvernement et le premier ministre. » Dans le même temps, les formations gouvernementales sont prises dans leurs contradictions, souligne-t-il. D’un côté, Europe Écologie-les-Verts règle « les contradictions de sa présence au gouvernement », de l’autre, « le Parti socialiste en difficulté quant au plan d’austérité imposé est en conflit sur le maintien du projet d’aéroport ».

« Contrôle de l’usage de l’argent public »

« Pour notre part, souligne le responsable communiste, nous ne sommes pas dans ce débat-là, extérieur au projet lui-même. Nous pensons que ce transfert de l’aéroport nantais conduit à un équipement utile à l’emploi, à un soutien à la filière aéronautique. » L’aéroport actuel ne peut accueillir par exemple l’A380. Quant à « prédire la fin du transport aérien, c’est plus que prématuré, quand la croissance existe par le carnet de commandes plein d’Airbus, qui embauche dans la région ». C’est un projet raisonnablement financé, qui « n’emprunte qu’1,9 % des capacités d’investissement des Pays de la Loire ». « En tant qu’élus, nous serons toutefois attentifs au contrôle de l’usage de l’argent public ainsi qu’à son remboursement. Le projet est enfin écologiquement responsable, puisque l’aéroport consommera 1 300 hectares de terrains et permettra d’en protéger 19 000, entre la métropole nantaise et l’aéroport, la libération de l’emprise de l’actuel aéroport permettra une maîtrise de l’étalement urbain, entre logement et activités », souligne Aymeric Seassau.

  • A lire aussi:

Notre-Dame-des-landes fait le plien d’opposants

Tracteurs vs « Ayraultport »

Tous nos articles consacrés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

COMMENTAIRE

Difficile de juger de la question et des réponses qui lui sont faites sans tenir compte des prises de position des collectivités élues. Ce n’est pas tant d’être minoritaire, qui en l »occurence interdirait aux opposants de poursuivre leur action, mais plutôt de savoir s’ils défendent une cause valable !

Bref si le projet a une utilité et s’inscrit dans la nécessité de progresser dans la réponse aux besoins de développer les transports aériens, de répondre aux besoins d’une région à forte implantation industrielle qui veut se désenclaver, il faut bien y penser.

Et puis rien ne se ferait si à tous moments nous devions annuler des décisions majoritaires des collectivités territoriales. La population ne semble pas s’en émpouvoir, exceptés ceux qui vont devoir céder leur terre (je suppose tout de même à bon compte) et les écologistes ou autres se sentent frustrés dans leur « idéologie » qui très souvent combat tout productivisme dans un monde capitaliste qui l’encourage,  C’est leur droit tout comme celui de mettre en cause le développement du nucléaire.

D’autres se sont joints à la protestation relativement médiatisée. Je crois y avoir aperçu même, à la télé, Jean Luc Mélenchon. C’est évidemment son droit à lui aussi.

Dois-je avouer que ce « combat » ne me passionne pas et quand l’industrie française est en souffrance je m’interroge sur l’intérêt qu’il y a à le soutenir ? Les élus communistes régionnaux n’y souscrivent pas. Ils ont bien des raisons de le faire.

Il n’empêche que doivent-être poursuivies les recherches pour qu’à l’échelle de notre pays, et à celle de la planète, on pense et on agisse pour que soient planifiés et régulés les développements en matière d’équipements, nécessaires  au progrès des sociétés.

Est-il possible de le faire sans une transformation radicale des rapports de production et des rapports sociaux qui doivent aller avec ?

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Anniversaire

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2012

Anniversaire dans POLITIQUE marchais1ermai

Les responsables du Parti communiste, dont Georges Marchais, participent au défilé de la CGT lors de la manifestation du 1er mai 1982 à Paris.

Politique –   humanite dans POLITIQUE le 16 Novembre 2012

 

Mots clés : pcf,           pierre laurent,           georges marchais,           secrétaire général du pcf,

 

 

Le 16 novembre 1997, l’ex-secrétaire général du PCF décédait. Les communistes honorent sa mémoire, lundi, à leur siège national avec l’actuel secrétaire national, Pierre Laurent.

adieumarchaisCoïncidence des dates. Alors que le Parti communiste célèbre, depuis mercredi soir, les trente ans de la mort d’Aragon, c’est à une autre illustre personnalité qu’il rendra hommage, lundi : son ancien secrétaire général, Georges Marchais, disparu il y a quinze ans jour pour jour, ce vendredi, à l’âge de soixante-dix-sept ans. Les deux hommes, il est vrai, tous les deux communistes, étaient très proches, et, comme l’écrivain, l’ancien dirigeant communiste a marqué fortement le Parti communiste dans sa fédération du Val-de-Marne, bien sûr, qui coorganise l’hommage, lundi, au siège national du Parti, avec l’actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Mais aussi les générations de responsables venus après lui et qui ont adhéré au PCF à la fin des années 1980, à l’instar d’Olivier Dartigolles. « Derrière l’image du “boxeur” télévisuel qu’il était, mais que les médias ont brossée de lui jusqu’à la caricature et qui fait toujours les délices des zappings, il y avait un homme plus sensible et complexe qu’il n’y paraît, et qui a accompagné le PCF dans son effort de modernisation, lui permettant d’anticiper en partie le basculement d’une époque », explique le porte-parole du PCF.

