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Pour le Front de gauche, « l’austérité n’est pas un passage obligé »

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2012

Discours d'Ayrault: une forte attente

Mots clés : pcf,           front de gauche,           assemblée nationale,           jean-marc ayrault,           andré chassaigne,           gouvernement,           gauche démocrate et républicaine,      

 Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a obtenu ce mardi soir le vote de confiance de l’Assemblée nationale, grâce aux 302 suffrages des députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et trois élus ultramarins. Les élus du Front de gauche ont préféré s’abstenir.

Pour les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine, moins trois de ses membres ultramarins (Bruno Nestor Azérot (Martinique), Huguette Bello (Réunion) et Gabriel Serville (Guyane)), il s’agit non « pas d’un vote d’opposition, mais d’un vote de construction » contre les mesures de rigueur économique annoncées par le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale.

Résultats contraires à ceux souhaités

Pour André Chassaigne, le président du groupe GDR, ce vote « veut dire : « Nous pensons que vous faites fausse route ». L’austérité n’est pas la solution. Une politique de rigueur aboutit aux résultats contraires à ceux recherchés, on l’a constaté dans beaucoup de pays. Beaucoup d’économistes disent qu’il faut sortir de ce carcan et qu’il faut avoir des politiques de croissance qui permettent de répondre aux attentes sociales mais qui permettent aussi de relancer l’économie. »

Jeter le gant face aux marchés

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, perçoit un renoncement derrire les mesures de rigueur du gouvernement: « A s’en tenir là et en appelant les députés à ratifier le pacte budgétaire européen, qui sera le principal obstacle à la souveraineté nationale et aux changements voulus par les Français, le Premier ministre sera vite conduit à jeter le gant dans le combat à mener contre les marchés financiers, les institutions bancaires et une Troïka européenne plus éloignés que jamais des intérêts populaires ».

Pour le Parti de gauche, les objectifs du chef du gouvernement en vont pas assez loin. « Aucun engagement précis n’est annoncé contre les licenciements boursiers et la possibilité de préemption d’entreprises fermées alors qu’il existe des repreneurs intéressés », souligne sa confondatrice, Martine Billard.

Offensif sur la fiscalité

Le député du Puy-de-Dôme annonce que ses collègues du Front de gauche développeront des « propositions alternatives », en particulier sur la fiscalité en prônant une politique « beaucoup plus offensive pour les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu ». « Il faudra aussi revoir l’impôt sur les sociétés ainsi que la politique d’allègements des cotisations sociales », a remarqué M. Chassaigne.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Quand je tente de me faire une opinion sur la gestion des affaires de l’état et de ce qu’il peut décider et faire pour impulser l’économie de notre pays, son développement et donc accroitre la richesse produite, je suis toujours tenté de faire des comparaisons avec le quotidien d’un ménage, d’une entreprise, car cette dimension est plus accessible à mon entendement.

Certains considérablement plus expert que moi en la matière me diront que ce n’est pas comparable et pour cause puisque l’état  ne tire pas ses ressources d’un travail précis (une profession, une activité d’entreprise) mais vit de l’impôt et donc de la contribution de chacun à la dépense publique.

En effet hormis les services publics dont il a la charge directe, l’état se voit contraint de « composer » avec ceux qui ont à charge eux de produire la richesse nécessaire, qui en retour sera productrice de recettes fiscales et des cotisations sociales.

Selon certains, des décisions fiscales et des prélèvement sociaux que l’état opère sera censée dépendre la réussite des entreprises dans la production des richesses (vision tres droitière de la question) celui-ci - l’état - devient, fort de la politique choisie par ses dirigeants (représentant théoriquement tout le peuple) un acteur direct de l’impulsion de l’économie.

Là ou le bat blesse c’est que les lieux de production de richesse sont l’objet d’orientations économiques et de décisions qui appartiennent à des propriétaires d’entreprises qui  cherchent à s’assurer le meilleur bénéfice. Et ne vont pas (je dirai c’est bien naturel !) se préoccuper outre mesure d’oeuvrer, sinon sous la contrainte de la loi, à alimenter les caisses de l’état.  On peut même affirmer qu’ils vont tout faire pour s’en libérer. Du travailleur libéral jusqu’au plus grand patron en passant par les petits et les moyens, chacun va regarder midi à sa porte.

Il n’est que de prendre l’exemple de l’échec des chefs d’état, des partis politiques censés imposer cette solidarite nécessaire, dans certains pays du monde (en Amérique latine mais aussi en Europe, en Afrique ou en Asie) au cours du 20ème siècle par exemple, pour constater comment ces « libéraux » ont su s’unir, à la moindre difficulté économique et sociale de ces pays pour défendre de manière parfois tres dure et violente leur « indépendance économique » et la recherche d’un état « providence pour eux ». N’hésitant pas à prendre appui sur les puissances économiques mondiales.

Ainsi ces minorités (car ils sont minoritaires) toujours sous l’implusion de leurs éléments les plus riches s’opposent, en prenant appui sur la partie la plus moutonnière du peuple (parfois tres nombreuses) qui n’a pas nécessairement, dans la durée, la conscience de classe indispensable à la notion de défense de ses intérês à moyen et long terme, qui en oublie parfois même les avantages que lui donnent les conquêtes sociales passées.

Allez expliquer aux nouvelles générations qui naissent dans un confort relatif, même lorsqu’ils sont précaires, qu’ils le doivent à des luttes parfois sanglantes, de leurs ainés d’il y a un siècle ou même deux ?

Non et cela est aussi bien naturel ils sont sensibles aux discours démagogiques, aux oppositions de catégories d’une même classe laborieuse, y compris aux tentatives de mises en opposition des générations. Pour certains, le bourgeois exploiteur des tours de la défense connait pas, mais le retraité qui vit paisiblement dans son pavillon et lui semble avoir ce qu’il n’aura jamais selon lui, devient un élément de convoitise.

Et que pense ce même retraité qui a travaillé (et cotisé) toute une vie, de l’insécurité et de l’incivilié dont il est victime ? L’adversaire, le coupable devient vite l’adoslescent bruyant…

On pourrait multiplier les exemples de ceux qui sont fragilisés dans leur esprit et vulnérables « idéologiquement »

Tous ceux-là seront assez nombreux demain et suffiront à donner à ces « libéraux » dont j’évoquais, quelles que soient les « garanties qu’on leur consente, la possibilité de revenir au pouvoir pour nous enfoncer encore un peu plus dans des sociétés d’exploitation source essentielle et fondamentale de l’inégalité.

Alors vite, la gauche de ce pays a tous les moyens pour donner prépondérance à l’intérêt général mais cela passe par le contrôle et parfois même la maitrise de la production des richesses et les systèmes bancaires de leur répartition. Cela passe par une réorientation de la consommation devenue source de gaspillage mais aussi de mal vie ! Cela passe à l’ère de la mondialisation capitaliste par la contestation des mécanismes libéraux mids en place.

Pour cela il faut se doter d’institutions gérées démocratiquement. Placer la démocratie au coeur des gestions, des collectivités, de l’état et des entreprises. y impliquer TOUS LES CITOYENS. Un autre république s’impose.

Si elle ne vient pas par les représentants élus, alors le peuple devra s’en méler.

Sans prétendre être prophète gageons qu’il le fera ! Peut-être pour les plus conscients est-ce la qu’il faut porter nos efforts et rassembler les plus avertis de l’utilité de cette intervention populaire.

(A suivre et à corriger)

 

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