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D’une chose à l’autre…

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2012

« Si j’étais le père d’un tel monstre je me tairais dans la honte. » Ce sont les paroles d’Alain Juppé qui s’en prend ainsi au père de Merah. Cet éminent Monsieur qui trempe avec sa classe et son Président dans des guerres en sa qualité de Ministre des Affaires étrangères ou il est probable, comme cela a été le cas, du temps des guerres coloniales, il s’est trouvé complice indirect de multiples exactions qui n’ont probablement pas épargné des enfants.

Mais il est assez curieux en ce monde de voir à quel point on exonère de leur responsabilité meurtrière les chefs d’état et autres instigateurs de guerre que l’on peut qualifier d’injustes, si tant est qu’il y en ait de justes. La guerre a toujours à voir avec des intérêts de certaines castes, rarement de celui des peuples, sauf lorsqu’ils sont agressés et doivent se défendre.

Quand je vois toutes ces personnalités qui viennent nous expliquer leur vision du comportement d’un criminel, qui en arrivent à se disputer sur les compétences des uns et des autres, envahir encore et encore la télé, indignés ou raisonneurs patentés, je me dis que nous sommes mal barrés.

Car enfin avons nous, simples spectateurs tous les vrais éléments de jugement sur le sujet que l’on nous impose, à part qu’il s’agit d’un jeune, produit d’une société dans un contexte donné qui, à lui seul peut, sinon justifier ni excuser son acte abominable mais interroger sur le processus a conduit à l’insoutenable criminalité. Il reste tout de même assez de zones d’ombres à tel point que l’on peut tout de même comprendre qu’un père, son père, exige des explications et déclenche une démarche judiciaire.

Car comme je l’ai dit maintes et maintes fois ici, comme le pensent probablement de nombreux français : a-t-on créé les meilleures conditions pour éviter cette mort qui va autoriser toutes sortes d’interprétations en l’absence de faits que nous ne connaissons pas : y a t il des complicités, y a t il des aveux, quel est le contenu des conversations entre le Raid et le « terroriste présumé » et même s’il y a culpabilité assurée de ce dernier dans l’ensemble de la tuerie, son exécution tait-elle nécessaire !

La remarquable comportement du père de l’une des victimes qui pourtant, douloureusement frappé par ce drame, semble responsable et vouloir appaiser les attitudes extrêmes de vengeance que certains tentent de développer.

Encore une fois tous, bon gré mal gré, sombrent dans des débats provoqués, imposés, manipulés qui ont pour vocation de détourner la campagne électorale des vraies questions que se posent ou ne peuvent, par manque d’éléments, se poser les français.

Le climat instauré dans cette campagne électorale traduit l’effolement des milieux réactionnaires de l’UMP au FN.
Cela se ressent dans les médias.

Bien sur qu’il se dit des choses intéressantes. Je ne prendrais pour exemple la « revue de presse » de Dominique Taddéi de ce soir qui nous a offert un bon débat sur l’affaire de Toulouse, puis sur l’origine de l’abstention et sur le comportement des chefs d’état vis-à-vis de la culture ou encore sur la manière d’appréhender l’art.

Il y a d’évidence deux pratiques possibles pour organiser les débats : s’inscrire de manière répétitive, avec des invités permanents venant présenter de manière hachée, spécialistes souvent engagés qui suintent la transpiration du pouvoir en place ou s’inscrivent dans une forme de pensée unique sur tous les sujets traités ou bien faire appel à des philosophes, écrivains économistes de sensibilités opposées et d’une compétence reconnue, établie.

En résumé une formule de propagande camouflée derrière de douteux savoirs qui proviennent d’un cercle étroit et une formule de manifestation culturelle dont on ressort satisfait, voire avec une curiosité aiguisée.

Des ronces et des fleurs

Le printemps est dans la cité
Il est marqué comme toujours
Du cri des enfants dans les cours
Au soleil qui promet l’été

De la tendresse des couleurs
De la caresse du vent frais
Ils rient sans savoir que d’un trait
La joie peut devenir malheur

Quand le jeu devient trop futile
Grandit l’espérance de soi
Ou chaque vie trace sa voie
Fuyant les terreaux infertiles

Mais il est des terres ou l’ombre
Ne laisse de place qu’aux ronces
Dont se protège quelque nonce
Aux cruelles paroles sombres

Que peut devenir une fleur
Sans ce jardinier attentif
Qui cultive tous les massifs
Pour rendre la sève meilleure

D'une chose à l'autre... dans POLITIQUE P1000051-300x225

 

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