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Conférence sociale

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2012

 

Mots clés : sécurité sociale,           budget,           csg,           gouvernement,           coût du travail,           sommet social,           louis gallois,

A lire dans l’Humanité de ce mercredi : l’argument du coût du travail pour justifier un nouvel allègement de cotisations patronales est très contestable. La hausse de la CSG, pour compenser, pèserait sur les ménages.

Imposé dès 1945, lors de la création de la Sécurité sociale, le principe de son financement par une cotisation sociale acquittée par les entreprises n’a jamais été vraiment accepté par le patronat. Lancée de longue date, l’offensive libérale pour réduire la part des cotisations dans le budget de la Sécu au profit de l’impôt connaît un regain depuis quelques années, en ciblant tout spécialement les cotisations affectées à la branche famille. Principale justification avancée : ces cotisations pèsent sur le coût du travail, lequel expliquerait la perte de compétitivité des entreprises françaises, en particulier celles de l’industrie, plus exposées à la concurrence internationale.

Coût du travail moindre en France qu’en Allemagne

Or, d’après le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale de juin 2010 (1), la différence de coût du travail annuel par salarié entre la France et l’Allemagne est « substantielle » et… à l’avantage de la France : ce coût est de 52 458 euros outre-Rhin, contre 46 711 dans l’Hexagone, soit 12 % de différence. Publiée récemment, une autre étude européenne révélait un coût horaire de la main-d’œuvre dans l’industrie légèrement inférieur en France : 33,16 euros, contre 33,37 euros. Ce qui n’empêche pas l’industrie allemande de tirer beaucoup mieux son épingle du jeu que la nôtre.

Coût du capital ignoré

L’argument de la compétitivité pour décharger les entreprises de leur responsabilité dans le financement de la Sécurité sociale, en transférant les 5,4 points de cotisation famille (soit quelque 30 milliards d’euros) sur l’impôt ou la CSG, est donc pour le moins très contestable. D’autant que l’expérience des multiples exonérations de cotisations concédées au patronat depuis une trentaine d’années au nom de l’emploi n’a pas démontré leur efficacité. Rappelons que les idéologues de la baisse du coût du travail ignorent systématiquement une autre charge pesant sur les entreprises : le coût du capital, donc, les prélèvements financiers, pour l’essentiel les dividendes versés aux actionnaires, eux en pleine croissance, qui représentent en 2010 318 milliards d’euros (davantage que le total des cotisations Sécu, 281 milliards…)

Le « choc de compétitivité », que Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, dit espérer d’une telle mesure, risque d’autant moins d’être au rendez-vous qu’une hausse de la CSG de 3 points, nécessaire pour compenser la suppression des cotisations patronales famille, se solderait par un prélèvement sur les ménages du même niveau. Et donc par un choc contre le pouvoir d’achat et la consommation, moteur de la croissance.

La CSG pas indolore pour les ménages

Car la CSG n’est pas l’impôt indolore, ni « plus juste » – comparée à la TVA « sociale » instaurée par Sarkozy et que le gouvernement Ayrault va supprimer – que l’on dit. Certes, son assiette est large, et inclut revenus des actifs, des retraités, mais aussi les revenus du capital (patrimoine et placements). Mais les contributions sont très inégales : 12 % seulement du rendement total de la CSG proviennent du capital, le reste, des revenus du travail. Un cheval, une alouette : vous avez dit justice ? Pour répondre au besoin en augmentation de protection sociale tout en visant l’efficacité économique, une autre réforme du financement de la Sécurité sociale serait envisageable, consistant à abaisser la cotisation pour les entreprises ayant une politique d’emploi et de salaire vertueuse (ce qui, au final, engendrerait des recettes accrues), et, inversement, à faire payer plus chez celles qui jouent contre l’emploi et les rémunérations.

