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Mélenchon à la troisième place, devant Le Pen et Bayrou (Site Humanité)

Posté par jacques LAUPIES le 24 mars 2012

 

  Un sondage choc, réalisé par BVA entre mercredi soir et hier matin, crédite la candidature de Jean-Luc Mélenchon de 14 % des intentions de vote, passant devant le FN et le Modem. Hollande (PS) reste en tête, au premier et au second tour.

C’est l’événement du jour : selon un sondage BVA réalisé pour RTL et la presse quotidienne régionale, et rendu public ce matin, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, arrive en troisième position derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy, doublant Marine Le Pen et François Bayrou, jusqu’alors installés aux troisième et quatrième places. Il recueille 14 % des intentions de vote, un niveau encore jamais atteint, contre 13 % à la candidate du FN et 12 % à celui du Modem.
D’emblée, trois éléments retiennent l’attention dans cette enquête. Le premier, c’est que le rôle d’épouvantail joué par Marine Le Pen pour rabattre les voix sur les deux candidats en tête, afin de conjurer le spectre d’une répétition du scénario de l’élection du 21 avril 2002 n’est pas fatal. La performance du Front de gauche dans ce sondage constitue en soi un bouleversement du paysage politique, puisque aucun candidat n’était parvenu jusque-là à lui ravir le titre d’outsider. C’est un coup de tonnerre dans la campagne.

  • Scénarios bousculés

Deuxième élément, celui de la pole position toujours occupée par François Hollande, avec 29,5 % des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy (28 %). Un résultat qui ruine tous les argumentaires qui voulaient que la progression de la candidature de Jean-Luc Mélenchon s’effectue forcément au détriment du candidat PS, favorisant le « croisement des courbes » entre ce dernier et son rival de l’UMP. Non seulement il n’en est rien, mais ce sondage confirme ce que tous les autres, sans exception, ont annoncé pour le second tour : à savoir une victoire nette de François Hollande sur le président sortant (54 %, contre 46 %).
Dernier élément, et non des moindres, quoiqu’il faille encore le manier avec beaucoup de prudence : la date de réalisation du sondage, effectué par BVA entre mercredi soir et hier matin. C’est-à-dire une fois le profil du tueur de Toulouse connu. Ce détail n’est pas sans importance, sachant l’onde de choc qu’a produit ce drame et son exploitation politique depuis quarante-huit heures par la droite et l’extrême droite. Une onde qui n’a sans doute pas fini de produire ses effets, sachant que « l’évaluation et les conséquences de ce drame feront aussi désormais partie du débat de la campagne, du débat politique », comme l’a déclaré Pierre Laurent (PCF) à Public Sénat, mercredi. La tendance encourageante à la hausse continue du Front de gauche, qui s’accélère après l’immense succès populaire de la Bastille, demande à être confirmée dans la durée.

Mélenchon à la troisième place, devant Le Pen et Bayrou (Site Humanité) dans POLITIQUE meluche_0

COMMENTAIRE : L’avant du 14 % d’intentions de vote pour Mélenchon et l’après !

 D’évidence le Parti du Président de la République, comme beaucoup d’autres forces politiques en France, digère mal le succès grandissant de Jean Luc Mélenchon dans les sondages qui place ce dernier désormais au troisième rang des prétendants.

 Ce n’est pas, comme je l’ai souvent évoqué ici, la faune des plateaux de télévision, qui y aura le plus contribué. Loin de moi l’idée de généraliser car il ya des journalistes dignes de leur profession dont certains sont plus réalistes que d’autres et en viennent parfois à examiner les faits de cette campagne  avec objectivité et en rendant  justice au candidat du Front de Gauche.

 Bien entendu tout le monde se penche sur sa copie et va tenter d’expliquer  cette progression spectaculaire dont le meeting de la Bastille constitue plus qu’un symbole. Avant d’entendre nos savants politologues l’amateur que je suis  en la matière pourrait, vu d’en bas les aider, si tant est qu’ils daignent m’écouter, et  leur suggérer quelques raisons de cette progression qui je l’espère ne s’arrêtera pas là.

 Contrairement à ce que certains vont tenter de faire et font déjà, je n’opposerai pas la personnalité remarquable de Jean Luc Mélenchon à la mobilisation des militants du Parti Communiste, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire et autres groupements engagés dans le Front de Gauche.

