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Avec Sarko l’histoire se répéterait-elle ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 octobre 2010

L’Humanité de ce vendredi 8 octobre a consacré plusieurs articles aux mesures antisémites du gouvernement de Vichy et, plus particulièrement, à l’attitude de Pétain qui n’eut pas du tout besoin de la contrainte de l’occupant pour exceller dans la répression de la population juive, à forte composante immigrée dans l’entre deux guerres. Si évidemment aujourd’hui on ne déporte plus les immigrés dans des camps d’extermination la logique de l’argumentation justifiant leur stigmatisation est la même.

Comme le confirme ce qu’indique un article paru également dans ce journal et signé de Robert Badinter la mise à l’index des juifs relevait d’un long processus entamé bien avant la guerre.

Pour en avoir rencontré dans notre bonne ville de Tarascon nous savons qu’il existe encore des nostalgiques de ce passé peu reluisant pour notre pays. Mais il est bien plus grave de voir une fraction de la population et même des responsables politiques soutenir un Besson et son mentor dans une politique qui en de nombreux  points rappelle ce passé de par l’analyse qu’ils font rejoignant en cela le Front National.

Il est lamentable de se disputer un électorat en faisant de la surenchère à l’expulsion ou à la mise à l’index des travailleurs issus de l’immigration dont on sait bien qu’à l’origine ils étaient indispensables à notre économie.

Pas de compromis avec ces apprentis sorciers que nous ne confondrons jamais avec une population globalement excédéee par les conséquences de la crise économique et sociale. Mais attention le vers est dans le fruit !

Je vous invite à prendre connaissance de l’article que je reproduis ci-dessous.

Jacques LAUPIES

Un document réduit en miettes le mythe de Pétain protecteur des Juifs

Le maréchal Philippe Pétain a durci de sa main le document original de l’Etat français établissant un statut des juifs en octobre 1940, annonce dimanche l’avocat Serge Klarsfeld. Ce document inédit a été récemment découvert et authentifié avant d’être remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé à Reuters le fondateur de l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France. »On ne savait pas jusque-là que Philippe Pétain avait annoté ce texte du 3 octobre 1940 et qu’il l’avait aggravé », dit-il.

Les annotations du chef du régime de Vichy, faites au crayon, « remanient profondément » la nature d’un texte déjà « extrêmement antisémite ». Selon l’avocat, il ne fait aucune doute que l’écriture est bien celle de Philippe Pétain. « L’écriture de Pétain est très personnelle », explique-t-il.

Pour Serge Klarsfeld, « maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle. »

Le projet initial prévoyait d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860″, mais le maréchal a décidé de rayer cette mention. En conséquence, « ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français ». De même, Philippe Pétain aurait décidé « d’élargir considérablement » le champ d’exclusion des juifs, la justice et l’enseignement leur étant désormais totalement fermés.

Aux yeux de Serge Klarsfeld, le principal argument des défenseurs de Pétain consistant à dire que le maréchal avait protégé les juifs françaistombe avec la découverte » de ce document.

Cinq pages confidentielles

Le projet de loi « portant statut des Juifs », les excluant d’un grand nombre de professions, est un texte de cinq pages dactylographiées comportant la mention « document confidentiel », annoté au crayon par Pétain.   Ce projet de loi a été débattu lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940 puis adopté le 3 octobre.

A la main le chef du régime de Vichy a complété la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les Juifs et ajoute aux mandats qui leur sont interdits les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ». Sous sa plume, les Juifs ne peuvent pas non plus exercer la fonction d’ »inspecteur des colonies ».

- Il élargit à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les Juifs d’exercer, alors que les rédacteurs du statut avaient prévu cette interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissements primaires et secondaires.

- Le projet initial prévoyait une mesure d’exception: « être descendant de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860″. Pétain raye cette phrase.

- Enfin, il conclut ces mesures anti-juives en demandant que « les motifs qui les justifient » soient publiés au Journal officiel.

Le maréchal Pétain rectifie également les numéros des paragraphes. L’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, les numéros des autres articles avançant ainsi d’un rang jusqu’au 9è. Pour Me Arno Klarsfeld, ce souci du détail démontre que le maréchal, alors âgé de 84 ans, « n’était pas gâteux », contrairement à ce que ses défenseurs ont parfois affirmé.

La cinquième feuille du projet indique le lieu de sa rédaction et la fonction de ses rédacteurs: « fait à Vichy, par le maréchal de France, chef de l’Etat, le vice-président du Conseil » et huit autres ministres. Il n’y a ni date, ni noms, ni signatures. Mais la version promulguée au Journal Officiel le 18 octobre 1940 comporte tous les ajouts du maréchal Pétain, y compris « les motifs » justifiant les mesures.

 

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