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Conférence sociale

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2012

 

Mots clés : sécurité sociale,           budget,           csg,           gouvernement,           coût du travail,           sommet social,           louis gallois,

A lire dans l’Humanité de ce mercredi : l’argument du coût du travail pour justifier un nouvel allègement de cotisations patronales est très contestable. La hausse de la CSG, pour compenser, pèserait sur les ménages.

Imposé dès 1945, lors de la création de la Sécurité sociale, le principe de son financement par une cotisation sociale acquittée par les entreprises n’a jamais été vraiment accepté par le patronat. Lancée de longue date, l’offensive libérale pour réduire la part des cotisations dans le budget de la Sécu au profit de l’impôt connaît un regain depuis quelques années, en ciblant tout spécialement les cotisations affectées à la branche famille. Principale justification avancée : ces cotisations pèsent sur le coût du travail, lequel expliquerait la perte de compétitivité des entreprises françaises, en particulier celles de l’industrie, plus exposées à la concurrence internationale.

Coût du travail moindre en France qu’en Allemagne

Or, d’après le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale de juin 2010 (1), la différence de coût du travail annuel par salarié entre la France et l’Allemagne est « substantielle » et… à l’avantage de la France : ce coût est de 52 458 euros outre-Rhin, contre 46 711 dans l’Hexagone, soit 12 % de différence. Publiée récemment, une autre étude européenne révélait un coût horaire de la main-d’œuvre dans l’industrie légèrement inférieur en France : 33,16 euros, contre 33,37 euros. Ce qui n’empêche pas l’industrie allemande de tirer beaucoup mieux son épingle du jeu que la nôtre.

Coût du capital ignoré

L’argument de la compétitivité pour décharger les entreprises de leur responsabilité dans le financement de la Sécurité sociale, en transférant les 5,4 points de cotisation famille (soit quelque 30 milliards d’euros) sur l’impôt ou la CSG, est donc pour le moins très contestable. D’autant que l’expérience des multiples exonérations de cotisations concédées au patronat depuis une trentaine d’années au nom de l’emploi n’a pas démontré leur efficacité. Rappelons que les idéologues de la baisse du coût du travail ignorent systématiquement une autre charge pesant sur les entreprises : le coût du capital, donc, les prélèvements financiers, pour l’essentiel les dividendes versés aux actionnaires, eux en pleine croissance, qui représentent en 2010 318 milliards d’euros (davantage que le total des cotisations Sécu, 281 milliards…)

Le « choc de compétitivité », que Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, dit espérer d’une telle mesure, risque d’autant moins d’être au rendez-vous qu’une hausse de la CSG de 3 points, nécessaire pour compenser la suppression des cotisations patronales famille, se solderait par un prélèvement sur les ménages du même niveau. Et donc par un choc contre le pouvoir d’achat et la consommation, moteur de la croissance.

La CSG pas indolore pour les ménages

Car la CSG n’est pas l’impôt indolore, ni « plus juste » – comparée à la TVA « sociale » instaurée par Sarkozy et que le gouvernement Ayrault va supprimer – que l’on dit. Certes, son assiette est large, et inclut revenus des actifs, des retraités, mais aussi les revenus du capital (patrimoine et placements). Mais les contributions sont très inégales : 12 % seulement du rendement total de la CSG proviennent du capital, le reste, des revenus du travail. Un cheval, une alouette : vous avez dit justice ? Pour répondre au besoin en augmentation de protection sociale tout en visant l’efficacité économique, une autre réforme du financement de la Sécurité sociale serait envisageable, consistant à abaisser la cotisation pour les entreprises ayant une politique d’emploi et de salaire vertueuse (ce qui, au final, engendrerait des recettes accrues), et, inversement, à faire payer plus chez celles qui jouent contre l’emploi et les rémunérations.

