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Alain Duhamel et les présidentiables, d’hier et d’aujourd’hui…

Posté par jacques LAUPIES le 15 janvier 2012

Alain Duhamel et les présidentiables, d'hier et d'aujourd'hui... dans POLITIQUE 4063526-alain-duhamel-diapo-1

 

Ce journaliste au talent bien orienté et qui veut nous faire croire qu’il joue à l’objectivité dans son « travail » d’analyste, de chroniqueur, voire de politologue, ne cesse de nous rappeler qu’il a fréquenté des sommités de l’état  tout en gardant indépendance critique à leur égard.

Hormis son regard sur lui-même, lorsqu’il évite le nombrilisme ambiant chez la plupart de ses collègues, il affirme quelques vérités (il faut bien qu’il en soulève quelques unes) Cependant je n’apprécie que rarement ses propos, me gardant bien de dire ce que m’inspire ses allures d’enfant gâté du système.

J’en prends et j’en laisse, en simple citoyen qui, comme lui et comme il  le dit si bien, n’a pas envie, à un  âge qui est a peu près le sien, de subir trop de contraintes. 

Je ne suis rien dans les médias. Lui par contre y a fait une carrière. Bien entendu il en avait les moyens tout autant matériels qu’intellectuels et probablement relationnels. Trois conditions nécessaires et qui m’on fait totalement défaut et dont je reconnais humblement avoir été frustré.

Mais tout de même lorsque je l’écoute pendant près d’une heure avec cet autre, son ami Elkabbach, élégant et tout aussi « cultivé », je me dis qu’il a bien de la chance comme cette poignée d’intellectuels qui monopolise les plateaux de télévision, de trouver à chaque édition de l’un de ses livres, à discuter de rien pour vendre beaucoup.

Qu’il ait hébergé Mitterrand dans sa maison gardoise, pris un petit-déjeuner avec Jospin, frayé avec Giscard, voire admiré Mendes France et partiellement De Gaulle, été séduit tantôt par Bayrou, tantôt par Martine Aubry et qui sait demain, quant il pourra en dire quelque chose, par Hollande, tout cela entre dans la mode et le débat actuel de la présidentielle. Cela s’appelle trafic d’influence (politique) et détournement de fond (sans s) qui n’est certes pas puni par la loi mais mériterait  sanction pour non respect de l’éthique intellectuelle.

Bien entendu, lui et ses interviewers sont dans le système. On pourrait en trouver des dizaines qui comme le disait Ferrat, hantent les couloirs de la télévision. Pourquoi donc s’en prendre à lui ?

Bien simplement, pour moi,  parce qu’il n’aime pas Marchais, homme selon lui de mauvaise fois et inculte. Et ça je ne le supporte pas. Bien sur il a le droit de ne pas aimer Georges Marchais. Ce dernier n’était pas tendre avec lui et n’avait probablement pas envie de dîner avec lui pour lui caresser le poil et obtenir quelque bon mot à son sujet, dans une presse qui de toute façon payait ce cher Duhamel pour une besogne bien précise : ne pas perdre pied dans la lutte contre ceux, dont elle considérerait que le Secrétaire Général, faisaient courir un danger aux privilèges de ses patrons.

C’était de bonne guerre ! Mais tenter de nous faire le coup de l’homme cultivé face au rustre militant ouvrier qui, avec un CAP d’ouvrier métallurgiste, tenait la dragée haute à des ministres et autres universitaires de leur espèce, n’est ni plus ni moins que de l’irrespect pour cet homme d’une certaine culture que je qualifierai de classe. A moins qu’il ne faille nier l’existence d’une culture de classe, comme certains ont nié les cultures d’autres peuples, ethnies ou tribus de la planète.

Ce qui reviendrait à dire que seuls ceux qui ont perçu un enseignement supérieur bien de chez nous, ou même sont autodidactes dans bien des domaines, sont cultivés et que d’autres peuvent ne pas l’être échappant ainsi à des connaissances, certes louables, mais qui très souvent n’échappent  pas à un certain formatage !

Il ne saurait y avoir une culture avec un grand C, car celle-ci  supposerait une connaissance universelle de l’activité et de la pensée humaine, ce qui est proprement impossible. Il y a des cultures possible pour chacun de nous qui sont spécifiques et sont acquises selon notre capacité à comprendre la réalité qui nous entoure et à connaitre les héritages matériels et intellectuels dont elles sont issues. Les porteurs d’autres cultures qui les dénient ne se grandissent pas  en méprisant leur porte parole.

