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Emmanuel Dan Trang est mon choix…

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2011

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Apres mure réflexion j’ai voté pour la désignation du candidat présenté par le PCF aux élections présidentielles.

Trois candidatures nous étaient  proposées. L’une, celle de Jean Luc Mélenchon du Parti de Gauche, sur la base s’un programme partagé au niveau du Front de Gauche, la seconde, celle d’André Chassaigne,  Député Communiste, se réclamant de la même stratégie du Front de Gauche, et une troisième, celle d’Emmanuel  Dan Trang se voulant candidature du PCF hors de l’investiture et de la stratégie  du Front de gauche.

Jai  retenu cette dernière candidature. Et je m’en explique.

Ce n’est pas une position liée aux propositions que font les candidats sur le plan programmatique. Je trouve parfaitement crédible les propositions du programme partagé et je serai pleinement satisfait si elles étaient toutes appliquées demain par un gouvernement de gauche.

Donc la candidature de Jean Luc Mélenchon et d’André Chassaigne ne me gênent  pas sur ce plan là et bien qu’il n’y ait pas encore publication du programme, qui pourrait cependant m’interroger, je le répète la question n’est pas là. Encore que je me méfie des candidatures prononcées avant même un engagement programmatique. Il me parait élémentaire de connaitre les objectifs que va se donner le candidat avant de le choisir.

Mais ma principale préoccupation est dans la nécessité de placer le Parti communiste en capacité d’être au cœur de la vie politique de notre pays. Cela ne m’éloigne pas de la recherche de l’union des forces de gauche et des compromis que cela suppose.  Des compromis qui ne soient évidemment pas des compromissions comme cela a pu l’apparaitre aux yeux de millions de gens qui ne votent plus et se laissent capter par l’extrême droite.

Il  faut coûte que coûte que le Parti communiste existe et s’affirme donc  qu’il ne se prive d’aucune possibilité d’expression : celle dont il dispose en propre et qui dépend de son fonctionnement interne, celle dont il peut en tant que tel disposer dans les médias et dont il se fait dépouiller actuellement  en laissant l’adversaire de classe jouer avec  son intégration dans une Front de Gauche (souvent confondu avec le Parti de Gauche)

Pas un Parti communiste replié sur lui-même et ne vivant que pour lui-même mais un Parti ouvert sur la base de l’analyse qu’il fait de la société, des sociétés, au plan national, européen et mondial. Une telle analyse mettant en évidence les méfaits du capitalisme qui fonde son existence (et sa pérennisation)  sur une adaptation mondiale de l’exploitation du travail.

Cela implique de se prononcer clairement sur une action nationale et internationale pour que soient développés et généralisés des systèmes de protection sociale, ce qui implique une répartition des richesses qui ne peut exister sans le contrôle ou  l’appropriation sociale des moyens de production et de distribution.

Tout cela implique que le PCF soit en capacité de d’impulser et de capter les forces vives de notre pays : la masse des salariés et la jeunesse tout en utilisant la richesse et l’expérience  des retraités porteurs  des valeurs défendues pendant les trente glorieuses qui souvent sont désemparés oubliés et demeurent cependant des électeurs livrés aux extrémismes démagogiques ou aux pressions de l’idéologie du bipartisme dévastateur.

Cela ne me parait pas incompatible avec des succès électoraux qui en tout état de cause dépendront d’un rapport de force aux élections législatives, lesquelles vont être intimement liées aux capacités militantes locales, bien plus qu’à  un résultat de présidentielle même si celui-ci pourra avoir un effet salvateur. Mais à quel prix et sur quelle base pour l’avenir ?

Parce que j’ai trouvé l’essentiel de mes  préoccupations dans la candidature à la candidature aux Présidentielles de Emmanuel  Dan Trang,  le l’ai choisie. Et je compte bien avoir les mêmes exigences pour le choix du candidat aux élections législatives. Mais j’y reviendrai !

A suivre

Pour des raisons compréhensible je ne peux donner le détail du vote des communistes de Tarascon qui ont placé en tête de leur choix André Chassaigne. Cet article évidemment n’engage que moi !

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PCF et Présidentielles

Posté par jacques LAUPIES le 11 juin 2011

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Il est clair que le choix de la candidature Mélenchon me pose personnellement problème ! Et je ne suis pas le seul car même hors du PCF j’entends, plus ou moins bien intentionnées, des voix qui de loin auraient préféré aller vers une candidature d’un membre du PCF.