A lire aussi dans l’Humanité sur la Conférence sociale:

  • Rude bataille sur « le coût du travail »
  • Ce que le gouvernement retient des travaux de la conférence sociale
  • Reportage: Les « Conti » du Vaucluse, otages du bon vouloir patronal depuis six mois
  • Point de vue: « Une loi pour obliger le propriétaire à céder un site », par Mohammed Oussedik (CGT)

COMMENTAIRE

LA DIFFERENCE ENTRE COMMUNISTE ET SOCIALISTE

Quand on me demande la différence entre un communiste et un socialiste je suis souvent tenté de me lancer dans des explications théoriques et historiques entre mouvement révolutionnaire et mouvement réformiste qui depuis plus d’un siècle influencent la classe ouvrière et comme l’on disait autrefois ses alliés naturels. Tout cela dans le prolongement de la révolution française qui déja était confrontée à des oppositions entre ennemis des privilèges et défenseurs de ceux-ci.  Ce qui n’a pas manqué de générer ce que  depuis l’on a appelé Républicains et Conservateurs.

Comme les puissants de ce monde ne mettent jamais leurs oeufs dans le même panier, chacun de ses deux camps a bien entendu été pénétré des ses extrêmes et de ses modérés . Bien que l’histoire ne se répètent pas dans le détail, il est bien évident que la lutte des classe provoque cependant, quant au fond, des similitudes de comportement politique ou les intérêts de chacun apparaissent de manière parfois évidente, parfois camouflée.

Ainsi nous voyons a nouveau émerger, dès cette première (et nécessaire) confrontation sous forme Conférence entre les différentes classes concernées au classique débat entre intérêt particulier et intérêt général, la question : qui doit payer pour l’intérêt général ?

Les camp des intérêts particuliers (dont le medef est la marque essentielle) n’est pas insensible, face à celui de ceux qui lui vendent la marchandise  la plus précieuse, leur force de travail, baptisés les salariés, à toute proposition qui diminuerait le prix de cette force de travail, car cela conforterait leurs profits au prétexte de défendre leur compétitivité. Des profits dont chacun sait avec la crise qu’ils servent à  spéculer dans la finance notamment sur le dos de l’état. Et pas seulement en France, vous le savez comme moi…

Etat investi de la mission d’incarner l’intérêt général  et qui se trouve être entre les mains des Républicains réformistes (socialistes), cependant portés au pouvoir grace au soutien des Républicains révolutionnaires (pour une bonne part communistes au sein du Front de Gauche)

Dilemme pour le gouvernement de cet état : qui effectivement doit payer ? celui qui de fait prend les profits parce qu’il possède l’usine et la banque ou celui qui les produit par son travail salarié.

Et bien très chers amis et jeunes qui peut-etre lisez ce blog le réformiste (socialiste) choisit la CSG qui fera payer tous les salariés, le révolutionnaire (communistes) prefèrera taxer l’entreprise qui spécule et ne crée pas d’emploi (mais vit de ces derniers).

C’est là qu’est la principales différence entre communiste et socialiste. Ce qui ne veut pas dire que la force électorale du premier ne puisse pas faire réfléchir le second. Ou peut-être les intéressés eux-mêmes qui de temps à autre déboulent dans les rue et occupent les entreprises.

Cela nos éminents politologues de la télé et des médias en général ne vous le diront pas !

Et si vous avez une grande sympathie pour les socialistes, ce qui est votre droit le plus absolu, sachez que le communiste que je suis ne s’adresse pas à eux pour les combattre mais pour en être les aliiés !

Mais pas à n’importe quel  prix ! Et l’augmentation que l’on me prépare d’une CSG que je paie trimestriellement à hauteur de 463 € (ce qui est déjà beaucoup), l’augmentation des prix de ce commerçant qui me dit être accablé de charges  mais commence à réaliser que son chiffre d’affaire est à la baisse à cause du « manque d’argent » de ses clients, tout cela ne m’incite guère à l’indulgence à l’égard de ce gouvernement

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Le Front de Gauche se félicite du ralliement de la Gauche Anticapitaliste

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2012

Mots clés : npa,           pierre laurent,           front de gauche,           gauche unitaire,           olivier besancenot,           besancenot,      

 Lors de la conférence nationale du NPA dimanche 8 juillet, les membres du courant Gauche Anticapitaliste ont choisi de rejoindre le Front de Gauche. Les dirigeants de celui-ci se réjouissent de l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs semaines, alors que ce départ affaiblit un peu plus le parti d’Olivier Besancenot.

