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La position de la CGT pour la présidentielle

Posté par jacques LAUPIES le 15 mars 2012

 Alors que les autres syndicats se contentent d’interpeller ou de rencontrer les candidats, la CGT, qui a déjà appelé ouvertement à changer de président de la République, et organisé une conférence de presse commune entre Bernard Thibault et Jean-Luc Mélenchon, affiche sa différence. Dans une déclaration publiée hier, la CGT ne donne pas de consigne de vote – elle ne le fait plus depuis 1988 – mais réexplique qu’ « elle ne saurait être neutre, au regard de la gravité des enjeux » et désigne les candidats pour qui il ne faut pas voter, selon elle. Réaffirmant ses « dix exigences pour sortir de la crise » (revaloriser les revenus, contrôler les aides publiques aux entreprises, les contraindre à des alternatives aux licenciements, supprimer les exonérations sur les heures supplémentaires, etc.), elle critique longuement le bilan de Nicolas Sarkozy, dont le programme « rejoint les exigences du Medef » et dont la réélection « ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux » . Elle renouvelle aussi « son opposition aux  idées véhiculées par le Front National.

 

COMMENTAIRE DU POLITOLOGUE AMATEUR

18 mars : au moins 900 militants bénévoles mobilisés

 Il est difficile pour une organisation syndicale chargée de la défense d’un catégorie sociale donnée; notamment quand il s’agit des salariés qui représentent 90 % de la population et se répartissent en tendances politiques diverses, parfois en concurrence ou même opposition radicale, de se prononcer en faveur de l’une ou de l’autre.

Il ne reste plus à cette organisation syndicale que de rappeler ce qu’elle souhaite en faveur de ses adhérents. A eux de voir donc ce que proposent ces tendances et de faire leur choix en fonction de leurs revendications. Si cela était aussi simple  à obtenir les salariés qui dans tous les sondages placent l’augmentation des salaires, la retraite à 60 ans pleine et entière, le droit au remboursement des dépenses  à 100  %, le refus des délocalisations et des licenciements boursiers, le droit au travail pour tous, le droit au logement, à l’éducation et à la culture, tous ces salariés voteraient FRONT DE GAUCHE !

Mais voilà ces salariés sont seulement 11 % (peut-être plus au moment ou nous écrivons) à vouloir le faire. Cela est disproportionné avec la traduction politique de leurs aspirations. Tout simplement parce qu’il ne savent pas que ces propositions existent, qu’elles sont réalisables et qu’ils sont submergés de discours dont la fonction essentielle est de les en détourner : par la contestation radicale de cette possibilité et par des impostures de gauche et de droite qui tentent d’en faire douter.

Entre le Contrat social de Rousseau et la prise de la Bastille il s’est passé du temps. Il aura fallu un siècle pour que la laïcité s’impose, cent cinquante ans pour que la République se socialise, deux siècles pour tenter de les consolider sous une forme élecorale . Ces bonds en avant ont été précédés de luttes difficiles comme la révolution de 1848, la commune de Paris, les grands mouvements sociaux de 1936 et de 1968. Sans omettre les terribles épreuves que furent la première et la seconde guerre mondiale avec la lutte contre le nazisme, les guerres coloniales.

Une constante cependant apparait : le lien nécessaire pour aboutir à des conquêtes sociales et politiques importantes entre le mouvement social (les grèves, les manifestations) et l’action politique (les élections et le travail parlementaire)

Un candidat comme Mélenchon qui semble bien mesurer cette correlation, face à des candidats  qui ne misent que sur l’action politique, souvent enfumée qu’ils pratiquent, devrait, à l’appui des forces qui le soutiennent, interpeller tous ceux qui s’engagent sur le plan syndical.

Sont-ils si nombreux à dire en substance  comme Mélenchon : si l’on nous demande de gouverner en renonçant à ce que vous, électeurs exigez de nous, nous ne le ferons pas !