A lire aussi dans l’Humanité sur la Conférence sociale:

  • Rude bataille sur « le coût du travail »
  • Ce que le gouvernement retient des travaux de la conférence sociale
  • Reportage: Les « Conti » du Vaucluse, otages du bon vouloir patronal depuis six mois
  • Point de vue: « Une loi pour obliger le propriétaire à céder un site », par Mohammed Oussedik (CGT)

COMMENTAIRE

LA DIFFERENCE ENTRE COMMUNISTE ET SOCIALISTE

Quand on me demande la différence entre un communiste et un socialiste je suis souvent tenté de me lancer dans des explications théoriques et historiques entre mouvement révolutionnaire et mouvement réformiste qui depuis plus d’un siècle influencent la classe ouvrière et comme l’on disait autrefois ses alliés naturels. Tout cela dans le prolongement de la révolution française qui déja était confrontée à des oppositions entre ennemis des privilèges et défenseurs de ceux-ci.  Ce qui n’a pas manqué de générer ce que  depuis l’on a appelé Républicains et Conservateurs.

Comme les puissants de ce monde ne mettent jamais leurs oeufs dans le même panier, chacun de ses deux camps a bien entendu été pénétré des ses extrêmes et de ses modérés . Bien que l’histoire ne se répètent pas dans le détail, il est bien évident que la lutte des classe provoque cependant, quant au fond, des similitudes de comportement politique ou les intérêts de chacun apparaissent de manière parfois évidente, parfois camouflée.

Ainsi nous voyons a nouveau émerger, dès cette première (et nécessaire) confrontation sous forme Conférence entre les différentes classes concernées au classique débat entre intérêt particulier et intérêt général, la question : qui doit payer pour l’intérêt général ?

Les camp des intérêts particuliers (dont le medef est la marque essentielle) n’est pas insensible, face à celui de ceux qui lui vendent la marchandise  la plus précieuse, leur force de travail, baptisés les salariés, à toute proposition qui diminuerait le prix de cette force de travail, car cela conforterait leurs profits au prétexte de défendre leur compétitivité. Des profits dont chacun sait avec la crise qu’ils servent à  spéculer dans la finance notamment sur le dos de l’état. Et pas seulement en France, vous le savez comme moi…

Etat investi de la mission d’incarner l’intérêt général  et qui se trouve être entre les mains des Républicains réformistes (socialistes), cependant portés au pouvoir grace au soutien des Républicains révolutionnaires (pour une bonne part communistes au sein du Front de Gauche)

Dilemme pour le gouvernement de cet état : qui effectivement doit payer ? celui qui de fait prend les profits parce qu’il possède l’usine et la banque ou celui qui les produit par son travail salarié.

Et bien très chers amis et jeunes qui peut-etre lisez ce blog le réformiste (socialiste) choisit la CSG qui fera payer tous les salariés, le révolutionnaire (communistes) prefèrera taxer l’entreprise qui spécule et ne crée pas d’emploi (mais vit de ces derniers).

C’est là qu’est la principales différence entre communiste et socialiste. Ce qui ne veut pas dire que la force électorale du premier ne puisse pas faire réfléchir le second. Ou peut-être les intéressés eux-mêmes qui de temps à autre déboulent dans les rue et occupent les entreprises.

Cela nos éminents politologues de la télé et des médias en général ne vous le diront pas !

Et si vous avez une grande sympathie pour les socialistes, ce qui est votre droit le plus absolu, sachez que le communiste que je suis ne s’adresse pas à eux pour les combattre mais pour en être les aliiés !

Mais pas à n’importe quel  prix ! Et l’augmentation que l’on me prépare d’une CSG que je paie trimestriellement à hauteur de 463 € (ce qui est déjà beaucoup), l’augmentation des prix de ce commerçant qui me dit être accablé de charges  mais commence à réaliser que son chiffre d’affaire est à la baisse à cause du « manque d’argent » de ses clients, tout cela ne m’incite guère à l’indulgence à l’égard de ce gouvernement

 

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