• Admin.du Site

  • Archives

Une journée de J.L.

Posté par jacques LAUPIES le 8 février 2012

 

Une journée de J.L. P1030487-300x225

Oeuvre de JC Quilici - Lumineux

 Il m’arrive d’être satisfait d’un débat télévisé. C’est le cas de celui que m’offre  l’émission de ce jour qui met en présence le médiateur de la République (Jean-Paul Delevoye), un politologue (Dominique Reynié), un journaliste (Christophe Barbier), un historien (Jean Garrigues)

 Bien sûr ce débat élude comme dans la plupart de ce que nous offre la télévision une « analyse  de classe » mais il a le mérite d’examiner les conséquences et une partie des origines  des propos du Ministre de l’intérieur et de la réponse du Député Martiniquais qui a provoqué le clash au parlement.

 Bien sûr l’on renvoie dos à dos Gauche et Droite mais l’on est forcé de reconnaitre les dangers du propos et le risque que fait courir le recours, pour des raisons électorales, à des affirmations péremptoires et fausses sur la question complexe de ce que sont les  civilisations.

 Quand sera admise l’idée que le fait économique, les rapports dans lesquels il met en contradiction des classes ou des catégories entières et au sein de chacune d’elles les concurrences qu’il fait naitre sont des éléments déclencheurs, dès lors que le système qui les sous tend est en crise, d’affrontements violents (verbaux et puis parfois meurtriers)

 Donc il ne faut pas prendre les paroles du Ministre à la légère. Et pour cause !

 Ce matin j’ai du faire 500 m pour aller faire mes courses  et en revenir : en face chez moi un ouvrier rénove une façade. Il  gèle. Que fait-il là avec ce temps ? N’y-a-t-il  plus de mise en intempéries pour les travailleurs du bâtiment ? Curieusement c’est un travailleur immigré !

 Devant le magasin, un homme d’une trentaine d’années fait la manche exposé en plein Nord. Il est  emmitouflé et son chien ne sait plus comment s’abriter de ce vent qui vient de la rase campagne. Quelques pièces sont déposées sur son  sac pour récompenser son courage d’être là.  Il me dit avoir un squat, sans chauffage, mais à l’abri. Et il veut me rassurer en disant «  je ne suis pas sans toit ». Je ne sais que répondre. Je lui donne un pot de fromage qui émerge de mon sac à provision. Honteux de ne pas faire plus ! Mais accepterait-il plus ?

 Le magasin dont je sors est peu fréquenté. La caissière semble être ravie de ce qu’il n’y a plus ces clients qu’elle exècre  tant elle les a jugé désagréables lorsqu’elle s’est trouvée en remplacement (un jour seulement) dans un magasin de la même chaine situé à quelques centaines de mètres  de là. Vous voyez de qui elle parle ! D’ailleurs elle ne se gène pas et ne se prive pas d’une diatribe sur les « arabes » Décidément il n’y a plus de retenue ? Bravo à ceux qui s’emploient à la division.

 Je rentre chez moi ! Je cuisine un peu et je déjeune en regardant les infos ! O surprise, on vante les succès de Mélenchon dans les meetings organisés un peu partout en France. Il rassemble de plus en plus de monde « avouent les commentaires ». La défense du maçon de ce matin, l’égarement de la vendeuse, la misère du SDF et les causes profondes de cela  je les entends expliquer, dénoncer le soir sur internet depuis Montpellier.

 Ah j’oubliais un jeune  assisté pour une incapacité physique me fait part de ses difficultés et appelle à l’aide. Je vais examiner ce qu’il est possible de faire pour le secourir.

 Et je m’entendrai dire par une personne de mon entourage, une voisine,  que je ne vois pas la réalité en face ! La sienne bien entendu qui lui fait découvrir  dans l’ouvrier un concurrent des chômeurs français, qui éventuellement donnera son euro au SDF parce que des vestiges de sa chrétienté le lui dictent, qui  sera d’accord avec la vendeuse et qui considèrera le handicapé comme un petit malin qui profite.

 Et bien entendu elle mettra les politiques de droite et de gauche dans le même sac…En soutenant tout de même Marine Le Pen dont les allures de bourgeoise dynamique semblent la subjuguer.  Comme Mélenchon trouble ses demi-engagements de jeunesse elle me dira qu’il a l’air méchant et comédien.

 Sa réalité fait partie de la mienne. Il faut faire avec. C’est pour cela que je dis à l’ouvrier, à la vendeuse, au SDF, à l’handicapé et à ma voisine : bordel arrêtez  de vous taire, d’avoir peur et de vous faire la gueule. Comme sur le bateau vous allez couler, le capitaine est à terre et les prétendants maitres à bord veulent colmater les brèches.

 Mais il y a un moussaillon qui a de l’étoffe et les embête bien !

 Allez ! Votez MELENCHON, encore un petit effort et la France redeviendra belle ! Si toutefois vous décidez à mettre la main à la pâte ! avant et après les élections

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...