Melenchon à Clermont Ferrand

<iframe frameborder= »0″ width= »480″ height= »270″ src= »http://www.dailymotion.com/embed/video/xpgnxc »></iframe><br /><a href= »http://www.dailymotion.com/video/xpgnxc_discours-de-jean-luc-melenchon-a-clermont-ferrand_news » target= »_blank »>Discours de Jean-Luc M&eacute;lenchon &agrave; Clermont-Ferrand</a> <i>par <a href= »http://www.dailymotion.com/PlaceauPeuple » target= »_blank »>PlaceauPeuple</a></i>

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Les opportunités criminelles…

Posté par jacques LAUPIES le 14 mars 2012

 

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une réalité qui dépasse l'entendement

Nous vivons une époque ou les politiques et plus encore tout un panel de commentateurs, éditorialistes et autres intellectuels chargés d’informer, susceptibles d’être des éducateurs de la jeunesse ou des masses dites populaires, se querellent à propos de révolutions, sociales ou nationales, de coups d’état , en comptant les morts, les torturés, les soldats ou les civils tués à cette occasion.

 Depuis la révolution française qui elle-même fait évidemment débat sur les cruautés, les exactions qui ont pu être commises, d’autres évènements historiques, d’autres révolutions ont généré (notamment par la contre-révolution qui a suivi) des meurtres et tueries de toutes sortes. Les plus souvent évoqués sont ceux qui ont revêtu la forme du génocide, sans doute la forme criminelle la plus abjecte ou on élimine sur des bases ethniques ou raciales.

 Certains estiment également que des éliminations systématiques à partir d’une appartenance sociale, nationale ou les victimes ne sont que des personnes supposées défendre un régime, refuser  la perte de leur statut de classe, sont de moindre portée. Ils prétendent ainsi qu’il faut savoir vaincre ceux qui résisteraient à tout ordre nouveau, d’égalité et de justice et que se priver de cela peut conduire à maintenir  l’ordre ancien basé sur l’exploitation (le goulag, la révolution culturelle en Chine; la révolution khmers, en sont de sinistres exemples)

 Ainsi on introduit la notion de bien ou de mal avec évidemment le sentiment que le bien (dont chacun se prévaut) autorise l’éradication du mal.

 Et vas y que je disserte sur la terreur et le massacre des vendéens qui n’était en fait que le résultat de leur refus d’accepter la République, laquelle bien sur avait beau jeu d’expliquer que les féodaux faisaient crever de faim le peuple et l’engageait dans des guerres pour se partager les terres de la planète. Sans oublier la  collaboration avec l’étranger au détriment du réflexe patriotique.

  Et vas y que je disserte sur les exactions commises sur des prélats et des bourgeois  par des communards, issus d’un peuple affamé et usé par des guerres inutiles, lesquel avait beau jeu d’expliquer qu’il défendait la liberté et l’égalité face à la collaboration avec l’ennemi

 Et vas y que je disserte sur les procès et l’épuration de bon nombre de collaborateurs par des résistants issus d’hommes et de femmes pour qui l’oppression et l’occupation nazie était insupportable au point de mettre en cause leur propre vie.

 Et vas y que je disserte sur ces exactions des  révolutionnaires algériens  qui après huit ans de luttes pour  le droit de leur peuple à des droits et à la dignité dont les avait privés le colonialisme.

 Depuis l’antiquité, en fait depuis que les hommes entretiennent des rapports d’exploitation et se sont éloignés des temps primitifs ou prévalaient, hors la solidarité interne des clans, la dispute des territoires de chasse, les guerres, les conflits de toutes sortes prennent des tournures criminelles. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas fini à une époque ou la dispute porte sur des richesses énergétiques, des territoires de productions agricoles ou industrielles et surtout des forces de travail à bas couts.

 Nous venons de vivre les révolutions arabes. Le conflit syrien fait pleurnicher beaucoup de dignitaires et la encore chacun recherche ou est le bien ou est le mal. Et l’on voit de gauche ou de droite des personnalités choisir leur camp au sempiternel principe des « droits de l’homme » que tout le monde accommode à sa sauce.

