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Sarkozy à Villepinte : « un discours anti-social qui le condamne à perdre » (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2012

 

Cet après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n’ont pas une seule fois été évoqués.

Et quand le chef de l’État a parlé du social, c’est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.

Quand à l’Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l’ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l’austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s’est d’ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.

On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C’est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus.

Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

MON COMMENTAIRE de POLITOLOGUE AMATEUR

La comédie continue cependant au point que selon le dernier sondage publié Sarkosy dépasserait Hollande au premier tour, que Marine Le Pen stagnant nous révèle qu’elle a ses 500 signatures dont certains crédules pouvaient penser qu’elle était en danger de ne pas les obtenir. Une Marine qui crie à l’imposture parce que son concurrent en place chasse sur ses terres pendant qu’elle tente de chasser sur celles de la gauche.

Hollande reste sur ses ambigüités (se hasardant à parler ce qui ne coutera rien comme hier des l’ouverture des archives pour les familles des victimes de Karachi) à grand renfort de pub et des moyens dont il dispose sur le terrain : du porte à porte dont il veut être le champion avec ses multiples relais dont on sait qu’ils sont souvent d’origine associative.

Quant à Bayrou, autre outsider en réserve de la droite, il occupe des terrains bien précis ou l’on retrouve ceux qui aiment bien couper la poire en deux, croyant vertueusement en la modération en toute chose. Imperméables qu’ils sont à la dure réalité des affrontements de classe même lorsqu’ils en sont de notoires victimes tels ces étudiants en quête d’avenir, frustrés et convaincus de la supériorité que leur confèrent leurs études, ces cadres en perte de reconnaissance, ces retraités aisés qui oublient trop souvent que leur petit confort relève plus des luttes ouvrières que de leur passivité légendaire.

Il n’est pas un sondage qui ne soit publié sans que ces quatre candidats apparaissent en priorité, quand ce n’est exclusivement, ce qui évidemment est fait pour impressionner le spectateur. Si j’osais je dirais que la bande des quatre est recomposée en précisant toute fois que cela n’est pas venu seul et que des lobbies y contribuent.

Ce n’est pas parce que des électeurs se reconnaissent dans cette quadrette mise en scène, médiatisée, depuis des décades, que les jeux sont faits. Alors qu’en France il est acquis que les idées de gauche sont majoritaires il est pour le moins surprenant que depuis des années les classes dirigeantes et leur arsenal médiatique arrivent imposer cette idée que la gauche c’est 1/3 de supporter de Hollande contre 2/3 de variantes de droite incarnée par Sarko-Le Pen-Bayrou.

Les politologues de service ne sortent évidemment pas de cette présentation, peinant à s’en détacher, omettant qu’il y a un potentiel de 15% qui sont attirés par la gauche de la gauche (selon la formule consacrée) et que Jean Luc Mélenchon a lui seul semble en représenter la majorité des deux tiers.

Un quinze pour cent qui, avec des moyens limités et la quasi ignorance que leur impose les grands médias bénéficie cependant d’un réel soutien populaire sur le terrain. Un soutien qui semble inquiéter les éditorialistes de la pensée unique, au point qu’ils se demandent si la droitisation ou la modération des composantes de  la fameuse quadrette ne vont pas lui être fatales.

De quoi affoler chacune d’elles pour des raisons diverses. Elles ont bien raison car les français sont prêts à soutenir la gauche au deuxième tour et lui assurer une nette victoire. A condition que celle-ci prennent de sérieux engagements de nature à renverser la logique capitaliste et ses pratiques financières. Et chaque point gagné par Mélenchon va dans ce sens.

 

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