Le Front de Gauche s’est félicité lundi 9 juillet de la décision des membres de la Gauche Anticapitaliste de le rejoindre. Ce courant issu du Nouveau Parti Anticapitaliste est la huitième composante à se rattacher à l’alliance constituée en 2009. Une réunion avait eu lieu le 27 juin dernier au cours de laquelle les représentants de G.A. et du Front de Gauche avaient pu acter leurs accords en matière de programme et de stratégie, l’officialisation du ralliement n’était donc qu’une question de jours. La direction du Parti Communiste s’en est réjouie, y voyant une « preuve supplémentaire de la pertinence du Front de Gauche qui s’ancre toujours plus dans la réalité politique de notre pays », selon un communiqué.

Double coup dur pour le NPA

Alors que Pierre Laurent se réjouit de la « dynamique [qui] se poursuit » pour le Front de Gauche, la défection de la Gauche Anticapitaliste constitue un nouveau coup dur pour le NPA, dont l’avenir s’obscurcit un peu plus chaque année. Depuis sa création il y a quatre ans, le parti emmené par Olivier Besancenot a vu partir trois groupes de militants : Gauche Unitaire en 2009, Convergence Alternative en 2010 et donc G.A. cette année. Il a également subi un fort recul en termes de suffrages qui le prive des subventions de l’Etat pour les cinq ans à venir : la loi impose qu’un parti dépasse 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions pour recevoir les aides publiques, et aucun candidat NPA n’a dépassé 0.80% aux législatives. Cette absence de financement étatique risque de se faire sentir, puisque les subventions représentaient environ un tiers du budget du parti en 2010.

« Sans colère mais avec émotion »

Dans une tribune publiée lundi 9 juillet, les dirigeants de la Gauche Anticapitaliste donnent les raisons de leur départ du NPA, qui se fait « sans colère mais avec émotion » : l’incapacité du parti à tirer des enseignements de ses reculs successifs (élections européennes de 2009, régionales de 2010 et scrutins nationaux du printemps 2012), le refus d’une réorientation politique qui semblait s’imposer, ou encore le rejet des alliances stratégiques qui a conduit à une marginalisation dont la direction ne s’inquiète pas. Les 17 signataires estiment, à l’inverse, qu’ « à l’heure où l’urgence est à la construction d’un bloc politique et social contre l’austérité, le Front de Gauche constitue un point d’appui incontournable ».

Ces anciens membres du bureau exécutif de la Ligue Communiste Révolutionnaire emmenés par Pierre-François Grond, ancien bras droit d’Olivier Besancenot, ont donc choisi d’opérer ce ralliement afin de pouvoir être « acteurs » et non plus « spectateurs » de la vie politique française. Ils pourraient drainer 300 à 500 militants, soit environ 40% des effectifs du NPA.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Ce ralliement a certainement un caractère symbolique sur le plan politique même si sa portée sur le plan électoral dans l’immédiat est de faible portée.

Il nous interpelle localement non pas tellement par rapport à ce que représente cette « famille politique » peu implantée mais plutôt dans cette perspective de rassemblement que nous cherchons à réaliser pour mettre un terme à une influence de la droite locale. Une influence  qui est plus que préoccupante, et peut neutraliser la population dans la recherche de solutions pour satisfaire ses aspirations légitimes.

Ce rassemblement est possible d’abord au sein du Front de Gauche, ensuite avec tous les Républicains de progrès. Le Front de Gauche dispose d’un programme qui demeure une base d’orientation politique pour des applications locales.

Reste à mieux coordonner et à élargir les forces existantes, à les unir et à trouver les compromis nécessaires pour les unir dans la clarté avec des objectifs précis.

C’est ce sur quoi nous nous engageons  des à présent…

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Définitions et citations sur la sagesse.

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2012

Définitions et citations sur la sagesse. dans POLITIQUE P1000131-300x225Si je disais qu’il m’est difficile à soixante seize ans d’être sage, cela pourrait en surprendre, notamment ceux qui ont le sentiment de l’être devenu, avec l’âge ou parfois prématurément, au sens ou l’on dit que la sagesse est, selon le dictionnaire : prudence, circonspection, bonne conduite, modération, lumière de l’esprit, savoir, docilité, pudeur. J’ai en effet peu de raisons m’attribuer la plupart de ces traits de caractère.