 Le Drame est que tous oublient ou font semblant d’oublier que l’incendie à des causes profondes qu’il faut aller chercher dans les injustices dont sont victimes des classes et parfois des peuples entiers. Un réflexe salutaire si l’on veut éviter de se trouver un jour en position de victime d’un massacre quels qu’en soient les instigateurs. Et cela peut arriver plus vite qu’on ne le pense, avec la bénédiction de toutes sortes de prophètes.

 Aucun des exemples précités n’a échappé à cette règle qui a toujours pour fondement l’exploitation de l’homme par l’homme. Aucun de ces exemples n’est exempt de la cruauté, même inégale, entre les parties opposées. Aucun de ces exemples n’est exempt de massacres d’innoccents.

 Les jeunes devraient être avertis, y compris dans notre « douce France » qu’ils courent le risque d’un de ces cataclysmes  s’ils n’entendent pas ce que d’évidence nous explique l’histoire pour peu que l’on y introduise une analyse de classe.

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Sarkozy à Villepinte : « un discours anti-social qui le condamne à perdre » (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2012

 

Cet après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n’ont pas une seule fois été évoqués.

Et quand le chef de l’État a parlé du social, c’est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.

Quand à l’Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l’ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l’austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s’est d’ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.

On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C’est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus.

Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

MON COMMENTAIRE de POLITOLOGUE AMATEUR

La comédie continue cependant au point que selon le dernier sondage publié Sarkosy dépasserait Hollande au premier tour, que Marine Le Pen stagnant nous révèle qu’elle a ses 500 signatures dont certains crédules pouvaient penser qu’elle était en danger de ne pas les obtenir. Une Marine qui crie à l’imposture parce que son concurrent en place chasse sur ses terres pendant qu’elle tente de chasser sur celles de la gauche.

Hollande reste sur ses ambigüités (se hasardant à parler ce qui ne coutera rien comme hier des l’ouverture des archives pour les familles des victimes de Karachi) à grand renfort de pub et des moyens dont il dispose sur le terrain : du porte à porte dont il veut être le champion avec ses multiples relais dont on sait qu’ils sont souvent d’origine associative.

Quant à Bayrou, autre outsider en réserve de la droite, il occupe des terrains bien précis ou l’on retrouve ceux qui aiment bien couper la poire en deux, croyant vertueusement en la modération en toute chose. Imperméables qu’ils sont à la dure réalité des affrontements de classe même lorsqu’ils en sont de notoires victimes tels ces étudiants en quête d’avenir, frustrés et convaincus de la supériorité que leur confèrent leurs études, ces cadres en perte de reconnaissance, ces retraités aisés qui oublient trop souvent que leur petit confort relève plus des luttes ouvrières que de leur passivité légendaire.

Il n’est pas un sondage qui ne soit publié sans que ces quatre candidats apparaissent en priorité, quand ce n’est exclusivement, ce qui évidemment est fait pour impressionner le spectateur. Si j’osais je dirais que la bande des quatre est recomposée en précisant toute fois que cela n’est pas venu seul et que des lobbies y contribuent.

Ce n’est pas parce que des électeurs se reconnaissent dans cette quadrette mise en scène, médiatisée, depuis des décades, que les jeux sont faits. Alors qu’en France il est acquis que les idées de gauche sont majoritaires il est pour le moins surprenant que depuis des années les classes dirigeantes et leur arsenal médiatique arrivent imposer cette idée que la gauche c’est 1/3 de supporter de Hollande contre 2/3 de variantes de droite incarnée par Sarko-Le Pen-Bayrou.

Les politologues de service ne sortent évidemment pas de cette présentation, peinant à s’en détacher, omettant qu’il y a un potentiel de 15% qui sont attirés par la gauche de la gauche (selon la formule consacrée) et que Jean Luc Mélenchon a lui seul semble en représenter la majorité des deux tiers.