Je n’en fais pas comme cela a été dit lors de la conférence du PCF 13 une affaire de cœur et je n’emploierai pas le terme de courageux pour qualifier le choix des deux tiers de Délégués à la Conférence Nationale. Chacun à sa raison et son cœur et ces notions ne me semblent pas devoir être récupérées par qui que ce soit en la circonstance.

Si je devais me placer sur le terrain du jugement « moral » Je pense au contraire, si tant est que l’on peut se permettre de qualifier un choix politique de cet ordre, que le courage et la raison aurait été de se battre bec et ongle pour présenter un candidat issu du Parti communiste.

Nous aurions au moins pu être présents dans la phase préparatoire dans les médias ne serait-ce que pour nous faire identifier dans la masse des électeurs et des français en général comme une force de proposition et de réalisation sur qui notre peuple peut compter. Les jeunes notamment ont besoin de repérer le Parti communiste.

De ce point de vue nous avons été largement débordés non pas par nos amis du Parti de Gauche et de la gauche unitaire qui n’ont évidemment pas à se plaindre de cette situation mais bien par tous ceux qui voient d’un mauvais œil que le Parti communiste émerge en un temps ou il est à peu près le seul à préconiser une politique réaliste de transformation profonde de la société et se réjouissent de pouvoir attribuer à d’autres ce mérite.

Et que l’on ne voit pas dans mes craintes une hostilité à l’égard de tous ceux qui croient (selon moi naïvement)  qu’il suffira de présenter un non communiste à une présidentielle pour nous donner  l’image nationale perdue frappée depuis une trentaine d’années par une dégringolade d’influence électorale. Même si elle n’est pas aussi catastrophique que le laissent entendre les médias.

J’ai eu l’occasion de dire que le PCF a, pour grand nombre d’hommes et de femmes, été la possibilité d’accéder à une connaissance de la politique dont  bien d’universités sont incapables de créer les conditions d’une approche parmi les étudiants (un séjour pas très éloigné en milieu universitaire m’a convaincu de cela).

Certes cette découverte s’est faite souvent avec les dangers que fait courir aux autodidactes une insuffisance de connaissances de base mais il ne faut pas oublier que celles-ci sont largement compensées par une pratique professionnelle et militante. Si la politique ne doit pas être un métier elle ne saurait-être un passe temps. Elle demande une attention permanente avec la réalité sociale et culturelle !

Au Parti Communiste les militants ont souvent côtoyé (grâce à la presse communiste notamment) ce que notre pays compte de plus grand en richesses intellectuelles. Et cela laisse des traces !

Mais cela n’a été possible que parce que le PCF était un lieu de rassemblement populaire massif ou chacun pouvait profiter d’un enrichissement culturel dont il était souvent  privé, parce qu’éloigné de par ses origines et son milieu social, de toute culture. L’acquisition de la pensée socialiste, dominée par celle de Marx notamment, donnant des armes critiques relativement imperméables à la pression des idées dominantes dans la société.

Je ne prétendrai pas que cela fut la règle générale. La preuve est que j’ai vu des générations entières de militants ne pas résister à cette pression, souvent également plus tracassés par leurs inquiétudes d’ordre alimentaires que par des désaccords politiques.

Les hémorragies d’effectifs autant que les pertes d’électeurs qui en ont suivi auraient-elles du conduire à la situation que nous connaissons et qui nous amène encore plus à effectuer des transferts douloureux ?

Car au lieu de porter nos efforts sur notre revitalisation par une adresse directe aux jeunes mais également à tout un peuple qui souffre – et qui a besoin de réponses nouvelles sur des sujets prioritaires – nous transférons notre besoin de renouveau vers ceux qui nagent parfois depuis des années dans l’incertitude, l’hésitation et l’inessentiel

En disant cela je ne fais pas allusion à Mélenchon et tous ceux qui ont choisi de nous rejoindre car même avec des réserves sur la position qu’ils ont sur des questions aussi essentielles que le nucléaire et les conflits avec les pays arabes ou autre évènement dont ils peuvent de part leur culture politique ne pas mesurer pas la portée immédiate.

Je pense qu’il faut prendre la mesure de ce que portent en traditions républicaines, jaurésiennes et même marxisantes tous ceux que nous nous efforçons de rassembler, de rallier, d’associer à une recherche de consensus politique voire programmatique.

