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De l’Empire « national » à l’Empire « multinational »

Posté par jacques LAUPIES le 4 octobre 2010

Après l’Empereur Napoléon, le grand par ses conquêtes, moins élevé en taille que son neveu dit le petit, nous héritons, camouflé en républicain d’un général d’un Empire qui n’est plus le nôtre. Après la révolution, la bourgeoisie française sut trouver celui qui transforma l’Europe selon ses besoins de domination politique et donc économique. Inversez cause et effet  et vous aurez l’explication plus rationnelle car naïfs sont ceux qui imaginent les orientations politiques indépendantes des intérêts de classe et donc de la lutte des classes. 

Grand ou petit les bonapartistes, au prix du sang des soldats pour le fondateur et pour le second surtout des ouvriers et les paysans firent triompher la bourgeoisie nationale, non sans se livrer à de très importants compromis avec une noblesse, très incommodée par les discours républicains et, qui sous des formes idéologiques différentes au fil des époques, fit réapparaitre ses prétentions ultra réactionnaire. 

Certes notre Président (Général sans uniforme) élu,  même mal, n’est pas empereur et il n’a pas, en apparence, d’ambition de conquérant excepté semble-il la conquête de l’électorat de quelques millions de français pour solidifier les siens dans l’accroissement des profits de leurs banques et de leurs entreprises. La bourgeoisie du 18eme siècle en accord avec le développement des forces productives exigeait de nouveaux rapports sociaux. Ce fut un progrès qu’elle les obtint même si cela fut douloureux pour les masses populaires. Elle eut pour cela des chefs prestigieux comme l’impose toute révolution. 

Aujourd’hui ses généraux et ses hommes politiques faute de vaincre  à Austerlitz où de périr en héros dans quelque autre bataille glorieuse, préfèrent chasser l’ennemi Tzigane qui envahirait nos villes et le fils du Sarrasin qui envahirait nos campagnes et nos usines (ce qu’il en reste) pour suppléer la défaillance des Bretons ou des auvergnats autrefois immigrés provinciaux lesquels, pour une bonne part, souscrivent d’ailleurs pour certains à la xénophobie ambiante. 

La classe dominante se maintient au pouvoir par l’effet de peur généralisée que suscitent les faits divers crapuleux, ou se mêlent violence et sexe. Leur champ de bataille est le quotidien le plus nauséabond et leurs armes les images provocatrices. 

Le bon peuple se réjouissait des victoires de généraux parfois assassins sous la bannière de la nation conquérante. Waterloo n’arrêta pas l’engouement populaire et l’évocation des conquêtes napoléoniennes et les guerres  coloniales furent acceptées  même avec leurs issues désastreuses. C’était « l’heureuse époque » de la construction de l’empire que la République s’employa à poursuivre et à développer ce qui nous valut entre autre de « prétendus valeureux officiers  » guerriers triomphants aux quatre coins du globe : de Bugeaud en Algérie à Lyautey au Maroc par exemple. 

Puis vint le temps de la guerre de partage ou les soi-disant héros et défenseurs de la patrie se révélèrent plus soucieux de leurs intérêts de classe que de celui de la nation. Le vingtième siècle donna le « pire » de tous : Pétain. 

Certes il y eut les glorieux soldats du combat anti hitlérien. Un temps se confondit l’intérêt  populaire et celui d’une fraction « patriotique » de la bourgeoisie. Ce fut De Gaulle qui pour le bonheur de la nation française trouva comme il le dit lui-même le rouge à l’intérieur et le noir à l’extérieur, soumis à cette nécessité de rassembler les résistants ou qu’ils se trouvent. Dernière utilisation « tolérable » de l’empire. 

Plus tard lorsque cet « empire » s’effondra à l’issue de désastreuses guerres coloniales la République fit des vaincus des héros : untel à Dien Bien Phu, tel autre à Alger ! Même les tortionnaires furent honorés. 

Certains diront que c’est grâce à cet empire que notre pays resta une puissance mondiale ! Que l’on nous permette d’en douter car même les miettes du festin réalisé par la colonisation ne profitèrent guère au bon peuple de France. Heureusement les luttes sociales furent là pour rappeler que le monde du travail méritait autre chose que les restes des acquis par la canonnière. Pas plus qu’aujourd’hui la main basse mise sur les richesses pétrolières et autres exploitations de matières premières sous des formes dites néocolonialistes ne contribuent à notre bien être. Voir ou vont les profits de Total et autre Aréva ou qui font actualité en ce moment. 

Les multinationales exploitent, à l’extérieur comme à l’intérieur. Et les peuples d’ici ou d’ailleurs n’y trouvent pas leur compte. Bien au contraire car les interventions répétées au nom de la démocratie (quel culot !) ne font que radicaliser les rapports avec d’autres peuples qui sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire avec les régimes dictatoriaux et, en tous cas, doivent faire eux mêmes leur expérience des dégâts causés par des politiques corrompus, souvent sous l’effet de nos propres pratiques corruptrices. 

(à suivre) 

 

 

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