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Ah celui là !

Posté par jacques LAUPIES le 27 novembre 2012

Ah celui là ! dans POLITIQUE 2012-11-27rocard

Pour Michel Rocard, « le Front de gauche est un extra-terrestre »

 « Je  ne sais pas s’il est capable d’analyser la situation telle   qu’elle est. Il a toujours dans la tête une idée d’économie  administrée.  Le Front de gauche est un extra-terrestre », affirme ce mardi à l’AFP Michel Rocard.

L’ancien premier ministre réagissait aux relations houleuses entre PS et Front de gauche, après le rejet du projet de loi de budget 2013 par les groupes parlementaires Front de gauche. A lire la suite de l’entretien, on comprend mieux l’avis de Michel Rocard qui n’a plus grand chose à voir avec le leader du PSU qu’il était dans sa prime jeunesse.

Tout faux pendant 6 mois

L’ex-chef du gouvernement sous François Mitterrand explique avoir été rassuré par le tournant de rigueur pris par le gouvernement avec le pacte de compétitivité et de croissance. Les socialistes, analyse-t-il, sont arrivés « au pouvoir avec un pronostic faux », « avec une hypothèse d’un retour à un peu de croissance grâce à la sagacité de la politique socialiste. C’était une annonce erronée. J’ai passé six mauvais mois au début », avant que n’intervienne la « grosse correction » des mesures en faveur de la compétitivité des entreprises, annoncées le 6 novembre par Jean-Marc Ayrault.

Croissance durable

« Depuis vingt-cinq ans, souligne-t-il, jamais aucun gouvernement de la République, de droite ou de gauche, n’a pris une mesure conjoncturelle aussi forte ». Michel Rocard demande au gouvernement d’aller encore plus loin dans les réformes structurelles et promet dix années douloureuses. En raison de la  conjonction de différents éléments tels que le ralentissement de la  croissance, les bulles financières et la spéculation – « tout cela  continue » -, les dettes souveraines, le réchauffement climatique, le  retour d’une « nouvelle croissance » durable n’est pas envisageable avant  un délai de « l’ordre de la décennie », estime le père de la CSG.

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COMMENTAIRE

Jacques Laupies

 

 

Depuis quelques jours j’évoque la situation politique dans notre pays en la comparant à celles que j’ai pu connaitre dans le passé.

Cette déclaration de Michel Rocard me fait bien rigoler. Une chose est sûre c’est que lui n’est pas un extra terrestre. Il est même d’un commun tres fréquent en politique. Effectivement comme l’évoque l’article ci dessus Michel Rocard fut fondateur du PSU. Il est l’image parfaite de ces hommes politiques qui jalonnent notre histoire et débutent dans la Révolution pour finir dans la Compromission.

Je me souviens être allé à un meeting organisé par le PSU à Nîmes pour l’entendre fustiger le gaullisme et le PS qui, à l’époque avait en partie appelé et soutenu De Gaulle au pouvoir. Cela m’avait tellement intéressé, m’étant, comme j’ai eu l’occasion de le dire ici, fourvoyé dans un votre pour la constitution gaulliste et ramené ensuite à la réalité en reprenant la vie civile et surtout le milieu du travail, que j’étais presque séduit par ce « socialiste révolutionnaire » et prêt à me rallier à ce Parti.

Je l’ai échappé belle en rencontrant des militants communistes au sein de la CGT, où je prenais quelques responsabilités, qui m’ont mis en garde. Léniniste convaincus, un tantinet staliniens pour certains (à l’époque ce n’était pas une tare car ils ne savaient pas, du moins ceux-là). Ils m’avaient mis en garde sur ce gauchisme petit bourgeois qu’incarnait excellement Rocard dans ses discours. J’en eus d’ailleurs la preuve avec certains de ses adeptes locaux qui, à Tarascon, ce devait-être en 1962-63, pour combattre l’extrême droite, avaient planifié l’occupation des points stratégiques de la ville dans la perspective de la Révolution proche.

Ce militant PSU en question avait presque convaincu certains jeunes sympathisants du PCF que là était la solution pour mettre à bas De Gaulle  considéré comme l’ennemi de classe total. Ce fut sans doute l’occasion pour moi de rédiger mon premier tract ou je comparais ces « conspirateurs » à des Don Quichotte modernes, n’étant pour autant pas d’accord avec le pouvoir gaulliste   !

Inutile de dire qu’après avoir fait le coup de Charlety (Meeting  ou Rocard en 1968 avec Pierre Mendes France participaient à une manifestation organisée par l’UNEF en compagnie d’une faune qui avait la particularité d’afficher son anticommunisme et son anti cégétisme) le futur Premier Ministre socialiste n’a pas manqué d’afficher des thèses social libérales. Tout comme d’ailleurs un certain Cohn Bendit, à l’époque, anarchiste convaincu,  est devenu un pilier du libéralisme européen après s’être positionné dans l’écologie.

De chantres de la Révolution socialiste ils sont devenus ceux du capitalisme le plus honteux.

Suivez l’actualité et vous retrouverez de ces personnages de la révolte sociale qui demain iront se soumettre au diktat des multinationales avec un foulard rouge autour du cou pour seule marque de leur attachement à la classe ouvrière.

Ainsi va le monde ! Enfin celui qui oublie…

 

 

 

 

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