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CONFERENCE DE PRESSE DU FRONT DE GAUCHE

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2010

Les représentants locaux du Parti communiste et du Parti de gauche se sont rencontrés à Tarascon  afin d’examiner comment promouvoir dans le Canton de Tarascon un développement du FRONT DE GAUCHE.

Le Front de Gauche créé au plan national essentiellement à l’initiative de ces deux Partis a été rejoint par la Gauche Unitaire courant politique issu du NPA. Bien entendu s’associent à ce mouvement de manière ponctuelles (élections ou actions du mouvement social) d’autres organismes  (associations, clubs, partis, syndicats, etc.) qui se retrouvent sur des positions communes sur des questions d’ordre politique ou en soutien à des revendications.

C’est dans cet esprit que les deux organisations locales de ces Partis ont décidé la tenue d’une conférence de presse la jeudi 21 octobre à 16 h 00 à la Brasserie du Palais 45 rue des Halles à TARASCON.

 

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Le Nobel qui tombe bien !

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2010

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Sans aucun lien avec le texte ci dessous…

Je ne soutiendrai évidemment pas le gouvernement chinois qui emprisonne un intellectuel, devenu héros mondial du monde dit libre parce qu’il vient de recevoir un prix Nobel. Mais je me garderai bien de me rallier à tous ces fumistes qui crient leur indignation (du Daili Lama à des chefs d’états qui feraient bien de balayer devant leur porte). Aux Etats Unis on ne se contente pas de punir de mort les criminels mais parfois des innocents, ce qui évidemment rend la société qui les engendre ou, en tous cas, a sa part de responsabilité dans leurs actes, criminelle à son tour. 

Cela est arrivé hélas et la menace pèse encore à l’égard d’un certain Abu Jamal dont rien ne prouve qu’il est coupable du crime dont on l’accuse.

Mais on n’est pas là pour compter les ignonimies de certains états à l’égard de leurs opposants. Les Chinois feraient bien, selon moi, minuscule poussière, dans le désert de l’humanité, de réfléchir sérieusement au fait que l’on ne met pas en prison le porteur d’une idée même si elle est génante, même si elle est fausse. C’est le meilleur moyen de le valoriser  parmi ceux qui n’ont pas le loisir de voir au delà de leur écran de télé qui est devenu le bout de leur nez.

Les mêmes qui une décade passée, trouveront exagérés et inhumains les régimes qui se sont restaurés grâce notamment au tapages faits par des démocrates de rencontre ou des libertaires d’un soir sur des dissidences venant à propos. Souvenez vous de Sakharov. Il avait sans doute raison sur bien des points mais l’usage fait de sa dissidence par les « pouvoirs capitalistes occidentaux » (et surtout la publicité faite à ce propos par eux) devraient laisser rêveurs les observateurs de l’évolution de la société russe.

Une société – j’ai été hélas de ceux qui tardivement ont constaté que sa transformation était nécessaire - aurait mérité autre chose que de ressembler de plus en plus à celles qui ont contribué à sa chute, où se sont installés chomage, corruption, délinquance dont évidemment profite la nouvelle classe bourgeoise en train de se gaver.

Le capitalisme chinois, fortement étatisé, est une menace pour le capitalisme financier et industriel des pays occidentaux. Les règles économiques mettent les chinois en concurrence de manière préoccupante avec les autres pays de la planète sans que ces derniers puissent influer ou exercer le contrôle politique essentiellement acquis et maintenu par les communistes chinois de manière autoritaire chez eux. Le peuple chinois aurait il à gagner à cette soi disant démocratisation réclamée par des dissidents soigneusement inventés et (ou) soutenus par les Etas Unis ?

La question mérite d’être posée mais j’avoue personnellement que je n’y crois pas ! J’ai mille raisons de ne pas apprécier les interdits de la société chinoise mais j’en ai une bonne et éprouvée, de croire que les sociétés occidentales n’ont pas de leçons à donner : l’état des plus démunis chez nous ainsi que la pauvreté dans le monde dit « libéral » !

Aux chinois de se déterminer et de se débarasser de ceux qui sont tentés de se constituer en caste pour exploiter un peuple dont la richesse, comme celle de tous les peuples, est avant tout créée par sa force de travail. Une force de travail très convoitée tellement elle serait source de profits pour nos généreux défenseurs des droits de l’homme siegant des buildings de Manathan, de la Défense ou se distrayant dans quelques paradis fiscaux.

