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J’ai la colère…

Posté par jacques LAUPIES le 3 mai 2011

Il m’a suffi de regarder la télévision ce mardi pour constater à quel point cette opération Ben Laden déclenche une vaste mascarade médiatique.

De très sérieux et « officiels commentateurs » et autres spécialistes du terrorisme ont eux-mêmes peine à expliquer le déroulement de l’opération. Photo truquée, assassinat déguisé en légitime défense, immersion d’un cadavre qu’on n’a pas vu pour des raisons obscures. Foules en liesse et célébrant un crime sans jugement. Cela me rappelle la mort de Ceausescu ! On a beau n’éprouver aucune sympathie pour l’un ou l’autre on est en droit de demander qu’un tribunal les juge,  et qu’ils soient lorsqu’hélas la peine de mort est inscrite encore dans la loi du pays, dans des conditions respectueuse de cette loi. 

En fait les champions des droits de l’homme, les états « démocratiques » se mettent au niveau des tueurs qu’ils font exécuter. Ainsi pas de trace des compromissions passées.

Les « petits » journalistes de nos journaux télévisés et leurs correspondants répètent fidèlement les discours aseptisés des justiciers  du libéralisme mondial : « nous avons fait justice, nous somme les plus forts, mais attention le terrorisme ne va pas s’arrêter » . Précaution élémentaire dans une situation conflictuelle qui n’est fondamentalement pas changée et qu’aggravent des interventions militaires dangereuses.

Est il venu à l’esprit de quelques uns de ces stratèges de tout poil que nous présentent les débats télévisés que si par malheur l’un de ces dictateurs  venait à en avoir les moyens, ce n’est plus deux tours qui risqueraient se sauter mais des villes entières.

Cette dernière hypothèse vient justement d’être évoquée par des invités de l’émission « C dans l’air » ( 18h30 ce mardi) comme a été évoqué un risque de conflit entre Inde et Pakistan dotés de l’arme nucléaire. Et notre Président joue les chasseurs de tête au nom de la défense des libertés. Avant que la France réclame justice comme il le dit il faudrait qu’elle oeuvre pour une vraie coopération avec tous les peuples et ne se mêle pas de donner des leçons de démocratie à la carte.

Faut-il oublier la vraie cause de ces conflits qui provient des politiques impérialistes américaines ou autres  qui continuent  à faire crever la moitié de la population de la planète pour protéger une civiliil sation fondée sur l’exploitation de l’homme par l’homme.

Eh oui je rabâche ! Que voulez-vous on  ne se refait pas ! Heureusement d’ailleurs !

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Ben Laden

Posté par jacques LAUPIES le 2 mai 2011

Ben Laden dans POLITIQUE benladen

Je m’efforce quand sur vient un évènement de donner une opinion personnelle. Je n’attends pas nécessairement la position de mon organisation politique pas plus que je ne prends à la lettre les informations des médias largement diffuseuses des prises de position des pouvoirs en place.

Le hasard fait qu’il y a à peine trois ou quatre jours j’évoquais l’inutilité des assassinats perpétrés par les terroristes.

Or nous apprenons que celui qui était considéré comme le terroriste mondial numéro un vient d’être exécuté. De même je renouvelle la phrase célèbre : « les assassinats ne changent pas le cours de l’histoire »

Bien malin celui qui peut dire, comme le font les médias, de quelle manière cela s’est produit. A part les exécutants et les commanditaires dont on connait l’excellence en matière de duplicité. On est bien forcé de douter des circonstances de cette mort dans la mesure où ceux qui l’ont tué furent en un temps ses alliés dans la lutte contre l’intervention soviétique en Afghanistan. Et puis les liens du monde des affaires avec ce milliardaire, devenu un fanatique islamiste, ne constituaient pas un excellent terrain juridique pouvant aboutir dans une quelconque juridiction sans que cela causse quelques dégats.

Passons sur ces points là et venons en aux réactions hystériques de ces pauvres bougres qui dans la rue, victimes ou pas de la folie de Ben Laden, hurlent de joie à l’annonce de la nouvelle. J’ai toujours  eu la plus grande réserve ou même parfois détesté d’où quelles viennent ces manifestations de foule qui la plupart du temps résultent d’une manipulation et font appel non pas, comme le disent les commentateurs de télé, à des sentiments de fierté mais très souvent  aux plus bas instincts de vengeance mal ciblés.

Que peut changer la mort de Ben Laden au cours de l’histoire ? Pas grand-chose : les pays riches vont continuer par leur politique d’expansion, de spoliation des richesses (dont le travail) des pays pauvres et susciter d’autres  révoltes que ne manqueront pas d’exploiter quelque puissant ou illuminé de ces pays.