Un quinze pour cent qui, avec des moyens limités et la quasi ignorance que leur impose les grands médias bénéficie cependant d’un réel soutien populaire sur le terrain. Un soutien qui semble inquiéter les éditorialistes de la pensée unique, au point qu’ils se demandent si la droitisation ou la modération des composantes de  la fameuse quadrette ne vont pas lui être fatales.

De quoi affoler chacune d’elles pour des raisons diverses. Elles ont bien raison car les français sont prêts à soutenir la gauche au deuxième tour et lui assurer une nette victoire. A condition que celle-ci prennent de sérieux engagements de nature à renverser la logique capitaliste et ses pratiques financières. Et chaque point gagné par Mélenchon va dans ce sens.

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Pour Mélenchon, Sarkozy lui « facilite le travail »

Posté par jacques LAUPIES le 12 mars 2012

Mots clés : front de gauche, jean-luc mélenchon, villepinte,

 Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’Elysée, a estimé dimanche que Nicolas Sarkozy lui « facilitait le travail » en disant qu’il était possible de se passer de mesures décidées au niveau européen.

Invité de l’émission « C Politique » sur France 5, le candidat du Front de Gauche a d’abord ironisé sur les 70 000 personnes annoncées par l’UMP au meeting de Villepinte du président-candidat. C’était « volontairement très théâtralisé » avec ce « meeting d’un million de personnes dans une salle de 37 000 sièges! », a-t-il lancé, mettant de côté le « numéro pour exciter la foule » sur les étrangers devant un « ramassis de réactionnaires qui vocifèrent de joie » à ces paroles.

Mais « il s’est passé un évènement politique », a-t-il poursuivi, et Nicolas Sarkozy par son discours « me facilite le travail ». « Il est le président en exercice », « sa fixette c’est les étrangers, c’est Schengen » et « il dit +l’accord ne me convient pas donc on va le changer et si on le change pas, je m’en passerai+ », « c’est exactement mon attitude » sur le traité européen et « la loi sur la concurrence libre et non faussée », a-t-il fait valoir. « Jusqu’à il y a une heure, c’était Jean-Luc Mélenchon qui parlait comme ça et on disait +vous n’y pensez pas!+ », a souligné le candidat de la gauche radicale qui veut « changer la loi sur le libre échange et la concurrence libre et non faussée » et plaide pour un référendum en France contre le traité européen.

Pour Jean-Luc Mélenchon, « la démarche politique que le Front de gauche propose depuis trois ans sur la question européenne, le président en exercice, -oubliez qu’il est de droite et que je suis de gauche-, vient de dire que c’est une méthode acceptable et jouable pour la France, donc j’avais raison ».

Et « au lieu des histoires » de M. Sarkozy sur les étrangers qui « ne tiennent pas debout », « allons nous soucier de la question du dumping social qui est intolérable », a-t-il lancé. Nicolas Sarkozy a menacé dimanche, s’il est réélu, de sortir la France des accords de Schengen sur la libre-circulation dans l’UE afin de lutter contre l’immigration clandestine qu’il estime mal contrôlée par certains pays européens.

MON COMMENTAIRE

Jean Luc Mélenchon ne manque pas une occasion de se saisir des déclarations de ses adversaires (ou concurrents) pour les utiliser avec autant d’arguments pour démontrer la justesse de sa démarche. A droite pas de cadeau ! Marine Le Pen en aura fait les frais autant que Sarkosy. A « gauche » Hollande est habilement positionné par rapport aux propositions du Front de Gauche, ce qui devrait faire réflèchir ce qui font l’amalgame entre Mélenchon et le « socialiste » vu sous on angle traditionnel de réformiste prêt à se fourvoyer avec l’adversaire de classe, c’est à dire le capitalisme.

Sans que le les ai entendus, il parait de des amis de Jean Ferrat se font les interprètes de cette vision un peu rigide et raccourcie du socialiste candidat que les communistes ont choisi. Ils iraient jusqu’à prétendre que le chanteur ne voterait pas pour Mélenchon. Ces artistes aux voix chevrotantes, que l’âge de la retraite atteint, péniblement tentent de l’imiter dans un art qui leur échappe totalement bien qu’ils en revendiquent  l’usage : la poésie.

