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Voir autrement la politique

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2012

Serions nous en train de perdre nos illusions ? Pour ce qui me concerne je ne m’en faisais guère. Pour le Parti auquel j’adhère, je pense qu’il en était de même.

Non vraiment les illusions je les ai trouvées autour de moi dans cette campagne électorale ou 90% de mes concitoyens ont voté  pour d’autres candidats que celui du Front de Gauche (au premier tour de la présidentielle)

Ces 10 % représentent dans ma ville 700 voix qui ne se laissent pas berner par la pensée unique dont on se rend bien compte qu’elle domine le débat idéologique et politique ! Si l’on y ajoute les 2 % de l’extrême gauche on voit bien que la pensée « révolutionnaire » n’est pas dominante. Disons au mieux elle se maintient

33 % ont rejeté Sarkozy en votant pour plus extrêmes que lui, indigestes à une immigration qui les déboussole complètement, avec évidemment ce plus de pseudo social quil croyaient trouver dans les propositions du FN.

Les fidèles du Président sortant et la variante centriste totalisant 30 %.

Quant au Président élu il a obtenu presque 21 % ! C’est sans doute de là que vont surgir les désillusions !

Un peu plus d’un tarasconnais sur dix s’est exprimé et  a approuvé des  propositions qui constituent, selon nous, la seule solution pour combattre une crise qui n’est pas conjoncturelle mais bien celle d’un système qui depuis la révolution française est politiquement remis en cause et dont les républicains* de gauche et quelques autres ont démontré les mécanismes qui lui sont inhérants (joint inséparablement)

Donc un peu plus de cinq  sur dix ont affirmé à leur façon un désir de changement en votant soit FN , soit socialiste ?

Un peu moins de quatre sur dix ont estimé que cinq ans de sarkozisme étaient un moindre mal.

Deux sur dix inscrits ont préféré ne pas se prononcer. Ils seront  à la législative cinq !

Traduits en termes politiques ces résultats donnent à la gauche un tiers des voix et deux tiers à la droite ! Mais va-t-on continuer à raisonner ainsi ? Coller un étiquette à un groupe d’électeur c’est considérer à priori (ce qui semble se confirmer actuellement) que ces électeurs ont choisi définitivement une appartenance dans laquelle nous devrions définitivement les ranger.

Ce serait considérer que l’on doit éluder (effacer) les intérêts de classe ou de catégories au bénéfice d’un  choix dicté la plupart du temps par une médiatisation orchestrée d’en haut.

Je ne prendrai qu’un exemple, celui de la population d’origine immigrée et de celle que certains veulent à tout prix lui opposer et que l’on baptise parfois improprement de « souche »

L’une et l’autre sont traversées par des courants de pensée qui ont à voir avec leur appartenance sociologique. L’une et l’autre comprennent des ouvriers et des employés aux statuts différents, l’une et l’autre comprennent des retraités complétement démunis et des retraités plus à l’aise, l’une et l’autre comprennent des commerçants et des artisans, des locataires mais aussi des bailleurs, des religieux et des non religieux, etc.

Certes la population d’origine immigrée est soumise à l’exclusion et aux revenus moindres que des familles intégrées depuis des années. Certes elle subit une exploitation qui la met en opposition avec des couches moyennes (notamment dans le milieu agricole et le batiment). Mais elle voit se développer également des comportements liés à la « réussite » de quelques uns qui ne sont pas sans générer des prises de parti parfois étonnantes.

On retrouve, sans doute à un autre niveau de revenus, les mêmes problématiques parmi la population « de souche »

Il n’empêche que les opposer demeure un artifice qui les éloigne de la prise de conscience de classe. C’est là tout le travail auquel se livre le FN et la droite en général.

Et c’est parce que nous restons parfois sur une position purement défensive à partir de valeurs purement « humanistes », voire comme on nous en accuse « angéliques » que nous sommes jugés déconnectés de la réalité par ceux là mêmes qui souffrent de la crise ! D’autant que nous employons volontiers un vocabulaire qui ne peut être compris que par ceux qui maitrisent parfaitement l’histoire.

Remettre le débat sur la notion de classe, sur celle de catégories de classe, ou pour le moins nous déterminer sur ces critères, pourrait peut être nous amener à faire autrement de la politique que par la stigmatisation de l’autre catégorisé arbitrairement à partir de ses origines.

 

* Ce n’est pas d’aujourd’hui  que ces républicains s’affrontent sur la nature d’indispensables transformations à réaliser  pour permettre une durable et juste répartition des richesses. Ils ont eu, parfois ensembles, à affronter des courants politiques apparentés à l’ancien régime (L’Ancien Régime est le nom donné à la période de l’histoire de France allant de la Renaissance à la Révolution française, qui marque la fin du royaume de France et l’avènement de la République française (xvie - xviiie siècle).

Mais ces républicains n’ont évidemment pas cessé de s’affronter entre eux en fonction des intérêts  de chacune des classes dont ils se prévalaient (ouvertement ou non) La bourgeoisie triomphante du 19ème siècle et le prolétariat naissant ont, depuis deux cents ans, été au coeur de ces affrontements. Ce n’est donc pas d’aujourd’hui qu’émergent tous les conséquences politiques  de cette lutte. En particulier les idéologies ultra conservatrices portées par des partis qui savent s’adapter face aux défaillances des systèmes républicains, quitte à se réclamer de la république !

Sauf qu’au fil des années ce que l’on appelait le prolétariat s’est transformé au même titre qu’ont évolué, en nombre et en positionnement social, les différentes catégories de la bourgeoisie. Le rapport entre salariés et non salariés s’est carrément inversé au point que l’on peut considérer que ces derniers, et notamment les plus riches, sont extrêmement minoritaires bien que captant les richesses et les utilisant à des fins de profits toujours plus grands.

Objectivement les travailleurs salariés ont intérêt à ce que la production devenue sociale  soit maitrisée par eux et que, pour le moins, ils puissent l’orienter en fonction des besoins de la société tout entière.

D’ou la nécessité d’en finir progressivement avec la propriété privée des grands moyens de production et d’échange qui permet à une classe non seulement de s’enrichir sur le dos des peuples mais d’avoir les moyens de pérenniser son pouvoir en manipulant les esprits.

D’ou également la nécessité de doter la société d’institutions garantissant le pouvoir du peuple et le contrôle de ses représentants élus démocratiquement (ce qui n’est pas tout à fait le cas actuellement)

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