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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy : «des colonisateurs au service de l’empire des marchés financiers» (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 3 novembre 2011

 

 

Je m’élève avec la plus extrême vigueur contre l’ultimatum décrété par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel contre le peuple grec. Les dirigeants européens veulent interdire tout débat sur des solutions alternatives à celles qu’ils imposent depuis 3 ans et dont nous mesurons chaque jour l’inefficacité. Ce sont leurs choix politiques qui nous enfoncent dans la crise.

En convoquant le Premier ministre grec, en fixant eux-mêmes la date du référendum et la formulation de la questions posée, ils se comportent comme des colonisateurs au service de l’empire des marchés financiers.

C’est un outrage insupportable pour le peuple grec et pour tous les peuples européens dont la souveraineté démocratique est désormais menacée.

Les termes de l’ultimatum sont clairs : soit vous acceptez l’accord de Bruxelles – et vous vous faites hara-kiri en validant dix ans d’austérité – soit vous le refusez, et c’est l’expulsion de la Grèce de la zone Euro. En posant le débat ainsi, les puissants de ce monde demandent aux grecs de choisir entre la peste et le choléra. Dans les deux cas, se sont encore les citoyens qui payeraient de leur poche la crise du système bancaire et financier. Dans les deux cas, la sortie de crise pour l’ensemble de l’Europe devient un horizon insaisissable.

Pour le PCF, des solutions beaucoup plus efficaces existent. Le contrôle public des banques, la création monétaire et la refonte des statuts et missions de la BCE, doivent être discutés. S’ils s’obstinent à piéger le peuple grec dans un faux débat pour lui faire endosser leurs responsabilités, les dirigeants de l’UE dévoilent aux yeux de tous leur dogmatisme et leur aversion pour la démocratie.

Le PCF soutient les manifestations prévues aujourd’hui et demain en Grèce. Il appelle à des mobilisations de solidarité en France et en Europe pour soutenir le peuple grec et imposer un changement de cap dans les réponses politiques à la crise.

Pierre Laurent
secrétaire national du PCF, président du PGE

Paris, le 3 novembre 2011.

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Attentat/Charlie Hebdo : « un acte immonde et menaçant »

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2011

Cette nuit, le siège de la rédaction de Charlie Hebdo a été victime d’un attentat, détruisant le matériel informatique et tout ce qui sert à fabriquer le journal. Cet incendie volontaire a été provoqué alors que le journal s’apprêtait ce matin à sortir sa Une « Charia Hebdo », caricaturant Mahomet.

Le PCF condamne fermement cet acte immonde. Avec cet attentat, c’est non seulement la liberté de la presse qui est menacée mais la démocratie toute entière qui est attaquée. Le débat politique et médiatique ne peut pas se régler à coups de cocktail molotov et ceux qui voudrait nous le faire croire préfèrent se débarrasser des idées, en brûlant les journaux, plutôt que d’en débattre.

Le PCF apporte son soutien aux journalistes, à la rédaction de Charlie Hebdo, ainsi qu’à Charb, directeur de la publication du journal.

Nous nous joignons à la tristesse de toute la rédaction et appelons, à leurs côtés, à se mobiliser et à refuser que de tels actes menaçant la démocratie et la liberté de penser se reproduisent.

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Allons voir chez les grecs

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2011

img1694.jpgimg1733.jpgimg1700.jpgimg1706.jpg 

Quelques photos souvenir de mon voyage en Grèce…La beauté est au rendez-vous dans ce pays qui a tant donné à notre civilisation ! Il mérite mieux que ce que lui offre une Europe libérale sous tutelle des spéculateurs…

  

La démocratie et les libertés n’auraient-elles, pour être défendues, que le choix des armes qui tuent. C’est ce que semblent penser les droites françaises et européenne, qui depuis la Serbie en passant par l’Afghanistan ou encore la Côte d’Ivoire pour atterrir en Lybie, se paient avec notre argent – basta  la dette – des interventions armées au nom de la protection des peuples et du respect des valeurs occidentalo-capitalistes. 

Et puis, o rage et désespoir, quand toujours avec notre argent que les banques collectent sans état d’âme sur nos économies et notre travail, captées par un système bancaire bien huilé,  pour aider les grecs à des taux usuriers, cette droite trouve (sans doute avec quelques réserves dans une certaine gauche) qu’il est irresponsable de demander l’avis des grecs sur la précaire  et gourmande solidarité que nous leur offrons.

Stop ! disent-ils.

Ca va trop loin ! Demander l’avis du peuple au pays fondateur de l’idée de république, c’est un crime de lèse majesté. Des majestés qui se gavent avec toute une classe de parasites pendant que je rencontre, pas plus tard que ce matin sur le marché, un grand père  qui négocie le prix des raisins parce que ses deux petits fils lui demandent d’en acheter avec ce beau regard des enfants déjà frappés par la dureté de la vie, en apprentissage de quémande, de soumission et peut être demain de révolte !

Et ce doit-être pire en Grèce ! Et c’est encore pire dans un monde, de parait-il 7 milliards d’habitants, ou des millions meurent de faim, et d’autres survivent sans le nécessaire que sont la nourriture, l’habitat et l’instruction.

Ah mais la question se pose : le peuple est il apte à trancher sur des questions aussi épineuses que l’économie et la finance ? Là j’entends des réserves. Il y en a à faire : la première est que les peuples qui ont faim sont manipulables. Quid la Tunisie, quid la Lybie, quid l’Egypte et pourquoi pas l’Espagne, l’Italie et la France ? Même quand on leur demande leur avis !

Peut-être comprendraient-ils mieux si on leur rappelait que l’humanité s’est fondée sur le travail des hommes et que le produit de ce travail est en grande partie aliéné (volé si vous préférez) par une extrême minorité d’entre eux qui cependant réussit à en corrompre une importante partie (eh oui parfois même une majorité). Une minorité qui à l’échelle mondiale organise et adapte ce système d’exploitation né au lendemain de la conquête de la planète par l’homo sapiens et qui n’aura de fin que si on transforme la propriété, la mainmise sur les capacités de production, en une propriété sociale. Autrement dit si nous passons de la mondialisation capitaliste à la mondialisation… Ah je ne sais plus comment il faut l’appeler ? Sociale, socialiste, communiste ? Je vous laisse le choix ! La mode est à citoyenne ! Va pour citoyenne. Mais à mon sens cela parle moins !

Alors si par bonheur les grecs, puis nous par la suite et bien d’autres nous disions aux bals costumés des G 8, G 20 et autres lieux de concertations des possédants de ce monde : y en a marre de vos spéculations sur notre travail, nos muscles et notre intelligence ! Nous on veut réfléchir on agir et gèrer notre avenir et celui de nos enfants. Ce serait un petit pas en avant et, comme l’a dit celui qui est allé sur la lune, un grand bond pour l’humanité.

Car ne nous y trompons pas il n’est pas un seul continent ou transformer les rapports sociaux ne soit pas d’une urgente nécessité et ne puisse avoir des conséquences positives sur tous les autres.

On voudrait bien fourrer notre nez dans vos affaires. D’abord en gérant les nôtres ! Ensuite, avec une modestie audacieuse, nous pourrions peut-être nous tourner vers des logiques de coopération avec d’autres peuples et nous passer de vos services très chers payés !

 

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