Le pire est que ma non sagesse n’est pas pour me déplaire car la prudence est fille de la peur, la circonspection prend parfois trop de temps pour que se prenne la décision, la bonne conduite est toujours bien difficile à déterminer et relative trop souvent à des usages ou des morales dépassées, la modération est souvent menacée par la compromission, la lumière de l’esprit et le savoir : faut-il être prétententieux pour se les attribuer. Quant à la docilité et la pudeur j’y ai eu recours assez souvent pour me rendre compte qu’il ne fallait pas trop en faire usage au risque de névrose. Sauf en des domaines ou des circonstances qui les imposent.

Mais peut-être est-ce une erreur de voir dans ces traits de caractère des qualités définissant la sagesse ? J’y préfère ces quelques citations que je trouve dans un dictionnaire que, par paresse et ignorance, je consulte quand je me sens à court d’idées :

« Le sage n’a ni maison, ni parenté, ni patrie » (Philon d’Alexandrie) : cela me parle beaucoup plus bien qu’ayant une maison, des parents et une patrie. Car en des temps ou dans ma ville je vois la moitié, si ce n’est les trois quarts, de mes compatriotes prendre le parti de la propriété (la grande, dont ils sont plus victimes que bénéficiaires) de la famille et la patrie (sur lesquels ils se replient trop souvent par déception et recherche d’identité), je me dis que la sagesse est bien d’eux car ne dépassant pas ces frontières ils n’ont pas cette vision de l’humanité qui met au second plan ce qui nous apparait comme des différences.

« Le sage est celui qui s’étonne de tout » (André Gide) : étonnante conception mais o combien il serait agréable de nous étonner de tout. Cela nous éviterait à l’inverse de souffrir de voir nos expériences et nos certitudes méprisées.

Rien ne m’horripile plus que ceux qui s’attribuent des attitudes de sages en se croyant au dessus de la mélée. Je ne vois en cela qu’hypocrisie. Car les limites imposées au savoir de chacun de nous et surtout sa segmentation en des concepts contradictoires est source d’égarement et de fausses appréciations. La réalité, possible correcteur de nos erreurs, elle-même est trompeuse dans ses apparences autant que dans la relativité de sa perception.

Si je devais aspirer une quelconque sagesse, au sens ou on l’entend, ce serait espérer avoir assez de connaissances pour que chacun de mes actes soit expliqué et utile à mon épanouissement et à celui de ceux qui m’entourent. Car peut-il y avoir de sagesse sans utilité pour nous mêmes et autrui.

  »Reste assis dans ta cellule, elle t’enseignera tout. »(attribué à Moîse) . En un mot on devrait se replier sur nous mêmes, ce qui revient, comme le font les croyants à transformer le peu (ou le plus) que nous avons reçu des humains en une parole divine. La coupure du monde extérieur, si tant est qu’elle soit possible, ne nous détache pas de ce monde perçu et ancré en nous depuis sans doute notre gestation. Une sagesse ainsi acquise est bien fictive me semble-t-il car non seulement elle a  les contraintes des limites du savoir humain acquis antérieurement mais est menacée par le dogme naissant de la coupure d’avec le réel et le futur qui s’y dessine.

La vraie sagesse est hors de notre portée. s’en réclamer est une imposture. Existe-t-elle ?

Donc il est clair que je ne pourrais jamais être sage et qu’au mieux je pourrais avoir, comme tout un chacun, que la force et la connaissance que me donne mon expérience et mon apprentissage permanent qui me cantonneront toujours dans une médiocre (ou acceptable) capacité à vivre mieux. Une sagesse bien relative, qui ne peut-être sans nos amours, nos passions, nos besoins de communiquer avec les autres.