L’ennui pour eux c’est qu’il existe des traces idéologiques un tantinet marxisantes dans le système actuel chinois ! Cela leur est insupportable d’autant que si pour leur malheur la société chinoise devenait un fondement de la transition vers le communisme au sens vrai du terme, le maintien de leurs privilèges en serait sérieusement affecté. Mais qui peut le dire…

 

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Avec Sarko l’histoire se répéterait-elle ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 octobre 2010

L’Humanité de ce vendredi 8 octobre a consacré plusieurs articles aux mesures antisémites du gouvernement de Vichy et, plus particulièrement, à l’attitude de Pétain qui n’eut pas du tout besoin de la contrainte de l’occupant pour exceller dans la répression de la population juive, à forte composante immigrée dans l’entre deux guerres. Si évidemment aujourd’hui on ne déporte plus les immigrés dans des camps d’extermination la logique de l’argumentation justifiant leur stigmatisation est la même.

Comme le confirme ce qu’indique un article paru également dans ce journal et signé de Robert Badinter la mise à l’index des juifs relevait d’un long processus entamé bien avant la guerre.

Pour en avoir rencontré dans notre bonne ville de Tarascon nous savons qu’il existe encore des nostalgiques de ce passé peu reluisant pour notre pays. Mais il est bien plus grave de voir une fraction de la population et même des responsables politiques soutenir un Besson et son mentor dans une politique qui en de nombreux  points rappelle ce passé de par l’analyse qu’ils font rejoignant en cela le Front National.

Il est lamentable de se disputer un électorat en faisant de la surenchère à l’expulsion ou à la mise à l’index des travailleurs issus de l’immigration dont on sait bien qu’à l’origine ils étaient indispensables à notre économie.

Pas de compromis avec ces apprentis sorciers que nous ne confondrons jamais avec une population globalement excédéee par les conséquences de la crise économique et sociale. Mais attention le vers est dans le fruit !

Je vous invite à prendre connaissance de l’article que je reproduis ci-dessous.

Jacques LAUPIES

Un document réduit en miettes le mythe de Pétain protecteur des Juifs

Le maréchal Philippe Pétain a durci de sa main le document original de l’Etat français établissant un statut des juifs en octobre 1940, annonce dimanche l’avocat Serge Klarsfeld. Ce document inédit a été récemment découvert et authentifié avant d’être remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé à Reuters le fondateur de l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France. »On ne savait pas jusque-là que Philippe Pétain avait annoté ce texte du 3 octobre 1940 et qu’il l’avait aggravé », dit-il.

Les annotations du chef du régime de Vichy, faites au crayon, « remanient profondément » la nature d’un texte déjà « extrêmement antisémite ». Selon l’avocat, il ne fait aucune doute que l’écriture est bien celle de Philippe Pétain. « L’écriture de Pétain est très personnelle », explique-t-il.

Pour Serge Klarsfeld, « maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle. »

Le projet initial prévoyait d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860″, mais le maréchal a décidé de rayer cette mention. En conséquence, « ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français ». De même, Philippe Pétain aurait décidé « d’élargir considérablement » le champ d’exclusion des juifs, la justice et l’enseignement leur étant désormais totalement fermés.

Aux yeux de Serge Klarsfeld, le principal argument des défenseurs de Pétain consistant à dire que le maréchal avait protégé les juifs françaistombe avec la découverte » de ce document.

Cinq pages confidentielles

Le projet de loi « portant statut des Juifs », les excluant d’un grand nombre de professions, est un texte de cinq pages dactylographiées comportant la mention « document confidentiel », annoté au crayon par Pétain.   Ce projet de loi a été débattu lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940 puis adopté le 3 octobre.

A la main le chef du régime de Vichy a complété la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les Juifs et ajoute aux mandats qui leur sont interdits les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ». Sous sa plume, les Juifs ne peuvent pas non plus exercer la fonction d’ »inspecteur des colonies ».

- Il élargit à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les Juifs d’exercer, alors que les rédacteurs du statut avaient prévu cette interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissements primaires et secondaires.

- Le projet initial prévoyait une mesure d’exception: « être descendant de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860″. Pétain raye cette phrase.

- Enfin, il conclut ces mesures anti-juives en demandant que « les motifs qui les justifient » soient publiés au Journal officiel.

Le maréchal Pétain rectifie également les numéros des paragraphes. L’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, les numéros des autres articles avançant ainsi d’un rang jusqu’au 9è. Pour Me Arno Klarsfeld, ce souci du détail démontre que le maréchal, alors âgé de 84 ans, « n’était pas gâteux », contrairement à ce que ses défenseurs ont parfois affirmé.

La cinquième feuille du projet indique le lieu de sa rédaction et la fonction de ses rédacteurs: « fait à Vichy, par le maréchal de France, chef de l’Etat, le vice-président du Conseil » et huit autres ministres. Il n’y a ni date, ni noms, ni signatures. Mais la version promulguée au Journal Officiel le 18 octobre 1940 comporte tous les ajouts du maréchal Pétain, y compris « les motifs » justifiant les mesures.