 Le choix de sa candidature a fait discuter beaucoup de militants et de sympathisants lesquels  ne voyaient pas tous d’un bon œil que soit propulsé candidat un ancien sénateur socialiste qui, à priori, ne représentait qu’une infime fraction en désaccord avec le PS oubliant que beaucoup d’entre ces derniers l’avaient  suivi  lors du référendum sur la constitution européenne. Un référendum qui, rappelons-le,  fut un succès rassemblant sur le NON une large majorité de français.

 Mais ce qui pouvaient émettre des réserves, comme je l’ai fait moi-même, craignaient à la fois la perte de l’identité communiste et que le programme proposé ne soit pas à hauteur des nécessités de transformation dont la société française a besoin. La seule réalité que représentait le risque d’être victime d’un nouveau tassement d’un candidat communiste et d’un nouveau repli sur nous même ne me paraissant pas un argument suffisant pour renoncer à nous affirmer en tant que tel face à un peuple  de plus en plus en souffrance.

 Les faits le prouvent, ce raisonnement qui était aussi le mien n’a pas prévalu et dès lors que la majorité en a décidé ainsi au sein de notre Parti (ce qui n’a rien à voir avec des élections primaires ouvertes à tous les citoyens, lesquelles dans le contexte actuel ne peuvent échapper à la pression extérieure de l’adversaire de classe et des médias) je me suis senti engagé pleinement.

 Je pense qu’il en a été ainsi pour l’immense majorité des communistes. Restaient à convaincre, ceux qui, comme moi et pour des raisons diverses, ne s’étaient pas  prononcés nécessairement en faveur de notre candidat. Il est bien évident qu’avec un crédit de 5 à 6% d’intention de vote le chantier était énorme et que ce ne sont pas les médias qui allaient faciliter le travail. Mais peu à peu ce travail de fourmi, depuis la discussion pied à pied avec d’anciens électeurs communistes, des socialistes  ou des électeurs de ce parti, perplexe devant la timidité des propositions du PS, jusqu’à des actions plus collectives, des diffusions de tracts voire un affichage soutenu, nous avons bien senti que nous répondions bien à une demande d’offre politique.

 Bien entendu un élément déclencheur a été la popularisation de la candidature de Jean Luc Mélenchon, du programme du Front de gauche et de la manière talentueuse dont ce candidat et son équipe traduisent nos aspirations globales. Dans une France malmenée par sa bourgeoisie dont la cupidité la conduit à rendre plus pauvres des millions de français et plus riches une poignée de privilégiés. Ceci par la mise en cause des conquêtes sociales et l’écrasement des salaires, l’exclusion entretenue, le chômage aggravé, etc.

 Bien entendu il y aura eu pour nous servir les « fautes » de l’adversaire, qui en fait relèvent de la logique implacable du capitalisme qui n’a, pour survivre, d’autre possibilité que d’exploiter plus le travail y compris en exportant des capitaux en financiarisant l’économie, en supprimant ou en délocalisant des entreprises et, il faut tout de même le dire, en faisant la guerre.  Les tentatives de justifications ou de diversions effectuées  par les variantes droitières (du centre à l’extrême-droite) le  niveau réduit des propositions du PS, ont également joué en notre faveur.

 La preuve est faite que dans un contexte idéologique favorable à la classe dominante la réalité est là et si l’on sait bien l’appréhender les vraies solutions peuvent émerger.

 Mais il est vrai que cela n’est qu’une étape et qu’il existe un important écart entre les deux forces de gauche qui dans le contexte actuel sont en position, unies, de battre la droite au second tour. Cet écart peut se réduire non pas en mettant systématiquement en polémique les deux pôles d’attraction que constituent les candidatures Mélenchon et Hollande mais en rappelant nos propositions sur chaque thème : économie, social, sociétal, éducation et culture, santé, logement, analyse de la mondialisation et définition d’une  politique de relations internationales.

 Et puis pourquoi ne pas, en parallèle, poursuivre le débat interne sur nos propositions en les affinant, voire en en  élaborant de nouvelles plus précises et cohérentes, mieux chiffrées.  On peut toujours espérer dans une dynamique laissant la part à l’inventivité, à un certain idéalisme moral que le peuple trouvera en lui-même les réponses.

  Ce point de vue n’est pas à négliger mais je lui préfère d’abord des réformes radicales annoncées, précises, allant dans le sens de l’appropriation sociale des grands secteurs de la finance et de l’économie accompagnées, sans complaisance, d’un niveau de démocratie sans doute jamais atteint dans aucun des grands pays dits développés comme le nôtre.