Ben Laden n’avait pas ma sympathie vous vous en doutez bien ! Ce qui me gène dans sa mort ce n’est pas le coup porté à lui-même ou à son organisation. Bien au contraire mais ce qui me dérange c’est le « cinéma » que vont faire, chaines publiques en tête  tous les médias et politiciens en quête de diversion et d’utilisation du plus grand fait divers du moment.

Et ce qui m’inquiète c’est le sort que tout cela réserve aux jeunes générations, détournées des vrais problèmes, trompées autant sur leurs origines que sur les solutions possibles.

http://humanite.fr/24_02_2011-72-des-fran%C3%A7ais-refusent-la-guerre-en-afghanistan-465820

 

 

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Etranger chez les autres (suite d’hier)

Posté par jacques LAUPIES le 2 mai 2011

Une courte visite aux Etats Unis me fit cependant constater que le français n’y jouit pas toujours d’une grande considération. Mon passage à la frontière (avec le Canada) me rappela que l’on ne plaisante pas avec les visiteurs et j’eus droit à un interrogatoire rude plein se suspicion. Peut-être, bien que n’ayant pas révélé mon appartenance au PCF,  en avaient-ils eu connaissance et en étaient-ils rendus nerveux. A cette époque (tout juste avant la chute du mur) la réputation des héritiers de La Fayette n’effaçait pas leur méfiance. 

A contrario, j’eus cependant, reçu dans une famille canadienne installée près de Boston, l’occasion de rencontrer un enseignant américain qui encore une fois se trouva tout heureux de me  faire part de son admiration pour la France et sa littérature avec des références qui dépassaient de loin mes propres connaissances en ce domaine. 

Au cours d’un deuxième voyage quelques années plus tard je dus à quelques reprises ingurgiter une attitude moins chaleureuse émanant de quelques routiers accoudés à un bar de l’hôtel ou séjournait le groupe que j’accompagnais. Force fut de constater que l’américain (moyen ou de la rue) n’est pas très courtois  face à l’étranger qui lui demande, en français, un renseignement. Même attitude sans concession si un problème de dollars se trouve mêlé à votre démarche. Je rencontrais cette situation au pied des deux tours aux guichets d’accueil qui n’acceptaient pas les paiements par carte bancaire. Je dus collecter des espèces à mes touristes et clients pour éviter qu’ils échappent à cette fabuleuse visite. 

La supériorité économique d’une nation aurait-elle le pouvoir de dévaluer aux yeux de certaines catégories sociales le prestige culturel d’une autre nation moins pourvue de richesses ? Au point de transformer les rapports entre leurs citoyens de très moyenne condition en les plaçant en situation de dominants ou de dominés en fonction de la richesse de leurs états ? 

D’ailleurs je rencontrais curieusement le même comportement dans un hôtel de Leningrad (St Petersburg) ou la passivité exaspérante du personnel du restaurant ne fut aucunement secouée par notre préoccupation de trouver une table pour dîner. Les dernières lassitudes à l’égard du régime soviétique devaient y être pour quelque chose et il ne semble pas que nos qualités supposées d’héritiers de l’exemplarité révolutionnaires pouvaient y changer quelque chose. 

A l’époque je mis cette indifférence et ce laxisme sur le dos de rapports sociaux ou dominerait un certain paternalisme d’état. Plus tard j’avais considéré que cela n’était qu’une manifestation de raz le bol qui pénétrait tous les citoyens, frustrés économiquement à un moment de l’histoire de leur pays, comme cela peut se produire chez nous ! 

Au fond  Il y avait un peu de tout cela. Plus de négligence qu’une absence de liberté comme on le prétend souvent. Les taxis « au noir », les grands hôtels où naviguaient des personnes aux allures de prostituées, les attentes interminables de certains  rendez-vous que l’on m’avait organisés ne furent pas favorables à la découverte de l’estime russe 

On pouvait pressentir que quelque chose allait se produire tant l’atmosphère paraissait être à l’irresponsabilité. Un laisser-aller évident préparant un basculage dans un libéralisme qui avec sa logique implacable allait en conduire certains au sommet de la richesse et d’autres au fond de la pauvreté. 

Quand la vigilance populaire fait défaut les nations et les pouvoirs en place finissent le payer cher. Et le désespoir des peuples peut conduire ces derniers au pire comme au meilleur 

J’avais eu cependant une autre notion de l’estime porté à la France lorsque dans les années soixante nous avions reçu à la maison, un journaliste des « Izvestia » qui préparait un reportage dans son journal dans le cadre d’une visite de De Gaulle en URSS. Il m’avait indiqué avoir visité une école au fin fonds de la Sibérie où les enfants étudiaient « Les lettres de mon moulin ». 

Je n’étais pas peu fier de cette considération émanant d’un intellectuel de la « Grande Union Soviétique » vantant le rayonnement de la culture française. Hélas je n’ai pas eu le loisir d’aller le constater en un moment ou des lieux ou cela fut probablement possible. 