Aucune culture ne peut non plus prétendre détenir la vérité et elle doit affronter en permanence  les autres pour tenter de dégager cette vérité.

Quand Alain Duhamel interrogeait  Georges Marchais avec le souci évident de l’amener sur le terrain de sa vérité de « bourgeois » il conduisait le communiste à lui assener la sienne, laquelle s’inspirait de toute sa culture politique qui se passait fort bien d’une certaine érudition que l’on ne trouve pas nécessairement chez le prolétaire. On peut le regretter comme on peut regretter que d’une manière générale le bourgeois ignore l’érudition du prolétaire ! De là à se mépriser mutuellement il y a une barrière qu’il est malsain de franchir.

Quant à la mauvaise foi, je ne ferai pas l’injure à Duhamel de dire qu’il en fait preuve, lui seul le sait,  mais je serai plus cruel car ce qui se passe aujourd’hui dans notre société est la démonstration qu’il y a des prétentions à la bonne foi qui traduisent l’ignorance.

Aragon déclarait en 1959, dans une conférence à la jeunesse dont je recommande la lecture : « Je plains qui ne peut supporter dans un livre des idées qui ne sont pas les siennes, qui ne sait pas puiser, au-delà des idées ennemies le suc de ses idées propres » Cette réflexion sur la littérature vaut en politique. Et il serait parfois plus judicieux d’expliquer ce qui fonde le raisonnement de l’adversaire que le raisonnement en lui-même.

Je crois avoir entendu dire dans l’un des entretiens télévisés de Duhamel qu’il était vain de vouloir combattre la démagogie et que cela était un exercice très difficile. Je ne sais s’il disait cela à propos de Le Pen. En tous cas je souscris à ce point de vue. Je me sens très mal à l’aise quand, d’ou  qu’elle vienne une argumentation s’empare de la souffrance, du mal être des gens pour mettre en exergue des solutions qui n’expliquent ni la source du mal être, ni le pourquoi et le comment de la prétention à les appliquer.

Jean Luc Mélenchon est le seul candidat qui actuellement ne fait pas de démagogie parce qu’il affiche carrément son « prévisionnel de gestion » une philosophie qui soutient sa démarche et rappelle une histoire dans laquelle il inscrit cette démarche. Dans une société où prévaut un système de pensée à la Duhamel la tâche n’est pas aisée.

Et je suppose que Monsieur Alain Duhamel  risque bien de ne pas l’aimer dans sa logique anti marchaisienne. A  moins qu’il ne se propose pour un entretien télévisé d’une heure avec le candidat du Front de Gauche, lequel je le suppose ne lui refuserait pas cela.

melenchon dans POLITIQUE

 

 

 

 

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Aventures (Recueil de Pierre Maurer)

Posté par jacques LAUPIES le 14 janvier 2012

J’aurais l’occasion de publier des poèmes de cet auteur qui mérite attention. Parfois de belles phrases qui en disent long sur sa sensibilité

 

Je rêve de mille et une aventures pour épuiser mon âme

Dans la conquête nouvelle d’une existence trépidante

Prompte à décaler les aléas exorbitants de l’inaction,

Je rêve mais je ne construis rien de solidement valable

Car je suis un être de sable qui n’agit qu’en contradiction

Avec ce qu’il possède de plus cher, de plus sacré,

Je suis un objet plus qu’un sujet agissant fermement

Qui subit la loi obsédante et effrayante des autres

Pour terminer dans le cul-de-basse-fosse du néant !

Alors, finissons en de rêver à d’inaccessibles aventures

Qui gaspillent mon temps et œuvrent à la vacuité

De mon être prisonnier de toutes ces vagues chimères,

Oui j’aspire à accepter le poids de la réalité des actes

Pour mieux noyer toutes ces rêveries insupportables

Dans la vie quotidiennement créatrice d’actions

Qui me remettront dans le fil de la vie véritable

 

 

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Mélenchon fait mouche

Posté par jacques LAUPIES le 13 janvier 2012

Jeudi soir Lean Luc Mélenchon était l’invité de Pujadas. Nous l’avons évidemment regardé. Sa prestation peut aider à comprendre que l’on ne lui fasse pas beaucoup de pub à la télé. Car cette télé à d’évidence des candidats préférés dont visiblement il ne fait pas partie ! Mais comme il ne peut-être ignoré il a bien fallu en passer par là.