 Mélenchon indiquait hier soir sur « Médiapart » que le savoir faire était du coté de ceux qui font tourner les entreprises autant que le secteur du crédit indiquant en substance que l’on pouvait fort bien se passer des actionnaires et patrons. Peu avant j’ai entendu la même chose venant de militants communistes dans une réunion portant sur l »analyse de la dette.

 Pour en revenir à mon propos sur l’évolution de la campagne et du lien entre action militante et  le considérable travail médiatique de Jean Luc Mélenchon je pense qu’il faut insister sur cette idée que rien ne se fera sans un engagement plus fort, une prise de conscience au niveau de ces millions de gens qui espèrent encore le changement plus pour eux-mêmes que par eux-mêmes.

 IL FAUT QUE CE SOIT PAR EUX-MÊMES AUSSI !

 Il n’est pas nécessaire de prendre une carte de Parti, même si cela revêt pour moi une importance vitale. Toutefois une exigence de débat organisé, libre, large s’impose.

 C’est ce que nous proposons avec quelques amis de réaliser, en espérant que d’autres se jpoindront à nous. Mais nous reviendrons sur cette démarche

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Lu dans l’Humanité

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

- le 22 Mars 2012

Toulouse: mort de Mohamed Merah (chronologie)
Mots clés : toulouse, tuerie de montauban et toulouse, mohamed merah,

Le suspect retranché à Toulouse, Mohamed Merah, soupçonné de sept meurtres, est mort après avoir résisté aux hommes du Raid qui progressaient jeudi dans son appartement, selon la version donnée par la police et Claude Guéant tout de suite après l’assaut. Chronologie des évènements de ce matin.

13h45. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi des mesures pour réprimer « l’apologie du terrorisme » ou « l’appel à la haine et à la violence ». Ces délits seront « punis pénalement », a affirmé le président dans une allocution télévisée après avoir réuni à l’Elysée le Premier ministre et les ministres concernés.

« Désormais, toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence sera punie pénalement. Toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement, des idéologies conduisant au terrorisme, sera punie pénalement », a ajouté Nicolas Sarkozy. En outre, « la propagation et l’apologie d’idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant au code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste ». Des annonces qui n’engagent à pas grand chose, le premier tour des élections présidentielles ayant lieu dans un mois.

13h10. Nicolas Sarkozy va reprendre sa campagne électorale, suspendue lundi avec la tuerie de Toulouse, dès jeudi 18h00 par une réunion publique à Strasbourg, a annoncé son état-major de campagne. Selon son état-major, Nicolas Sarkozy réunira en début d’après-midi son « comité de campagne » à son quartier général du XVe arrondissement de Paris, avant de rallier Strasbourg pour son meeting.

Cette annonce coïncide avec la vaste opération de récupération politique lancée dans les médias par Jean-Fraçois Copé et les membres de la « cellule riposte » du parti présidentiel.

•A lire: Mohamed Merah mort, l’UMP veut capitaliser sur la sécurité
•A lire aussi: Nicolas Sarkozy se donne à voir, de Toulouse à Montauban
13h. « La mort de Mohamed Merah vient mettre un terme à une insupportable angoisse », a expliqué François Hollande lors d’une intervention à son QG de campagne. « Ce tueur, jusqu’au bout, a d’ailleurs montré son extrême dangerosité. Je tiens à saluer le courage et la détermination du Raid et de toutes les forces de sécurité après une opération qui aura duré 30 heures et qui a été éminemment risquée. »

Selon le député de Corrèze, « cette épreuve rappelle que la lutte contre le terrorisme est un combat de tous les instants et ne peut admettre aucun relâchement ni aucune faiblesse. La République est toujours la plus forte, elle l’a montré. Elle sait se dresser sans rien perdre de ses valeurs contre ses pires adversaires. C’est la leçon que nous devons tirer des derniers moments que nous venons de vivre. »

12h50. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé jeudi son « soulagement » après l’assaut contre l’auteur présumé des assassinats de Montauban et Toulouse. Interrogé par la presse en marge d’un déplacement à Villeneuve-Saint-Georges, en proche banlieue parisienne, M. Mélenchon a exprimé « une pensée pour ceux qui travaillent pour nous au péril de leur vie », a-t-il ajouté avant de préciser que « personne ne se réjouira de sa mort » (celle du tueur présumé, ndlr). « Nous pouvons en conclure que cela ne pouvait pas bien finir », a-t-il aussi dit.