On ne peut ignorer la distance qu’ils prennent avec le « réformisme inopérant » du PS. Si tant est d’ailleurs que les hommes et les femmes qui militent dans ces organisations soient tous véritablement imprégnés d’une forme d’idéal socialiste. N’oublions pas que beaucoup d’entre eux sont des transfuges de quelque chose et avec tout le respect que l’on doit à la liberté de pensée de chacun on peut s’interroger, à l’usage si leur cheminement souvent tourmenté par des a priori à l’égard du PCF peut apporter la cohérence dans notre démarche unitaire.

Je dis cela surtout pour que nous cessions de perdre du temps dans des discussions dans lesquelles nous sommes impliqués par le force des choses, avec des personnes enfermées dans ces a priori  et qui ne peuvent s’en extirper. Chacune d’elle ayant l’ambition, si petite soit-elle, de dépasser l’autre avec le risque de voir venir les égarements de cohabitations entre partis dit de « la gauche radicale » où la politique devient un rideau de fumée derrière lequel s’abritent souvent des visions de chapelle. Chacun évidemment s’en défendant et prêchant la modernité, l’évolution.

Rideau de fumée qui brouille totalement la vue des citoyens.

Même les idées les plus généreuses que nous défendons pour eux disparaissent et cèdent la place aux apparences trompeuses des raisonnements simplistes. Les exemples en sont nombreux que la droite n’hésite pas à mettre en avant et qui ont un réel impact : pertinence du repli national, de l’immigration contrôlée ou refoulée, de l’efficacité économique de la réduction des services publics, de l’impossibilité d’augmenter les salaires et les retraites, de l’inéluctabilité de la dégradation de la protection sociale et du système de santé ou de l’école» de l’inutilité et de la contre productivité de l’assistance aux plus démunis, etc.

A vouloir faire participer ces citoyens on en arrive a des concertations de base ou s’affrontent des intermédiaires « politisés » qui ne traduisent que leurs états d’âmes particuliers bien loin des soucis réels rencontrés par lesdits citoyens. Faute de propositions simples, solides, élaborées comme il se devrait par les instances des partis politiques, on remet en marche sans cesse des discussions stériles. D’autant que  les intentions directrices venant d’en haut sont de toutes manières présentes et pèsent lourdement dans les décisions finales.

A l’heure ou les médias (télévision en particulier) deviennent le lieu privilégié de la communication politique les citoyens ont besoin de messages clairs, souvent répétés et bien en situer l’origine et les auteurs.

Les Présidentielles vont être un moment fort de la communication politique et l’occasion, pour nous COMMUNISTES, de nous exprimer. Avons-nous avec notre stratégie du Front de gauche créé les meilleures conditions pour cela ?

A suivre

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Jean-Luc Mélenchon « Il faut méditer le rapport entre 1968 et 1981 »

Posté par jacques LAUPIES le 6 juin 2011

 

 Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, estime que l’on peut avoir un mouvement social d’une ampleur inouïe, comme la grève générale de Mai 68, mais qui ne va pas au bout de son contenu faute de débouchés politiques. 

Le 10 mai 1981 a-t-il été une date révolutionnaire au même titre que Mai 68 ?  

Jean-Luc Mélenchon. Le rapport entre 1968 et 1981 doit être médité encore aujourd’hui. On peut avoir un mouvement social d’une ampleur inouïe – que peut-on faire de mieux qu’une grève générale de dix millions de travailleurs ? – qui ne va pas au bout de son contenu, faute de débouchés politiques. Aussi le programme commun a été la réponse-clé. Entre sa signature et la victoire de 1981, le travail de popularisation avait été ininterrompu. À sa façon, la polémique entre socialistes et communistes sur sa réactualisation a aussi été un moment d’éducation collective. Dans les rencontres publiques, les gens venaient avec des carnets de notes, qui sont pour moi un fait symbolique essentiel. Je ne les ai vus réapparaître qu’en 2005, au moment du référendum européen. 

Le tournant de la rigueur n’a-t-il pas contribué à ancrer dans les têtes que le capitalisme est un système irréversible ? 

Jean-Luc Mélenchon. Ce qui s’est ancré dans les têtes, c’est que la gauche était incapable de formuler une proposition durable de transformation de la société. Les uns par isolement sectaire, les autres par incompréhension complète de la nature du capitalisme ou par opportunisme. La vérité est que, en 1983, l’ensemble de la gauche, dont le PCF, ne comprend pas la nature de la mutation du capitalisme, devenu transnational. À partir de là, le sentiment d’impuissance est venu de l’incapacité de la gauche à proposer une riposte crédible et cohérente. 

Comment ressusciter l’espoir, sachant que les contraintes économiques sont criantes ? 

