• Admin.du Site

  • Archives

UNE LETTRE A LAQUELLE JE SOUSCRIS PLEINEMENT

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2012

http://www.elysee.fr/ecrire/

Fontaine, le 30 juin 2012

Monsieur le Président de la République

Le bruit courrait depuis quelques jours et voilà qu’il est confirmé par la voix officielle : le coup de pouce au SMIC sera de 0,6% ! Cela après cinq années de sarkozysme où le pouvoir d’achat du SMIC et des salariés en général a reculé. Quelle honte ! Cela n’est pas une augmentation c’est une provocation. Savez-vous seulement comment on peut vivre avec le SMIC actuel ? Comme vous ne le savez pas, je vous donne la réponse : «

très mal ! », essayez quelque temps. Pas étonnant après cela que les salariés soient nombreux à dire « la gauche et la droite c’est la même chose ».

Comme vos prédécesseurs vous voulez opérer « le » redressement (dans l’effort justement réparti) puis avec la croissance, la redistribution. Mais des efforts les salariés de notre pays n’arrêtent pas d’en faire et cela n’améliore pas leur sort ! Ça n’est donc pas la solution !

Un début de solution serait déjà :

- une autre répartition des richesses en faveur des salariés (retraités, chômeurs…)

- Une hiérarchie des revenus de un à cinq, par exemple un SMIC à 2000 € et un maximum à 10 000 €. J’imagine (je ne peux que l’imaginer) qu’avec 10 000 € on vit très bien.

- Rendre la Sécurité sociale aux travailleurs avec des conseils d’administration élus à la proportionnelle sur listes syndicales, un patronat exclu de ces instances, car de même qu’il ne gère pas notre salaire direct, il n’a pas vocation à gérer notre salaire socialisé.

- Égalité d’accès aux soins pour tous c’est-à-dire la gratuité totale, car la sécurité sociale n’est pas qu’un coût, mais un facteur progrès et de productivité.

- Il va de soi qu’il faut supprimer les exonérations de cotisations sociales dont la seule efficacité et de gonfler les profits.

Devant le Conseil économique et social, le 12 juin, vous avez affirmé : « 

La croissance ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires, au moment où les États connaissent un endettement élevé » (*). Il est commode d’évoquer le dogme de la dette publique pour justifier des mesures d’austérité. Mais auriez-vous déjà oublié que la dette publique est due en grande partie aux cadeaux faits aux privilégiés et au renflouement des banques privées ? Dans l’art de transformer la dette privée en dette publique on ne peut faire guerre mieux. Et puis le capitalisme semble ne pas pouvoir se passer de dette publique ! Déjà, en 1850, dans « Les luttes de classes en France », Marx nous prévenait :

« …l’endettement de l’État était d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui régnait et légiférait par l’intermédiaire des Chambres. En fait, le déficit de l’État était l’objetmême de sa spéculation et la source principale de son enrichissement. À la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Et chaque nouvel emprunt offrait à l’aristocratie financière une nouvelle occasion d’escroquer l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de négocier avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt offrait une nouvelle occasion de dévaliser le public qui avait investi ses capitaux en rente d’État, par des opérations de bourse au secret desquels gouvernement et majorité de la chambre étaient initiés ».

Souvenez-vous qu’en 1968 le SMIC a été augmenté de 35% sans pour autant mettre les entreprises en difficulté et en faisant reculer le chômage.

Après l’austérité de droite, nous aurons donc l’austérité de gauche. Mais le parti socialiste est-il encore un parti de gauche ?

Être de gauche ça n’est pas seulement un affichage, mais la mise en oeuvre d’un véritable progrès social qui ne peut se faire qu’en faisant reculer les forces du capital.

Et comme le rappelait un humoriste, « il faut que les politiques arrêtent de nous dire ce que l’on doit faire, ils doivent faire ce que nous leur disons ».

Sans illusion sur la prise en compte de mes propositions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, mes respectueuses salutations.

Michel Cialdella Citoyen en colère

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...