Interrogé sur les propos du FN qui s’est interrogé « sur le fait de savoir s’il (le meurtrier présumé) n’aurait pas pu être interpellé plus tôt », le candidat du FG a rétorqué: « il ne faut pas se lancer dans les analyses et enquêtes de comptoir de bistrot. Comme d’habitude Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence, d’abord on doit dire le respect aux policiers et après on va regarder. Peut être qu’il y a des failles », a-t-il ajouté, jugeant que la candidate FN « parle pour ne rien dire », qu’ »on ne peut pas lui confier de responsabilité ».

12h45. Le candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou, a salué jeudi l’assaut mené par le Raid contre Mohamed Merah, soulignant dans une déclaration à l’AFP qu’ »il fallait que force reste à la loi » et « c’est chose faite ». « L’issue du drame de Toulouse est un soulagement pour tous ceux qui ont vécu cette barbarie et tous ceux qui en ont ressenti le deuil et l’angoisse », a-t-il ajouté.

12h35. Conférence de presse de François Hollande prévue dans lesminutes qui viennent. Nicolas Sarkozy effectuera une allocution télévisé à 13 heures.

12h30. « Ce Monsieur ne m’intéresse pas, il n’est qu’un instrument de mort, il a encore blessé des gens, il faut s’interroger sur ce qui fait qu’un homme rentre dans ce processus, c’est un homme très fanatisé », a expliqué la présidente du Crif Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni. « Pour le moment, nous essayons d’organiser dimanche une grande marche pour tous les Toulousains, pas juste pour nous », a ajouté la responsable du conseil représentatif des institutions juives.

12h20. L’avocat de Mohamed Merah critique la stratégie du Raid. Me Christian Etelin, qui était jeudi matin près de l’appartement où le suspect a été tué par le Raid après un siège de 32 heures et une fusillade nourrie, a estimé juste après les faits que cette issue était « le résultat logique de la stratégie adoptée » par la police.

« On l’a enfermé de plus en plus radicalement dans son autisme, dans sa coupure d’avec la réalité, rien n’a été fait pour l’aider à rétablir un lien, un dialogue », a considéré auprès de l’AFP Me Christian Etelin. Selon lui, la stratégie employée « ne pouvait aboutir qu’à le faire se diriger tout droit vers le jusqu’au-boutisme et à vouloir mourir les armes à la main ».
« Je suis à la fois bouleversé par ce qu’il a fait, et par sa mort. J’aurais souhaité qu’on puisse tout faire pour avoir des explications, comprendre comment il a pu s’engager dans un tel processus de déshumanisation (…) c’est une possibilité de connaissance de l’être humain qui nous échappe », a-t-il remarqué.

12h05. Selon Claude Guéant, qui a tenu un point presse quelques minutes après l’assaut final, les policiers du Raid sont entrés par la porte et les fenêtres, dont les volets avaient été enlevés lors de la nuit précédente.

Des moyens techniques vidéos ont été introduits, qui ont inspecté les différentes pièces de l’appartement du tueur présumé de Toulouse et Montauban. « Aucune présence n’avait été decelée dans le salon, ni dans les toilettes. Il restait la salle de bain. C’est en tentant de s’introduire dans la pièce que Mohamed Merah est sorti, en tirant avec violence, avec semble t’il plusieurs armes. Il a tiré des rafales très importantes. Les snipers en face ont tenté de le neutraliser. Les policiers qui étaient dans l’appartement ont tenté de se protéger aussi. Mohamed Merah a sauté par la fenêtre en continuant de tirer. Il a été retrouvé mort », explique le ministre de l’Intérieur.

Midi. Les échanges de tirs– 300 cartouches au total – ont fait trois blessés parmi les policiers, dont un « assez grièvement, » d’après d’autres sources policières. Le suspect était porteur d’une sacoche au contenu indéterminé, selon ces sources.

11h35. Le Raid est entré dans l’appartement vers 10 heures 30. Après près d’une heure de silence, des rafales de tirs très nourries et des détonations ont été entendues pendant cinq minutes jeudi peu après 11 heures 30, près de l’appartement où était retranché depuis 32 heures Mohamed Merah et où les hommes du Raid sont entrés.

COMMENTAIRE

Je crois m’être déja exprimé sur la violence d’où quelle vienne. Mais elle vient pas toute seule. Des conditions économiques, sociales, voire culturelles ou même politiques la génèrent. Qui peut se réjouir de la mort d’un jeune de 23 ans. S’il était issu d’un autre extrême et manipulé le résultat aurait pu être tout aussi atroce. On voit bien dans ce type de criminalité, comme dans toute autre d’ailleurs, qu’il y a un avant pour l’expliquer comme il y aura un après avec peut-être des conséquences encore plus douloureuses.

