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Affaire Gremetz : lamentable

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2011

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Je ne connais pas Maxime Gremetz et donc je ne peux me prononcer comme le font de nombreux militants sur les raisons qui l’ont amené à démissionner.

Même si je trouvais parfois déplacées, pour un député, ses « gueulantes » dont évidemment les médias se faisaient un relais très complaisant, je regrette que l’on puisse en arriver à cette situation. Serait-il interdit à un communiste d’être gouailleur. Avouons que cela nous manque tellement qu’il est bien dommage de s’en priver quand l’occasion se présente.

Ceux qui s’insurgent contre les dirigeants du PCF qui ont laissé faire cette destitution retiennent évidemment mon attention. Je n’ai pas de sympathie particulière pour les comportements excessifs, dans un sens comme dans l’autre. Et je ne choisirai pas entre la mesure des propos qui tend parfois à l’hypocrisie et la démesure des mots qui  peut flatter les forts en gueule.

La politique est un terrain bien difficile à maitriser et ma foi il n’est pas étonnant de voir certaines personnes s’en éloigner, notamment les jeunes, faute de trouver la raison et la cohérence dans les idéaux qu’ils se voient proposer et certainement de l’image que l’on peut donner des querelles politiques internes.

A 75 ans je crois avoir vécu quelques expériences qui m’ont édifié sur ceux qui utilisent le langage de la raison à des fins de déraisons et à l’inverse. Parmi les uns autant que parmi les autres il y ces rats qui quittent le navire en perdition…et ceux qui coute que coute s’accrochent  à la coque par peur de se noyer plus que pour la renflouer .Je n’arrive pas à penser que Gremetz fut de cela.

Il en va ainsi dans une humanité qui comme certains le disent n’est pas encore sortie de sa préhistoire.

Je veux cependant croire qu’il existe des hommes de bonne foi pour qui prévalent la démarche pour l’égalité et la justice dans la droiture militante. Beaucoup disent que ce qui compte avant tout ce sont les idées pas les hommes. Et même s’il parait que cela relève d’un idéalisme philosophique pur, car il n’est guère concevable de séparer ainsi la pensée des hommes sans remettre en cause son fondement matérialiste, il y a du vrai dans cette vision. Les hommes portent en eux tellement de contradictions qu’ils  en viennent parfois à renier leur propre  conviction et se laissent emporter par toutes sortes de dérives qu’engendre la complexité des rapports sociaux.  C’est l’éternelle contradiction entre notre égo  et un intérêt collectif et général.

 Il faut donc parfois faire abstraction des  faiblesses humaines et en tout cas ne pas s’attarder trop sur celles des individus. Ce sont celles de la société dans son ensemble, du système de production et de partage qui souvent les déterminent.  Vision pro marxiste qui indispose car il est plus facile de mettre des responsables en position de coupables sous la dent que d’expliquer leur dérive et parfois leur colère.

C’est avec ce regard que devrait se comprendre l’engagement politique. Le moraliser est sans doute nécessaire mais il est bien connu que les morales sont souvent adaptées à des intérêts et qu’elles résultent trop souvent d’un besoin de domination de ceux qui les construisent ou les adoptent. Laissons donc, autant que possible, à chacun son espace moral !

Pour ce qui me concerne l’affaire de Gremetz me rappelle que le Parti communiste a permis que se construisent des personnalités dont les défaillances, n’enlèvent aucunement la garantie qu’ils représentent dans la défense des valeurs dont se prévaut ce Parti.

Les règlements  de la vie militante devraient-être là pour réguler les excès d’appropriation des richesses autant que les atteintes aux personnes. Souvent les secondes découlent des premières ! Aller chercher dans l’image que peut donner tel ou tel élu de son parti se comprend fort bien mais surtout que ce ne soit pas l’adversaire qui dicte notre jugement.

Ce qu’il manque de plus au PCF, à tyos les niveaux sans doute,  ce sont des responsables qui sans être les clones du militant d’antan (ce qui serait évidement nier les évolutions sociétales)  auraient acquis ce qui ne relève qu’aucun clonage ne peut donner : une culture politique de communiste au sens large du concept.

Encore faudrait-il pouvoir trouver matière à cela diront les pessimistes. Il est vrai que la transmission d’une culture politique nécessite de disposer d’un creuset qui semble se raréfier à moins que l’on ait perdu de vue qu’il est toujours là aussi fort mais que nous nous sommes coupés de lui. Ou que l’on nous a coupés de lui. Et que peut-être nous avons laissé faire.

Mais c’est un autre sujet sur lequel je reviendrai.

 

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