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PSA Aulnay: pour Sapin, Nicolas Sarkozy n’aurait fait que retarder le plan social

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2012

Mots clés : automobile,           nicolas sarkozy,           peugeot ,           syndicats,           entreprise,           philippe varin,           psa,           gouvernement,           psa peugeot-citroën,           aulnay-sous-bois,           michel sapin,      

 Le Ministre du Travail Michel Sapin déclare ce mercredi 11 juillet s’attendre à de « mauvaises nouvelles » pour le site PSA d’Aulnay-sous-Bois. Il pense que le plan social a simplement été repoussé à l’après présidentielles par Nicolas Sarkozy, une attitude qu’il qualifie de « criminelle ».

Michel Sapin est pessimiste. Alors que le comité central d’entreprise du groupe PSA Peugeot-Citroën, qui doit annoncer d’importantes mesures d’économies pour les années à venir, s’ouvre demain, le Ministre du Travail fait part de ses inquiétudes et dénonce également le comportement du précédant gouvernement concernant la gestion des plans sociaux : « Il y a des mauvaises nouvelles qui vont être annoncées, pourquoi n’ont-elles pas été annoncées il y a quatre mois, ou cinq mois, ou six mois d’ailleurs ? ». La fermeture redoutée du site d’Aulnay-sous-Bois est, selon lui, « typiquement un de ces plans dont Nicolas Sarkozy a demandé de le retarder plutôt que de trouver des solutions ».

« Tu verras ça plus tard »

Michel Sapin note ainsi que le Président du directoire de PSA, Philippe Varin, avait été  « plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy » à la fin du mandat de ce dernier. Il fait alors mine de s’interroger : « Vous pensez que c’était pour parler du prochain modèle qui allait sortir chez Citroën ou chez Peugeot ? Non, c’était pour parler de ces sujets là, en lui disant « tu verras ça plus tard » ». Le Ministre du Travail dénonce une attitude visant à repousser l’occurrence de plans sociaux au lendemain des élections sans chercher de solution, un comportement qui mérite selon lui le terme de « criminel ».

8 à 10 000 suppressions de postes en 2012

Le gouvernement socialiste presse en tout cas PSA de faire connaitre ses intentions concernant le site d’Aulnay. Sa fermeture est redoutée depuis un an, et les mesures dévoilées demain à l’occasion du comité central d’entreprise – on parle de 8 000 à 10 000 suppressions de postes pour l’année en cours – pourraient sceller son sort. Mais en cas d’arrêt de la production en Seine-Saint-Denis, Michel Sapin a prévenu que son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg étudierait « la réalité de ce que dit la direction de PSA quant aux difficultés » du groupe. Il estime aussi que si PSA ferme son usine, le groupe devra garantir la réindustrialisation du site en faisant « des propositions en matière de reclassement » pour permettre un maintien de l’activité. C’est « une responsabilité qui incombe à l’entreprise », explique-t-il.

Concernant le site de Sevelnord, co-géré par Fiat et PSA, un accord est intervenu mais la situation des salariés n’est pas assurée à long terme. Alors que le constructeur italien devait produire sur le site spécialisé dans la fabrication de véhicules utilitaires jusqu’en 2019, il s’est mis d’accord avec son partenaire français pour lui transférer sa participation dans la coentreprise. Sevelnord continuera donc bien à produire pour les deux groupes jusque fin 2016, mais l’accord ne mentionne pas le projet futur de véhicule utilitaire que les syndicats espèrent obtenir pour garantir l’avenir de l’usine à plus long terme, et pérenniser les 2 700 emplois.  La décision sur cette attribution arrivera le 20 juillet.

COMMENTAIRE

 Jacques Laupies

Les libéraux  ont coutume de dire que le socialisme (non pas tel qu’il a pu être pratiqué dans certains pays mais tel que l’on est en droit de le penser aujourd’hui) manquerait de dynamisme dans sa gestion, dans la mesure ou l’absence de motivation des dirigeants résulterait de la perte de la notion de profit, stimulant s’il en est pour la créativité et la qualité de la production (c’est eux qui le disent).

PSA nous donne un exemple en la matière de ce qu’est l’initiative privée qui, si l’on en croit la plupart des commentateurs, habiles à justifier le pire (les licenciements) indiquent que les choix stratégiques de l’entreprise ont été défaillants. Merci de leur esprit autocritique que nos journalistes du Figaro et autres déployaient ce matin sur LCP face au seul, celui de l’Humanité qui en dénonçant la responsabilité de la logique des profits, les mettait visiblement mal à l’aise.

Mais évidemment l’incompétence des dirigeants de PSA alliée aux aléas du marché international et au savoir faire de nos concurrents sont, en la circonstance, un moyen de relativiser l’indignation des français. 

Mieux vaut cette attitude que celle qui consisterait à dire : puisqu’ils ont été incompétents malgré les 4 milliards qu’on leur a donné on prend et on gère. Je dis bien « ON PREND » car à part les actionnaires, dont parait-il la famille Peugeot est le principal, ils ne nous sont guère utiles, voire totalement parasitaires dans cette affaire ! Il auront de toute façon une bonne retraite si on les lache !

L’état ne leur doit rien, il doit à ceux qui travaillent un point c’est tout. Il doit à ces cadres, ingénieurs, ouvriers et employés qui ont jusqu’ici fait tourner l’entreprise et vont pour la plupart se trouver à la rue avec des dizaines. de milliers d’autres salariés d’entreprises sous traitantes.

Mais certains vont dire ce serait engendrer une révolution que de nationaliser Peugeot ! Car il y en à d’autres dans la même situation.

Eh bien allons y, en terme d’économie politique cela s’appelle SOCIALISER LES GRANDS MOYENS DE PRODUCTION. Vieille idée toujours nouvelle !

Nos partenaires européens en auraient froid dans le dos. Mais en vertu de quoi la France ne pourrait donner l’exemple d’une économie mixte, en quoi cela l’empécherait d’être compétitive et capable de maintenir ses partenariats commerciaux ? Est ce que la défense des droits sociaux qui vont de pair avec la logique de certaines collectivisations (ils ont tous peur de ce mot même dans les milieux de gauche), en quoi cette défense peut-elle nuire à nos amis allemands, anglais, espagnols ou italiens et même roumains et polonais. Elle leur donnerait des idées qui ne sont évidemment pas celles de leurs patrons et dirigeants actuels.

Putain ! Français, vos ainés ont fait la révolution contre toute l’europe POUR LE BIEN DES PEUPLES EUROPEENS, alors qu’attendez-vous ?

NE LAISSEZ PAS TOMBER LES TRAVAILLEURS D’AULNAY…CE SERA UNE OEUVRE SALUTAIRE !

 

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