Mon impression, et ce n’est que la mienne, est que tout ce petit monde chargé de l’interviewer à la mode prévalant dans la sphère médiatique spéciale et spécieuse  d’une époque dont l’histoire nous dira peut être un jour la raison d’être, ce petit monde donc n’était pas à l’aise. Car en effet la plupart des journalistes mobilisés pour passer le candidat du Front de Gauche à la moulinette me sont apparus génés aux entournures.

Les pièges tendus n’ont pas tellement fonctionné. Mélenchon à même reçu quelques marques de sympathies, ce qui était mérité mais aussi étonnant, de la part d’une faune dont la mission est plus de rechercher des effets turbulents que de décrypter les causes sérieuses de son engagement. Outre les classiques et toujours trop longues introductions au débat en tentant de donner une image d’un personnage que l’on voudrait classer dans la catégorie des violents, des populistes, allant juqu’à en faire le pendant de la candidate du FN, il fut tenté de le perturber avec des chiffres et des shémas de nature à mettre en doute les solutions avancées pour rendre la vie des français meilleure !

Mais le candidat du FDG ne s’en laisse pas compter et fait preuve tout au long du débat d’une remarquable connaissance des sujets sur lesquels on l’interroge, observant toutefois que la nature des questions aurait parfois nécessité, pour être sérieusement traitées, plus qu’un débat sur un plateau de télévision et que pour le moins une information préalable eut effectivement été nécessaire.

Cela illustre d’ailleurs la qualité des thèmes abordés lesquels, une fois n’est pas coutume à la télé, pouvaient répondre aux questions réelles que se posent les français. Mélenchon a été talentueux et parfaitement à la hauteur de l’espérance de nombre de militants et de sympathisants du front de gauche.

Nous aimerions bien qu’il vienne nous en parler à Tarascon-Beaucaire et la région.

Mélenchon partage ses idées avec une foule de téléspectateurs

 

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Assemblée citoyenne du Front de Gauche à Beaucaire

Posté par jacques LAUPIES le 12 janvier 2012

Assemblée citoyenne du Front de Gauche à Beaucaire dans POLITIQUE p1020491

 

Lundi soir s’est tenue à Beaucaire une assemblée réunissant des militants des différentes organisations locales rassemblées au sein de Front de Gauche. L’introduction au débat fut présentée par Jean François Milesi, responsable du PCF avant les interventions de Sylvette FAVIER et Chantal MARTIN candidates sur les criconscriptions du Gard.

Un débat s’en est suivi ou il fut question d’aller à la rencontre des électeurs pour combattre la démagogie de l’extrême droite tout autant que les propositions de Sarkosy qui ont le mérite de nous allerter sur ce qu’il adviendrait de la situation de notre pays après son éventuelle élection !

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René Vanel n’est plus

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2012

Quand un ami disparait les regrets sont toujours là pour nous dire que nous aurions pu de son vivant partager avec lui plus de temps que nous ne l’avons fait. Il en va ainsi de ces amitiés « distantes » ou l’on parle peu, se voit peu, mais où demeurent des liens forts indicibles.

 Avec René Vanel j’entretenais ce type de relation et je n’étais pas le seul sans doute car il était perçu comme celui qui est toujours prêt à vous aider, à vous soutenir. Comme cela été dit lors de ses obsèques, dans l’hommage qui lui a été rendu, sa franchise, ses jugements parfois péremptoires pouvaient surprendre. Mais o combien il avait le droit d’exprimer ainsi sa position à l’égard de telle idée, de tel comportement, de tel ami ou de tel adversaire. Car il avait ce faisant une logique de citoyen comme on aimerait beaucoup en rencontrer : faire la part nécessaire à ce qui relève de l’intérêt général tout en préservant ce qui relève de nos exigences individuelles, de la nécessité de rester nous-mêmes.

Et avec lui les engagements n’étaient pas que des mots. Son dévouement, de Conseiller Municipal aux côtés de José Boyer, alors Maire communiste de Beaucaire, sa participation dans ses activités associatives dont une partie fut intégrée au sein d’un club mutualiste (Majorettes) dont nous avions la charge et enfin au sein de la FNACA, jusqu’au bout de sa maladie, sont là  pour attester qu’il était un homme concret toujours à disposition des autres.

 Je pourrais évoquer sa vie familiale  pour laquelle il a tant donné.

 Bref René Vanel symbolisera toujours pour moi cette force, cette ressource dont le mouvement social a besoin et, comme nous aimons à le dire, parce qu’il plaçait l’humain au plus profond de son esprit.

 Jacques LAUPIES

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