Jean-Luc Mélenchon. Nous allons nous opposer cette fois-ci, comme en 1981, au mur de l’argent. Mais au moins sommes-nous maintenant mieux instruits de la nature de l’adversaire que nous affrontons. Ainsi, dans le cadre du programme partagé du Front de gauche, nous mettons comme condition numéro un la sortie du carcan de traité de Lisbonne, dont la logique est le libre-échange généralisé, la concurrence libre et non faussée, et la libre circulation des capitaux. Ces trois éléments constituent la dynamique du capitalisme transnationalisé, qui éreinte les sociétés. Il faut frapper à ces trois endroits. 

Vos ex-camarades socialistes ont-ils aujourd’hui retenu les leçons du 10 mai 1981 ? 

Jean-Luc Mélenchon. Non. Ils sont incapables de faire une proposition politique qui soit réaliste, c’est-à-dire qui tienne compte de l’opposition du capital financier et de l’Union européenne libérale à toute politique de gauche. C’est bien pourquoi je les ai quittés. Eux continuent à penser que la construction de l’Europe, quel que soit son contenu, est suffisante en soi. Ils nous mènent tout droit à des situations d’impuissance comme en Grèce. Si le programme de gouvernement socialiste était appliqué aujourd’hui, il conduirait au même désastre. 

L’espoir peut-il être à nouveau au rendez-vous en 2012 ? 

Jean-Luc Mélenchon. Notre peuple a beaucoup appris en 2005, lors du débat sur le référendum constitutionnel. Il a connu beaucoup de désillusions. Mais, en 2012, compte tenu du caractère quasi caricatural de la scène politique qui s’installe, où l’on aurait à choisir entre un socialiste libéral comme M. Strauss-Kahn, le président Sarkozy et Mme Le Pen, il est tout à fait clair que la gauche de rupture que nous représentons a toute sa chance dans l’esprit des Français. À condition que nous positionnions notre action au cœur de la gauche et non dans une position de témoignage ou d’isolement splendide

Entretien réalisé par Mina Kaci 

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Les délégués communistes montrent la voie pour 2012

Posté par jacques LAUPIES le 5 juin 2011

La conférence nationale du Parti communiste français (PCF), réunie à Montreuil depuis vendredi, a voté ce dimanche midi à 63,6% (36,39% contre) en faveur de la résolution proposant aux communistes la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, couplée à l’accord global qui porte sur les présidentielles et les législatives.

Cette proposition sera soumise au vote des militants dans deux semaines, du 16 au 18 juin. Pour ce faire, la conférence nationale a décidé à 79,9% (20,09% contre) le principe de faire figurer sur le bulletin de vote les noms des trois candidats en lice: André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre du Front de gauche, et Emmanuel Dang Tran, opposé au Front de gauche. André Gerin choisi lui de retirer sa candidature juste avant le vote de ce midi.

« Nous sommes attachés à ce que chaque communiste puisse s’exprimer avec l’ensemble des options qui ont été portées dans le débat. Le bulletin de vote comportera donc toutes les candidatures déclarées et leurs motivations », explique le texte de la résolution adoptée.

Par ailleurs, le programme « populaire et partagé » adopté propose un « partage des richesses », une « reprise du pouvoir aux banques et aux marchés financiers », un « affranchissement du traité de Lisbonne » et la « construction d’une autre Europe », un changement du « cours de la mondialisation », ou encore la constitution d’une « VIe République ». L’accord sur les législatives (répartition des circonscription) est « en voie de finalisation ». Le PCF espère qu’une réunion le 10 juin sera conclusive.

En clôture des débats, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé les militants communistes « à se rassembler autour (du) choix » de la conférence nationale. Nous proposons, a t-il expliqué, de « désigner à l’élection présidentielle pour porter les couleurs du Front de Gauche, bien que nous en soyons la force la plus importante, un candidat qui n’est pas issu de nos rangs, mais qui est Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche… C’est un choix fort, un choix audacieux, un choix courageux. Et j’appelle les communistes à se rassembler autour de ce choix dans la consultation des 16, 17 et 18 juin. »

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Luc Ferry et le pavé dans la mare

Posté par jacques LAUPIES le 4 juin 2011

Luc Ferry et le pavé dans la mare dans POLITIQUE luc-ferry-fond-bleu

S’étale, depuis quelques temps, au grand jour, des « dérapages » de personnalités politiques dans ce que l’on baptise le domaine des mœurs. Prouvé, pas prouvé chacun connait le proverbe : il n’y a pas de fumée sans feu. Toute la question est de savoir quel feu. Pas de quoi accélérer le réchauffement de la planète en tout cas.