Hors l’abomination des actes commis par ces hommes, à peine sortis de l’adolescence ou adultes atteints de pathologie, qu’ils soient attachés à une idéologie ou à une autre, il y a un drame humain, un parcours qui peut s’expliquer par la misère sociale ou par la misère psychologique, l’une n’allant généralement pas sans l’autre.

Mais sait-on que criminel pour les uns ils peuvent-être des héros pour les autres. Nait ainsi un dangereux processus d’opposition, de surenchères qui tôt ou tard peut dégénèrer.

Derrière cela il y a l’irresponsabilité de ceux qui se veulent responsables, de ceux qui acceptent la dégradation de l’école, du travail. Cayatte avait fait un film qui s’intitulait : « Nous sommes tous des assassins » faisant le procès de la justice mais posant le problème de la responsabilité collective de la société. C’était en 1949 je crois…

Plus que jamais la question reste à l’ordre du jour. Qu’il soit d’un extrême ou d’un autre un tueur devrait pouvoir être jugé avec un regard sur le monde qui l’entoure mais en général, comme cela s’est produit pour certains dictateurs, on l’exécute avant.

Des policiers risquent leur vie comme ont été victimes des soldats. La mort d’enfants et de jeunes est insupportable. Il ne peut y avaoir de réponse à ces drames terribles que dans un débat ferme et serein sur le thème : « quelle société pour demain ? »

Ceux  qui veulent l’éviter en spéculant sur la division, en créant les conditions de l’affrontement et n’ont de réponse que dans leurs hypocrites allures hautaines, dont la sévérité ou la compassion cache souvent la lacheté, derrière le calcul politique mesquin, je les plains !

J’ai perçu dans cette campagne électorale des regards, des attitudes, des inquiétudes qui m’inspirent le respect ! Qu’elles se multiplient demain nous en auront besoin. L’Humanité avance dans la douleur, mais elle avance malgré tout. Généralement on trouve toujours plus de sympathie à l’égard de ceux qui partagent nos convictions qu’à l’égard des autres. Seulement voilà il est des hauteurs de vues qui ne trompent pas. Encore faut il essayer d’y accéder !

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La fin prévisible

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

J’écoute BFM ! Depuis le début du repérage j’entends les commentaires des journalistes et autres intervenants commandités pour la circonstance.

Je disais à un ami hier : « ou ils vont le tuer ou ils vont conduire à son suicide ». L’histoire nous dira plus tard ce qu’il en est.

Parait qu’il est mort en combattant !

Mesure-t-on les conséquences de la médiatisation de cette dernière tuerie !

Qui saura ce qu’il en est réellement de cette sinistre histoire ?

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Avant le dénouement

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2012

Ne m’en veuillez pas  braves gens

De souffrir dans ma solitude

De voir que l’on tue des  enfants

Pour  abolir  l’incertitude

De millions d’autres  gamins

Condamnés dans des mondes ou règnent

La crainte  de soif et de faim

Et   d’une mort qui les imprègne

 

Ne m’en veuillez pas  vous soldats

De plaindre vos engagements

Quand  dans la rue on vous abat

Loin des guerres et des rois puissants

Vous avez choisi  pour  grandir

Le chemin  des guerriers  inutiles

Et vous ne mourrez en martyrs

Que pour des maitres imbéciles

 

Ne m’en veuillez pas  braves gens

De vous rappeler  mon dégout

De voir que l’on tue un enfant

Dans un obscur discours de boue

De prétendants faiseurs de loi

Un temps cachés de corbillard

Sinistres prophètes sans foi

Qui prennent des airs pleurnichards

 

Ne m’en veuillez pas citoyens

De vous exprimer ma colère

De voir que  s’abat l’assassin

Qui ne peut survivre et se taire

Dans un univers  où s’oublie

Noyé d’images et  de paroles

Qu’il ne peut y avoir de vie

Pour celui né d’un mauvais rôle

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Debat 6ème République

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2012

<iframe frameborder= »0″ width= »480″ height= »270″ src= »http://www.dailymotion.com/embed/video/xpkjjx »></iframe><br /><a href= »http://www.dailymotion.com/video/xpkjjx_debat-6eme-republique-18-mars-2012-gentilly_news » target= »_blank »>D&eacute;bat 6&egrave;me r&eacute;publique – 18 mars 2012 – Gentilly</a> <i>par <a href= »http://www.dailymotion.com/CN-PCF » target= »_blank »>CN-PCF</a></i>

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