« Nul n’est sage à moins d’être heureux » cette autre citation de Saint Augustin peut interpeller car elle montre les difficultés de l’acquisition de la sagesse. Elle ramène celle-ci à une dimension personnelle, propre à chacun de nous qui n’a pas grande utilité pour la société. Le bonheur ne doit-il pas être compris dans une dimension sociale, comme résultant de rapports sociaux égalitaires, dans la liberté et la justice !

Cela me fait penser à cette vieille dame qui hier, à la caisse du super marché, me disait être tout à fait heureuse parce qu’elle avait de quoi se loger et manger et qu’elle n’en demandait pas plus. En fait elle me disait accepter la réduction de son pouvoir d’achat et n’avoir que faire, dans la mesure ou elle disposait du strict necessaire pour vivre, de la richesse des autres.

Heureuse et pauvre ! Certains appelleront cela de la sagesse. A moins que cela ne soit que résignation inconsciente  ? Cela donne un certains sens à cette phrase d’Hemingway dans l’Adieu aux armes (1929) : « La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents » A la rigueur je m’y retrouve…avec modération tout de même.

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UNE LETTRE A LAQUELLE JE SOUSCRIS PLEINEMENT

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2012

http://www.elysee.fr/ecrire/

Fontaine, le 30 juin 2012

Monsieur le Président de la République

Le bruit courrait depuis quelques jours et voilà qu’il est confirmé par la voix officielle : le coup de pouce au SMIC sera de 0,6% ! Cela après cinq années de sarkozysme où le pouvoir d’achat du SMIC et des salariés en général a reculé. Quelle honte ! Cela n’est pas une augmentation c’est une provocation. Savez-vous seulement comment on peut vivre avec le SMIC actuel ? Comme vous ne le savez pas, je vous donne la réponse : «

très mal ! », essayez quelque temps. Pas étonnant après cela que les salariés soient nombreux à dire « la gauche et la droite c’est la même chose ».

Comme vos prédécesseurs vous voulez opérer « le » redressement (dans l’effort justement réparti) puis avec la croissance, la redistribution. Mais des efforts les salariés de notre pays n’arrêtent pas d’en faire et cela n’améliore pas leur sort ! Ça n’est donc pas la solution !

Un début de solution serait déjà :

- une autre répartition des richesses en faveur des salariés (retraités, chômeurs…)

- Une hiérarchie des revenus de un à cinq, par exemple un SMIC à 2000 € et un maximum à 10 000 €. J’imagine (je ne peux que l’imaginer) qu’avec 10 000 € on vit très bien.

- Rendre la Sécurité sociale aux travailleurs avec des conseils d’administration élus à la proportionnelle sur listes syndicales, un patronat exclu de ces instances, car de même qu’il ne gère pas notre salaire direct, il n’a pas vocation à gérer notre salaire socialisé.

- Égalité d’accès aux soins pour tous c’est-à-dire la gratuité totale, car la sécurité sociale n’est pas qu’un coût, mais un facteur progrès et de productivité.

- Il va de soi qu’il faut supprimer les exonérations de cotisations sociales dont la seule efficacité et de gonfler les profits.

Devant le Conseil économique et social, le 12 juin, vous avez affirmé : « 

La croissance ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires, au moment où les États connaissent un endettement élevé » (*). Il est commode d’évoquer le dogme de la dette publique pour justifier des mesures d’austérité. Mais auriez-vous déjà oublié que la dette publique est due en grande partie aux cadeaux faits aux privilégiés et au renflouement des banques privées ? Dans l’art de transformer la dette privée en dette publique on ne peut faire guerre mieux. Et puis le capitalisme semble ne pas pouvoir se passer de dette publique ! Déjà, en 1850, dans « Les luttes de classes en France », Marx nous prévenait :

« …l’endettement de l’État était d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui régnait et légiférait par l’intermédiaire des Chambres. En fait, le déficit de l’État était l’objetmême de sa spéculation et la source principale de son enrichissement. À la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Et chaque nouvel emprunt offrait à l’aristocratie financière une nouvelle occasion d’escroquer l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de négocier avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt offrait une nouvelle occasion de dévaliser le public qui avait investi ses capitaux en rente d’État, par des opérations de bourse au secret desquels gouvernement et majorité de la chambre étaient initiés ».