A suivre 

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Etranger chez les autres

Posté par jacques LAUPIES le 1 mai 2011

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Mexico – La ferveur religieuse de ce peuple a surement à voir avec un indescriptible mélange de civilisation d’ou émane une douceur soumise cependant aux pires violences sociales et économiques. Lorsque l’on parle du prestige de la France à l’étranger, j’en viens toujours à quelques souvenirs liés à de brefs séjours dans des pays plus ou moins lointains. 

A chacun de ces voyages, le modeste citoyen que je suis, doté d’un statut social peu significatif, s’est vu congratulé, gratifié de marque de considération et de respect de la part des personnes que j’ai rencontrées. 

Rarement il s’est agit de personnalités marquantes, sauf peut être au Canada ou en Côte d’Ivoire où, ces pays si différents soient-ils et, sans doute pour des raisons différentes, on peut aisément côtoyer avec un professionnel du tourisme, un Ministre voire un Chef d’état. 

Mais ce n’est sans doute pas là que l’on peut le mieux apprécier  les sentiments qui s’adressent à nous. 

N’étant pas, j’ose le penser d’un naturel très cocardier et peu enclin à vanter  les mérites de Marianne, laquelle me cause depuis longtemps, quelques préoccupations dans le respect  des valeurs  qu’une certaine Révolution  de 1789 lui a inculqué, je m’efforce toujours d’être discret sur mon identité française. 

Eh bien rien n’y fait ! Simple politesse de mes hôtes me diront les sceptiques mais il n’empêche que chaque fois l’accueil reçu  prouvait que le lambda que j’étais  bénéficiait d’une sympathie qui ne pouvait pas concerner sa simple personne. 

Je me souviens d’avoir été étonné, lors d’une réception d’amateurs de cinéma venus comme moi participer à Eiger, en Hongrie, à un festival, par cette enseignante italienne  qui, après avoir entendu mon appréciation, et mes inquiétudes, sur l’avenir que réservait le mitterrandisme ambiant des années 80, se fendit à mon égard de compliments sur la qualité de mon analyse dans laquelle elle voyait l’esprit de la France des Lumières. Rien que ça ! 

Manifestement elle attribuait, à ma qualité de français, le mérite de tout ce que je pouvais avoir dit et qui n’était pour moi qu’un simple et pas très brillant exercice de militant politique. J’étais un peu gêné de cette surestimation de mes propos car, sans la moindre fausse modestie, je dois dire que je ne méritais pas cette considération. 

Comme quoi loin d’être prophète en son pays, parce que vous êtes français, presque on vous le ferait croire en terre étrangère. 

Egalement j’eus la même impression quand je rencontrais le Maire d’une petite ville du Tabasco au Mexique, ou j’effectuais un repérage et tentais d’établir des contacts pour réaliser un jumelage avec une ville de là-bas. Celui-ci me reçut très chaleureusement avec son conseil Municipal alors même que je n’étais pas attendu et simplement de passage. Il se sentit même obligé de me parler de Jacques Chirac en qui il voyait un Républicain de progrès avec une admiration qui dépassait son propre engagement politique. 

Au pays du héros célèbre dans la Région, un certain Emiliano Zapata, je trouvais cela savoureux. De quoi sourire avec tout le respect que l’ont dut à un chef d’Etat français à qui l’on attribue encore un certain attachement au monde rural. Pas nécessairement identique à celui du révolutionnaire mexicain en matière de réforme agraire ! 

Je n’étais pas la pour aborder des engagements politiques, ni pour évoquer l’histoire mexicaine mais à chaque rencontre je sentais bien ce que représentait la France. Notre bourgeoisie se voit octroyer des mérites dont elle s’éloigne dangereusement. Ce prestige je le sentais également  dans mes contacts avec la population. Il est des lieux ou se manifestait une telle sympathie quand mon   accompagnateur mexicain me présentait que j’en étais parfois embarrassé conscient que cela était immérité. 

Au Québec évidemment la considération à l’égard de la France, plus compréhensive  du fait que nous pratiquons la même langue, dépassait bien souvent  cette hauteur un peu méprisante qu’exprimaient, à l’époque certains journalistes, moqueurs de l’accent québécois. Ces canadiens qui arborent la fleur de lys ont peut-être, de part leurs origines très catholiques, un attachement différent à notre égard. Mais il faut savoir que cette religion fut un rempart de résistance à l’invasion anglaise et qu’elle eut un effet dans le rapprochement d’avec la France toujours admirée dans un contexte économique cependant très étasunien. Mais s’il semblait bien que les affaires se fassent surtout avec les Etats-Unis tout proches. L’amitié qui nous est réservée là est toujours bonne à prendre. 

A suivre 

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