Rien de plus facile que de faire parler les morts ! On a déja connu ça avec Jaurès et Guy Mocquet sauf que ceux  qui ont tenté de les récupérer sont à droite. Voila que Ferrat n’échappe pas à cette exécrable manie, avec d’autres qui se disent de gauche. Et ça chante « Ma France » à la manière de « Fais dodo mon petit Frère » Les paroles et ce qu’il y a entre elles échappent à leur cervelle de petit oiseau, que dis-je, de perroquet.

Et Mélenchon, dans tout ça me direz vous ! Eh bien Mélenchon il fait son boulot et il le fait bien. Et si vous doutez de sa sincérité faites en sorte qu’il continue en l’aidant plutôt que de spéculer sur la maladie dont bien d’hommes politiques ont été frappés avant lui : l’opportunisme de compromission.

Il ya un antidote à cette maladie : l’action, par le vote et par la lutte sociale,  permanente,  pour défendre les idées auxquelles l’on croit.

 

  Jean-Luc Mélenchon-jeunes correspondants de l'Humanité, les vidéos

 http://webmail1f.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=16870&check=&SORTBY=1

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Débat autour du film « Walter, retour en Résistance »

Posté par jacques LAUPIES le 10 mars 2012

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Emmanuelle Bonhomme candidate du Front de Gauche et Michel Pirotina du PCF ont animé la discussion

Ce vendredi, salle richelieu des militants du Front de Gauche avaient organisé un débat autour du film de Gilles Perret « Walter, retour en résistance » qui retrace le parcours d’un Résistant arrêté par la police française, interné puis livré aux Nazis,  Déporté dans le camps de Dachau et qui avec d’autres anciens résistants a organisé notamment un rassemblement sur le plateau des Glières en 2007.

Le film riche en témoignages de ce que fut réellement la résistance et pose au spectateur  la question des récupérations actuelles auxquelles se livrent des hommes politiques à propos de la résistance contre l’occupant alors qu’ils s’efforcent dans leur action présente de détruire les acquis sociaux  résultant du programme du Conseil National, appliqué aussitôt après la libération.

Sont également évoquées les réactions de la jeunesse qui, troublée par ces récupérations de la lutte et de l’héroïsme de combattants dont des dizaines de milliers ont perdu la vie, souvent humiliés, torturés en représailles du combat qu’ils avaient engagés.

Réaction non démunies d’une grande émotion mais qui se traduisent parfois par de surprenantes sympathies politiques y compris à l’égard des partis et organisations de droites,  de courants  qui parfois n’eurent pas véritablement l’esprit de la résistance et se présentent volontiers comme gaullistes à défaut de pouvoir se prévaloir du communisme (bien que les symboles tel que celui que représentent des martyrs de la résistance comme Guy Moquet fussent utilisés et récupérés).

Le débat qui s’ensuivit mit bien en évidence ces contradictions et la nécessité de rétablir l’histoire que trop souvent l’on analyse hors de son contexte, éludant les liens existants entre la lutte des classes et les engagements qui en découlèrent dans un combat qui heureusement prit forme d’une lutte pour l’indépendance nationale et vit l’unité de la résistance se réaliser face à l’occupant.

Il permit de rappeler aussi que cette unité ne se fit pas sans l’exigence émanant en particulier des communistes, des syndicalistes, d’apporter de nouveaux droits sociaux aux français, dans le cadre d’une économie transformée par des services publics étendus et protégés, des  nationalisations de grands secteurs vitaux de l’économie. Autant  de réalisations remises en cause et dont les participants furent unanimes à considérer qu’il fallait agir  pour les reconquérir.

Comment ne pas considérer que  ceux qui s’engagent dans ce combat dont la forme électorale présente est un aspect, sont  les résistants d’aujourd’hui préparant une société nouvelle comme l’on fait leur parents ou leurs grands parents.

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