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Guerre ou Paix

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2012

Guerre ou Paix dans POLITIQUE 2012-07-29syrie-asl

La Syrie : on ne nous dit pas tout

Je ne suis pas un pacifiste imbécile qui tend la joue gauche quand la droite reçoit une baffe. Tant que l’humanité restera à son niveau semi bestial qui fait que certains des éléments qui la constituent ne seront pas disposés à partager ce qui est nécessaire à la satisfaction des besoins élémentaires de tous , à se mettre d’accord sur la condition préliminaire et essentielle qu’est la manière de produire les richesses et donc d’en avoir une propriété collective, je ne vois pas trop comment éviter les conflits violents.

Cela n’offrant nullement par ailleurs toutes les garanties de paix dans la mesure où demeurent les aspects psychologiques du développement humain toujours sujet à perturbation de part nos origines animales et quelques effets compliqués, dans notre développement « intérieur », qu’a tenté d’expliquer Monsieur Freud à coups de complexe d’Oedipe et de topiques bien difficiles à cerner.

Tant que cela se limite à des violences individuelles, même lorsqu’elles résultent en définitive et souvent, pour ne pas dire toujours, d’une responsabilité sociale et donc collective, on peut toujours sinon s’en accommoder au moins les comprendre et neutraliser par la force l’esprit perturbé qui met en danger autrui. Après tout une folie meurtrière, malgré ses origines obscures qui ne peuvent-être étrangères à ce qui les environne, exige évidemment d’être réprimée afin qu’elle n’atteigne pas les innocents (ou inconscients) qui n’ont pas cru vouloir cela.

Je rappellerai qu’il n’est point besoin, passé l’orage de l’agression, de tuer celui qui a tué. Cela nous ramènerait à suivre son exemple qui relève de la folie et donc, j’irai jusqu’à dire, à être fous nous mêmes. Attitude classique que nous devrions retrouver dans toute une pensée qui a dominé les deux siècles passés, dans les milieux qui se veulent humanistes.

Mais voila que la violence guerrière entre groupes, entre nations ou unions de nations, persiste (bien qu’elle nous soit dissimulée) avec son cortège de souffrances. Rien d’étonnant à cela puisque l’inégalité est planétairement organisée et appelle donc à l’ultime à la guerre mondialisée (qui n’est qu’une étape vers la guerre mondiale si nous n’y prenons garde)

Les résultats n’ayant pas été du meilleur goût, les dérapages aidant à mieux comprendre, on aurait pu espérer plus de sérénité de la part de ceux qui prétendent être en responsabilité. Apparemment ils n’ont pas la folie qui les taraude avec des frustrations cruelles au point de perdre le contrôle de leurs actes.

Leur détermination guerrière ne peut donc reposer que sur un temps de réflexion faisant appel à leur connaissance des causes qui peuvent motiver l’ennemi potentiel et surtout aux conséquences que leur prise de position peut avoir pour l’avenir de la paix dans le monde.

D’une manière générale tous les conflits auxquels nous assistons ont à voir avec la lutte des classes sauf que celle ci revêt plusieurs formes : une lutte relevant de la contradiction d’une part entre les intérêts des sociétés multinationales qui représentent une bourgeoisie internationale ayant ses bases parmi les puissances industrielles, mais également dans des pays ou les richesses sont confisquées par des oligarchies locales, et d’autre part les peuples dont elles contrôlent la plupart des états.

Les imbrications qui lient entre elles ces multinationales peuvent momentanément permettre d’éviter un conflit qui pourrait naitre de cette autre «contradiction entre elles» résultant de leurs intérêts divergents et opposés et qui effectivement peuvent les conduire à s’affronter : Occidentaux d’une part et Chine et Russie d’autre part pour exemple. Il n’est que de voir, pour s’en convaincre, la dispute concernant les positions « économico-géo-stratégique »

Dans tous ces cas la non intervention peut causer bien moins de dégâts que notre présence dans ces conflits dans la mesure où des extensions dangereuses pourraient naitre. N’oublions pas que le « capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

(Et que le capitalisme règne encore sur la planète.  Même s’il doit faire face à une socialisation du travail jamais atteinte qui théoriquement doit conduire à sa perte.)

C’est en cela que l’OTAN notamment présenterait un grave  danger pour la paix mondiale face à des fanatismes, comme c’est le cas en Afghanistan et a été le cas en Lybie, si elle apportait son appui à des forces qui prétendent  défendre la liberté et se parent du drapeau de révolutions.

Certes il est préoccupant de voir naitre en parallèle à des contestations légitimes des peuples, des formes d’extrémisme qui tentent des structurations internationales faisant parfois appel au terrorisme pour mener leur combat sous l’égide d’intégrisme religieux. Les instigateurs de ces mouvements tout autant que ceux qui s’y opposent sous des bannières xénophobes et parfois racistes servent, avec leurs allures fascisantes respectives, la mondialisation capitaliste qui est bien souvent responsable des régimes dictatoriaux de ces pays.

Mais encore une fois nom de quoi devons nous être les gendarmes de ce qui se passe hors de nos frontières tant que l’ONU ne nous y autorise pas ? On voit ou finalement nous ont conduit la guerre du golfe, l’intervention en Irak et en Lybie : une instabilité qui ne cesse de grandir d’une façon inquiétante.

 

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