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Les nouveaux totalitarismes

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2012

Le débat Fillon-Copé à lui seul a été la démonstration de la manipulation politique que subissent les français depuis fort longtemps mais qui atteint les sommets de l’insupportable pour le militant communiste  que je crois être !

Les deux candidats sont venus là pour dire que peu de choses les séparent, que ce soit dans le domaine de la politique économique, la politique européenne  ou sur les stratégies d’alliance à droite. 

Toujours la même et sempiternelle rengaine sur la nécessité de réduire les charges des entreprises pour assurer leur compétitivité,  la soumission à une Europe tributaire des marchés financiers, les mêmes réserves réactionnaires sur les questions sociétales (mariage homosexuel, notamment).  Quant à la stratégie de rapprochement avec le FN, elle  ne pouvait d’évidence  être soutenue par aucun des deux candidats (ce n’est pas le moment). Fillon en donnant des raisons  plus acceptables qu’un Copé qui ne cesse de mettre sur un  même plan Front National et Front de Gauche.

Il a un sacré toupet ce Copé.

 Mais j’aurai tout vu sur le sujet,  car ce matin je trouve dans l’Huma un débat évoquant  l’amalgame fascisme et communisme. Ce débat peut s’avérer nécessaire pour la simple raison que la droite en fait une arme contre le Front de Gauche  mais j’avoue que même si les dirigeants communistes soviétiques se sont laissés allés à une répression violente des classes sociales et catégories  d’opposants, y compris dans leurs propres rangs, je ne supporte pas la moindre comparaison entre les deux idéologies  et les motivations et comportements qu’elles ont suscités.

Je ne comprends pas que des intellectuels  dits de gauche, voire communistes,  se flagellent en permanence sur un tel sujet comme s’il y avait un totalitarisme prémédité dans l’ambition de pouvoir du PCF.  Et qu’il n’exista pas le risque d’une contre révolution, dans l’hypothèse d’une  révolution  « sociale » fut-elle  « citoyenne » et respectueuse du suffrage universel.

Tant que la classe dominante, dans une dimension devenue internationale avec la mondialisation de l’économie, pourra vivre avec l’appui de régimes politiques sous couvert démocratique, comme c’est le cas en France, son totalitarisme (à elle) restera en réserve. Il est vraiment naïf de penser qu’au moindre transfert de sa pratique démocratique en faveur des classes victimes de sa politique elle ne réagira pas avec violence.

La pratique d’un « totalitarisme », auquel pourraient être conduits les communistes, et d’ailleurs pas eux seuls, pour se prémunir de celui de leur adversaire ne traduirait qu’un pas vers le durcissement de la lutte des classes qui, que je sache, n’a pas disparu.

Nous n’avons jamais connu une situation aussi extrême et le bon sens voudrait que l’on ne spécula pas trop sur ce qui en résulterait ou que l’on se livra à des transpositions mécaniques  de ce qui a pu se passer dans certains autres pays qu’il y ait 50 ou 100 ans de cela.

Lénine a pu écrire et agir en préconisant la fermeté révolutionnaire, comme le firent Robespierre et St Just. Il a pu en découler des violences mais elles répondaient à d’autres violences que subissaient les peuples concernés. Il y eut après eux des dictatures, Napoléon ne fut pas un tendre et fit bon marché de la république, Staline fut cruel et fit bon marché de la démocratie.

On peut – et on doit – aspirer à d’autres  formes de transition révolutionnaire qui débouchent généralement sur le fameux totalitarisme. Le passé nous enseigne certaines erreurs ou même fautes à ne pas commettre mais il appartient à une réalité passée elle aussi.

Heureux ce qui bien au chaud, anticipent la réalité de demain.

Celle d’aujourd’hui  est d’ailleurs fort intéressante à observer : une Chine que l’on dit d’un communisme  qui chercherait le stade suprême du capitalisme pour le foutre en l’air, des révolutions arabes, soutenues par les puissances occidentales en dernier ressort qui capotent dans l’obscurantisme religieux, des pays d’Amérique du Sud qui mettent en cause l’impérialisme des USA  à coup d’alliance entre nationaliste, socialistes, communistes et chrétiens usant des possibilités qu’offre le suffrage universel. Cuba qui tient le coup dans une espèce  de dictature du prolétariat !

Et nous et nous et chez nous ?  Il n’y a pas que le totalitarisme politique,  il y a celui qui le prépare l’entretien…dans la démocratie : celui de l’argent et des médias ! et la nous en avons notre dose !

Même si ici même nous les combattons, nous ne sommes qu’un murmure dans la gueulante ! Ces petites voix qui ont toujours existé et existeront toujours à l’ombre des dictatures qui ne disent pas leur nom.

 

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