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Manifestation contre le projet gouvernemental concernant les retraites et Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2010

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Il est indéniable, par delà les chiffres de participation à la manifestation, que celle qui a eu lieu ce samedi 16 octobre à Arles était aussi importante que la précédente.

De plus il faut tenir compte que tous les salariés des villes environnantes ne se déplacent pas comme ils pourraient le faire sur leur propre localité et cela réduit sans doute les possibilités de participation. Une question que devraient se poser les responsables locaux de l’organisation de ces manifestations qui doivent se poursuivre et gagner en ampleur de manière la plus décentralisée.

.Autre question non moins importante comment prolonger ce mouvement dans la vie politique de notre pays sur des bases de véritables changements dont évidemment l’essentiel repose sur le maintien et le développement de la protection sociale par une meilleure répartition de la richesse nationale ce qui implique entre autre une fiscalité nouvelle et le droit de regard des salariés sur les choix de production et la production elle-même. En finir avec la financiarisation de l’économie, destructrice de nos forces productives (industrie, agriculture , recherche et formation, capacités de travail, etc.)

Ces questions sont posées comme elles étaient posées à la veille du grand mouvement social de 1968 et il a fallu 13 ans pour qu’une tentative de renversement du processus  de remise en cause soit enclenché et confirme la réponse certaines revendications telle la retraite à 60 ans et encore plus d’une décade pour obtenir les 35 h. Si évidemment mai 1968 a permis un pas considérable  en matière de droits syndicaux, d’augmentation de salaires (jusqu’à 30 %), de nouveaux droits par l’intermédiaire des conventions collectives, le patronat savait qu’il avait la possibilité de reprendre cela car maitre de l’économie et de la finance. Et il l’a fait, notamment avec le pouvoir d’achat réduit et tente encore de le faire de manière brutale, remettant en cause jusqu’aux acquis de l’après guerre (sécurité sociale dont les prestations ne sont que du salaire différé)

La lutte des classes ne s’arrête pas à un mouvement social aussi puissant soit-il, ni à une élection. C’est un combat permanent dans lequel s’impose la neutralisation de l’adversaire.

Dans celui qui oppose le capital et le travail le capital dispose d’énormes moyens : l’état, les médias, les partis qu’il contrôle directement ou qu’il tente d’instrumentaliser en donnant du poids aux courants libéraux ou social libéraux aux extrémismes de droite comme de gauche.

Le peuple (dont plus de 90 % est constitués par des salariés) dispose quant à lui des luttes sociales et cherche ses vrais représentants dans les élections. Parfois, sous l’effet du dépit que lui inspire les pratiques politiciennes, voire la corruption, une masse importante se réfugie dans l’abstention.

Mais, et nous le vivons actuellement, il arrive que la réalité détermine une prise de conscience de la malfaisance du capitalisme et de ses commis. Alors éclate le conflit ! Mais un conflit social n’a de sens que s’il se prolonge par l’action politique sur des objectifs clairement exprimés tant sur le retrait des mesures aggravantes que sur les causes profondes qui en sont à l’origine.

Alors on entre dans une phase ou chacun doit faire valoir ses aspirations et ses exigences aux politiques lesquels bien entendu ne peuvent rester insensibles aux pressions populaires. C’est à ce moment là qu’il convient d’être vigilant. Depuis la révolution française l’expérience a mille fois été faite que certains Partis sous l’influence de la classe dominante savent faire preuve d’opportunisme quand gronde la colère populaire.

Le chemin vers une émancipation par des changements substanciels et prétendant à l’irréversible passe par la mobilisation éclairée et permanente, le débat le plus large possible et l’organisation de la communication de ses conclusions. Cela ne peut se faire sans une structuration des forces de progrès et leur coordination.

Le Front de Gauche est une tentative pour cela !

 

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