Souvenez-vous qu’en 1968 le SMIC a été augmenté de 35% sans pour autant mettre les entreprises en difficulté et en faisant reculer le chômage.

Après l’austérité de droite, nous aurons donc l’austérité de gauche. Mais le parti socialiste est-il encore un parti de gauche ?

Être de gauche ça n’est pas seulement un affichage, mais la mise en oeuvre d’un véritable progrès social qui ne peut se faire qu’en faisant reculer les forces du capital.

Et comme le rappelait un humoriste, « il faut que les politiques arrêtent de nous dire ce que l’on doit faire, ils doivent faire ce que nous leur disons ».

Sans illusion sur la prise en compte de mes propositions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, mes respectueuses salutations.

Michel Cialdella Citoyen en colère

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Pour le Front de gauche, « l’austérité n’est pas un passage obligé »

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2012

Discours d'Ayrault: une forte attente

Mots clés : pcf,           front de gauche,           assemblée nationale,           jean-marc ayrault,           andré chassaigne,           gouvernement,           gauche démocrate et républicaine,      

 Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a obtenu ce mardi soir le vote de confiance de l’Assemblée nationale, grâce aux 302 suffrages des députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et trois élus ultramarins. Les élus du Front de gauche ont préféré s’abstenir.

Pour les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine, moins trois de ses membres ultramarins (Bruno Nestor Azérot (Martinique), Huguette Bello (Réunion) et Gabriel Serville (Guyane)), il s’agit non « pas d’un vote d’opposition, mais d’un vote de construction » contre les mesures de rigueur économique annoncées par le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale.

Résultats contraires à ceux souhaités

Pour André Chassaigne, le président du groupe GDR, ce vote « veut dire : « Nous pensons que vous faites fausse route ». L’austérité n’est pas la solution. Une politique de rigueur aboutit aux résultats contraires à ceux recherchés, on l’a constaté dans beaucoup de pays. Beaucoup d’économistes disent qu’il faut sortir de ce carcan et qu’il faut avoir des politiques de croissance qui permettent de répondre aux attentes sociales mais qui permettent aussi de relancer l’économie. »

Jeter le gant face aux marchés

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, perçoit un renoncement derrire les mesures de rigueur du gouvernement: « A s’en tenir là et en appelant les députés à ratifier le pacte budgétaire européen, qui sera le principal obstacle à la souveraineté nationale et aux changements voulus par les Français, le Premier ministre sera vite conduit à jeter le gant dans le combat à mener contre les marchés financiers, les institutions bancaires et une Troïka européenne plus éloignés que jamais des intérêts populaires ».

Pour le Parti de gauche, les objectifs du chef du gouvernement en vont pas assez loin. « Aucun engagement précis n’est annoncé contre les licenciements boursiers et la possibilité de préemption d’entreprises fermées alors qu’il existe des repreneurs intéressés », souligne sa confondatrice, Martine Billard.

Offensif sur la fiscalité

Le député du Puy-de-Dôme annonce que ses collègues du Front de gauche développeront des « propositions alternatives », en particulier sur la fiscalité en prônant une politique « beaucoup plus offensive pour les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu ». « Il faudra aussi revoir l’impôt sur les sociétés ainsi que la politique d’allègements des cotisations sociales », a remarqué M. Chassaigne.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Quand je tente de me faire une opinion sur la gestion des affaires de l’état et de ce qu’il peut décider et faire pour impulser l’économie de notre pays, son développement et donc accroitre la richesse produite, je suis toujours tenté de faire des comparaisons avec le quotidien d’un ménage, d’une entreprise, car cette dimension est plus accessible à mon entendement.

Certains considérablement plus expert que moi en la matière me diront que ce n’est pas comparable et pour cause puisque l’état  ne tire pas ses ressources d’un travail précis (une profession, une activité d’entreprise) mais vit de l’impôt et donc de la contribution de chacun à la dépense publique.

En effet hormis les services publics dont il a la charge directe, l’état se voit contraint de « composer » avec ceux qui ont à charge eux de produire la richesse nécessaire, qui en retour sera productrice de recettes fiscales et des cotisations sociales.

