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A chacun son histoire

Posté par jacques LAUPIES le 23 juillet 2011

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La vallée du Gardon vue du Col de la Jalcreste

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Citation accordée au village martyr de Saint Michel de Dèze

La résistance contre l’occupant a fortement marqué cette région que j’évoquais hier à propos de la situation du tourisme.

St Michel-de-Dèze un village fut incendié parce que sa population avait ravitaillé les maquis et  en représailles d’une embuscade dont furent victimes des soldats allemands,  des noms de village comme Mandajor, St Martin de Boubaux, le Collet-de-Dèze, La Levade, St Paul La Coste, etc. résonnent dans ma mémoire de juillet 1944 et qu’évoquait la famille pour se réjouir de  la proximité de ceux qui allaient  libérer Alès.

A ce propos trois  images sont gravées demeurent très fortes et que j’ai, enfant, enregistrées pour toujours. Images d’un lieu dans une vallée baignée elle aussi par le Gardon, face à un puits de mine de charbon mais épargné par la grisaille qui sévissait plus au sud.

La première image est celle d’un proche parent, le Roger,  qui devait avoir une vingtaine d’année et cachait une arme dans un mur, vestige des équipements de traitement des minerais de fer extraits à la fin du 19ème siècle.  Evidemment notre présence de gamins curieux de tout lui fit, dans les jours qui suivirent, déplacer ce pistolet.  Mais bien entendu nous avions, avec Jeannot le petit copain de mon enfance, bien compris qu’il fallait se taire sur le sujet.

Deuxième image,  du même endroit surplombant la route nationale toute proche : un convoi de camions militaires dans lequel je pus apercevoir les soldats allemands blessés et couverts de sang. Peut-être les mêmes frappés par l’embuscade que j’évoquais plus haut.

Troisième image, également du même endroit, ou nous jouions du matin au soir, celle ou je vis pleurer mon grand-père observant les convois  de véhicules qui descendaient de ces montagnes, chargés de toute une jeunesse brandissant des drapeaux tricolores, brandissant des armes  aussi hétéroclites que leurs tenues  en chantant. C’était la libération. Les larmes étaient celle de l’émotion et de la joie.

Bien d’autres souvenirs sont encore présents et me rappellent cette période où, à cet endroit précis entre Alès et La Grand combe, je découvrais ce qui finalement détermine bien des  vies : la lutte pour la liberté que suivit celle pour le mieux vivre, dans le travail, et cela dans la chaleur d’un  foyer protecteur malgré la dureté des temps. C’est aussi la que je connus ces premiers émois sur qui se fondent sans doute bien de nos comportements futurs. Ah l’enfance !

A chacun son histoire ! Même si elle a pour origine la gloire des autres, pour beaucoup disparus ou oubliés et dont aucun film ni livre ne restitueront vraiment la vérité de leur vie…

 

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