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De l’Empire « national » à l’Empire « multinational »

Posté par jacques LAUPIES le 4 octobre 2010

Après l’Empereur Napoléon, le grand par ses conquêtes, moins élevé en taille que son neveu dit le petit, nous héritons, camouflé en républicain d’un général d’un Empire qui n’est plus le nôtre. Après la révolution, la bourgeoisie française sut trouver celui qui transforma l’Europe selon ses besoins de domination politique et donc économique. Inversez cause et effet  et vous aurez l’explication plus rationnelle car naïfs sont ceux qui imaginent les orientations politiques indépendantes des intérêts de classe et donc de la lutte des classes. 

Grand ou petit les bonapartistes, au prix du sang des soldats pour le fondateur et pour le second surtout des ouvriers et les paysans firent triompher la bourgeoisie nationale, non sans se livrer à de très importants compromis avec une noblesse, très incommodée par les discours républicains et, qui sous des formes idéologiques différentes au fil des époques, fit réapparaitre ses prétentions ultra réactionnaire. 

Certes notre Président (Général sans uniforme) élu,  même mal, n’est pas empereur et il n’a pas, en apparence, d’ambition de conquérant excepté semble-il la conquête de l’électorat de quelques millions de français pour solidifier les siens dans l’accroissement des profits de leurs banques et de leurs entreprises. La bourgeoisie du 18eme siècle en accord avec le développement des forces productives exigeait de nouveaux rapports sociaux. Ce fut un progrès qu’elle les obtint même si cela fut douloureux pour les masses populaires. Elle eut pour cela des chefs prestigieux comme l’impose toute révolution. 

Aujourd’hui ses généraux et ses hommes politiques faute de vaincre  à Austerlitz où de périr en héros dans quelque autre bataille glorieuse, préfèrent chasser l’ennemi Tzigane qui envahirait nos villes et le fils du Sarrasin qui envahirait nos campagnes et nos usines (ce qu’il en reste) pour suppléer la défaillance des Bretons ou des auvergnats autrefois immigrés provinciaux lesquels, pour une bonne part, souscrivent d’ailleurs pour certains à la xénophobie ambiante. 

La classe dominante se maintient au pouvoir par l’effet de peur généralisée que suscitent les faits divers crapuleux, ou se mêlent violence et sexe. Leur champ de bataille est le quotidien le plus nauséabond et leurs armes les images provocatrices. 

Le bon peuple se réjouissait des victoires de généraux parfois assassins sous la bannière de la nation conquérante. Waterloo n’arrêta pas l’engouement populaire et l’évocation des conquêtes napoléoniennes et les guerres  coloniales furent acceptées  même avec leurs issues désastreuses. C’était « l’heureuse époque » de la construction de l’empire que la République s’employa à poursuivre et à développer ce qui nous valut entre autre de « prétendus valeureux officiers  » guerriers triomphants aux quatre coins du globe : de Bugeaud en Algérie à Lyautey au Maroc par exemple. 

Puis vint le temps de la guerre de partage ou les soi-disant héros et défenseurs de la patrie se révélèrent plus soucieux de leurs intérêts de classe que de celui de la nation. Le vingtième siècle donna le « pire » de tous : Pétain. 

Certes il y eut les glorieux soldats du combat anti hitlérien. Un temps se confondit l’intérêt  populaire et celui d’une fraction « patriotique » de la bourgeoisie. Ce fut De Gaulle qui pour le bonheur de la nation française trouva comme il le dit lui-même le rouge à l’intérieur et le noir à l’extérieur, soumis à cette nécessité de rassembler les résistants ou qu’ils se trouvent. Dernière utilisation « tolérable » de l’empire. 

Plus tard lorsque cet « empire » s’effondra à l’issue de désastreuses guerres coloniales la République fit des vaincus des héros : untel à Dien Bien Phu, tel autre à Alger ! Même les tortionnaires furent honorés. 

Certains diront que c’est grâce à cet empire que notre pays resta une puissance mondiale ! Que l’on nous permette d’en douter car même les miettes du festin réalisé par la colonisation ne profitèrent guère au bon peuple de France. Heureusement les luttes sociales furent là pour rappeler que le monde du travail méritait autre chose que les restes des acquis par la canonnière. Pas plus qu’aujourd’hui la main basse mise sur les richesses pétrolières et autres exploitations de matières premières sous des formes dites néocolonialistes ne contribuent à notre bien être. Voir ou vont les profits de Total et autre Aréva ou qui font actualité en ce moment. 

Les multinationales exploitent, à l’extérieur comme à l’intérieur. Et les peuples d’ici ou d’ailleurs n’y trouvent pas leur compte. Bien au contraire car les interventions répétées au nom de la démocratie (quel culot !) ne font que radicaliser les rapports avec d’autres peuples qui sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire avec les régimes dictatoriaux et, en tous cas, doivent faire eux mêmes leur expérience des dégâts causés par des politiques corrompus, souvent sous l’effet de nos propres pratiques corruptrices. 

(à suivre) 

 

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