Pour lui qui ne l’a « rencontré que deux ou trois fois », l’hommage de lundi contribue ainsi à rétablir « cette part de vérité », à rebours de « la brutalité et l’injustice dans la manière dont cette grande personnalité est communément traitée ». Ouvrier métallo syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1972 à 1994 et artisan du programme commun de la gauche, Georges Marchais était porteur d’un « rassemblement à dimension populaire », souvent occulté par l’image qu’on a fabriquée de lui, souligne encore Olivier Dartigolles.

marchais1982

Lundi, l’hommage sera rendu en présence de sa famille : Liliane, sa compagne, ses enfants et ses petits-enfants. Des responsables nationaux et départementaux du PCF, anciens et actuels, et les anciens proches collaborateurs de Georges Marchais y assisteront également.

Lire aussi :

Le camarade Marchais par François Taillandier
Chez Georges Marchais, un dîner «en famille» avec Fidel Castro (1995)
Entretien avec Jean Ristat à l’occasion des dix ans de sa disparition (2002)

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Gaza : nombreuses manifestations de soutien dont à Nîmes ce samedi 17

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2012

 Gaza : nombreuses manifestations de soutien  dont à Nîmes ce samedi 17 dans POLITIQUE gaza-manif

 

Politique –   humanitefr dans POLITIQUE le 16 Novembre 2012

Mots clés : israël,           palestine,           gaza,           pcf,           offensive gaza 2012,           palestine israël,      

 Le Parti communiste français a réclamé vendredi « des sanctions contre Israël », appelant à des rassemblements et des « initiatives de protestation » en France, notamment samedi à Paris, « contre cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien ». De nombreuses organisations, autour du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, se joignent à l’appel.

« Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu’à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l’ONU », écrit le PCF dans un communiqué, exprimant « son émotion et sa totale condamnation devant l’agression israélienne à Gaza ». « La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre au vote de l’Assemblée générale des Nations unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d’Etat observateur ».
Des manifestations sont ainsi prévues. A Paris, un rassemblement unitaire de solidarité à l’initiative du « Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens », aura lieu samedi 17 novembre à 15 heures, Place de l’Opéra.

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, qui rassemble parmi beaucoup d’autres le PCF, le PG, EELV, la CGT, ATTAC, la Fase, la FSU, GU, Union Juive Française pour la Paix, a lancé plusieurs rassemblement ce week-end, et dès ce vendredi soir, dans toute la France.

-Nantes : vendredi 16 à 17h30, Carrefour des trams : 50 otages/Commerce
- Lannion : vendredi 16 à 18h Mairie de Lannion
- Rouen : vendredi 16 Métro Palais de Justice
- Montpellier : samedi 17/11/2012 à 16h place de la comédie
- Boulogne sur mer : samedi 17/11 à 12 heures
- Lyon : samedi 17/11 14 H Pont de la Guillotière
- Marseille : samedi 17/11 à 14h devant la préfecture
- Belfort : samedi 17/11 à 14h30 Place Corbis
- Orléans : samedi 17/11 15h place Jeanne d’ arc
- Pau : samedi 17 à midi devant la préfecture
- Toulouse : samedi 17/11 à 17h Place du Capitole
- Strasbourg : samedi 17/11 à 16 h Place Kléber
- Nîmes : samedi 17/11 à 15 h devant Carré d’Art
- Angers : lundi 19/11 à 18 place du ralliement

Europe Ecologie-Les Verts a également fortement réagit et a appelé à se joindre aux rassemblements. « Les Nations Unies et l’Union Européenne doivent exiger la fin des bombardements et des assassinats ciblés. […] La France doit assumer sa  responsabilité afin de donner une chance réelle aux négociations en soutenant la demande palestinienne. Il s’agit de l’un des engagements pris par François Hollande durant la campagne présidentielle. Il est nécessaire de le tenir. EELV appelle à joindre le rassemblement du « Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens » à Paris et dans d’autres villes de France. A Paris, samedi 17 novembre à 15h, place de l’Opéra. »

Signataires du Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom  and Dignity (AFD) – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la  guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) -  Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France  Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes  et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions  et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) – Association pour les Jumelages  entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF)  – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association  Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine  (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple  Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de  France (CMF) – Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits  de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la  coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP)-  Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) – Collectif Paix  Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix  Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine  et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération  Générale du Travail (CGT) – Confédération paysanne – Droit-Solidarité -  Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) – Fédération des Tunisiens pour une  Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération pour une Alternative  Sociale et Ecologique (FASE) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) –  Gauche Anticapitaliste (GA) – Gauche Unitaire (GU) – Génération  Palestine – La Courneuve-Palestine – Le Mouvement de la Paix – Les  Alternatifs – Les Femmes en noir – Ligue Internationale des Femmes pour  la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International  League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le  Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes  Communistes de France (MJCF) – Mouvement Politique d’Education populaire  (M’PEP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes  Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti  Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et  Spiritualité Musulmanes (PSM) – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des  Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la  Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union  syndicale Solidaires

SANS COMMENTAIRE

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

123456...8
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...