Selon certains, des décisions fiscales et des prélèvement sociaux que l’état opère sera censée dépendre la réussite des entreprises dans la production des richesses (vision tres droitière de la question) celui-ci - l’état - devient, fort de la politique choisie par ses dirigeants (représentant théoriquement tout le peuple) un acteur direct de l’impulsion de l’économie.

Là ou le bat blesse c’est que les lieux de production de richesse sont l’objet d’orientations économiques et de décisions qui appartiennent à des propriétaires d’entreprises qui  cherchent à s’assurer le meilleur bénéfice. Et ne vont pas (je dirai c’est bien naturel !) se préoccuper outre mesure d’oeuvrer, sinon sous la contrainte de la loi, à alimenter les caisses de l’état.  On peut même affirmer qu’ils vont tout faire pour s’en libérer. Du travailleur libéral jusqu’au plus grand patron en passant par les petits et les moyens, chacun va regarder midi à sa porte.

Il n’est que de prendre l’exemple de l’échec des chefs d’état, des partis politiques censés imposer cette solidarite nécessaire, dans certains pays du monde (en Amérique latine mais aussi en Europe, en Afrique ou en Asie) au cours du 20ème siècle par exemple, pour constater comment ces « libéraux » ont su s’unir, à la moindre difficulté économique et sociale de ces pays pour défendre de manière parfois tres dure et violente leur « indépendance économique » et la recherche d’un état « providence pour eux ». N’hésitant pas à prendre appui sur les puissances économiques mondiales.

Ainsi ces minorités (car ils sont minoritaires) toujours sous l’implusion de leurs éléments les plus riches s’opposent, en prenant appui sur la partie la plus moutonnière du peuple (parfois tres nombreuses) qui n’a pas nécessairement, dans la durée, la conscience de classe indispensable à la notion de défense de ses intérês à moyen et long terme, qui en oublie parfois même les avantages que lui donnent les conquêtes sociales passées.

Allez expliquer aux nouvelles générations qui naissent dans un confort relatif, même lorsqu’ils sont précaires, qu’ils le doivent à des luttes parfois sanglantes, de leurs ainés d’il y a un siècle ou même deux ?

Non et cela est aussi bien naturel ils sont sensibles aux discours démagogiques, aux oppositions de catégories d’une même classe laborieuse, y compris aux tentatives de mises en opposition des générations. Pour certains, le bourgeois exploiteur des tours de la défense connait pas, mais le retraité qui vit paisiblement dans son pavillon et lui semble avoir ce qu’il n’aura jamais selon lui, devient un élément de convoitise.

Et que pense ce même retraité qui a travaillé (et cotisé) toute une vie, de l’insécurité et de l’incivilié dont il est victime ? L’adversaire, le coupable devient vite l’adoslescent bruyant…

On pourrait multiplier les exemples de ceux qui sont fragilisés dans leur esprit et vulnérables « idéologiquement »

Tous ceux-là seront assez nombreux demain et suffiront à donner à ces « libéraux » dont j’évoquais, quelles que soient les « garanties qu’on leur consente, la possibilité de revenir au pouvoir pour nous enfoncer encore un peu plus dans des sociétés d’exploitation source essentielle et fondamentale de l’inégalité.

Alors vite, la gauche de ce pays a tous les moyens pour donner prépondérance à l’intérêt général mais cela passe par le contrôle et parfois même la maitrise de la production des richesses et les systèmes bancaires de leur répartition. Cela passe par une réorientation de la consommation devenue source de gaspillage mais aussi de mal vie ! Cela passe à l’ère de la mondialisation capitaliste par la contestation des mécanismes libéraux mids en place.

Pour cela il faut se doter d’institutions gérées démocratiquement. Placer la démocratie au coeur des gestions, des collectivités, de l’état et des entreprises. y impliquer TOUS LES CITOYENS. Un autre république s’impose.

Si elle ne vient pas par les représentants élus, alors le peuple devra s’en méler.

Sans prétendre être prophète gageons qu’il le fera ! Peut-être pour les plus conscients est-ce la qu’il faut porter nos efforts et rassembler les plus avertis de l’utilité de cette intervention populaire.

(A suivre et à corriger)

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