Pour un peuple qui souffre de l’incurie de ses dirigeants, nait et existe donc un besoin de mettre ces édiles au pilori, de se venger de leur incapacité à régler les problèmes de l’ensemble de la société. Son mécontentement appelle la sanction pour ne pas dire la vengeance. Et bien entendu les chefs sont exposés mais si bien organisés et tellement protégés dans leurs actes autant que dans leurs discours, bénéficiant de l’immunité morale et juridique que donne un suffrage universel (même bafoué et tronqué) qu’il est quasiment impossible sans une révolution  de les mettre à bas.

Alors mettre en pâture quelques uns d’entre eux, que ce soit calculé ou pas, porte un coup qui protège les autres et nous détourne de leur commune malfaisance. Suivez moi : Ferry accuse un Ministre : il se donne une image de justicier plus que de délateur comme le pensent naïvement certains et du coup rend service à ceux à qui l’ont fait un procès du même genre (il y en a deux pour le moment) tout en rappelant à ceux qui jouent avec les comportements supposés déviants de leurs adversaires politiques qu’ils feraient bien de balayer devant leur porte.

Contrairement à ceux qui crient au scandale de la délation, de la recherche de la popularité facile par médias interposés, même s’il peut y avoir du vrai dans ce comportement, je prétends qu’il emmerde beaucoup d’hypocrites pullulant dans une société qui de jour en jour substitue à l’approche de problèmes réels par une réflexion à la fois d’ordre psychologique et social, une façon répressive et superficielle (je dis bien superficielle) de traiter des phénomènes tels que le tourisme sexuel qui malheureusement frappe en premier lieu les très jeunes. Eludant du coup la responsabilité du système économique qui permet leur exploitation ou au pire les mets hors circuit de l’élément essentiel de l’équilibre de l’individu : le travail.

En même temps sont stigmatisées des pratiques sexuelles très naturelles, librement consenties et dont chacun sait qu’elles sont encore soumises à  l’opprobre. Cela n’empêchant pas « des adultes consentants » de pratiquer toutes sortes de jeux qui ne manquent pas d’attiser la curiosité des jeunes têtes blondes  se précipitant, comme de tous temps, sur des publications, films, vidéos « internétisées » ou pas, qui alimentent un commerce des plus prospère en ce bas monde. Les mêmes adultes, qu’ils revendiquent le droit au libertinage ou pas, viennent en disserter sur les plateaux de télé avec pour la plupart un beefsteak à défendre ! Quelques uns font exception fort heureusement et mettent à mal l’hypocrisie ambiante !

Condamnables ou pas le comportement passif et consensuel de toute une partie de la population autant que l’émoi et l’agitation des puritains qui hantent les associations, religions et autres lieux accessibles à des individus refoulés ou en recherche de quelque sublimation apaisante ne font guère avancer le nécessaire besoin d’une harmonie dans les relations entre individus. Fussent-elles d’ordre sexuel !

Cela passerait par une fermeté des états pour imposer des conditions de protection sociale meilleures et réelles car affaiblies chez nous et inexistantes dans la plupart des pays du sud elles mettent des populations entières en état de prostitution. Cela évidemment ne règlera pas tout dans l’immédiat. Les rapports exempts de pratiques vénales ou tout simplement découlant de  la nature et de l’éducation de chaque individu, pour anormaux qu’ils soient jugés ou non, n’ont rien à voir avec l’usage qu’en font les intelligentzias médiatico politiques.

Alors si un philosophe, fabriqué par le système ou pas, balance comme il le prétend, un pavé dans la mare sur un air moralisateur, si un candidat à la présidentielle s’y est quasiment noyé et tente de faire surface avec de généreuses bouées, si un Ministre  en est chassé en chassant quelques poules d’eau, cela donne évidemment le sentiment que la mare devient nauséabonde. Mais ce n’est pas une découverte !

Et, comme dans la fable, certaines grenouilles finissent par s’inquiéter, c’est bien naturel. Enfin dans l’ordre des choses d’une société en crise permanente.

Qu’elles se rassurent il y a encore de fraiches eaux mais encore faut-il savoir ou elles sont et ne pas trop les chercher parmi les flaques médiatiques qui reçoivent de prestigieux perroquets plus aptes à discourir sur le secondaire que sur l’essentiel. Et surtout efforçons nous de ne pas entrer dans leur jeu !

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