4 – Dieu et le gouvernement du monde ? (suite)
Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2010
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“Pour un gouvernement mondial”
C’est le titre d’un livre que je découvre et que j’ai acheté cinquante centimes d’Euros à Emmaus. Cependant je ne me le suis pas procuré par hasard car je sujet traité me préoccupe sérieusement. J’aurais volontiers pu donner quatre vingt dix huit franc pour l’acquérir lors de sa parution mais à l’époque je n’étais pas obsédé par cette idée que notre avenir passe par l’instauration d’un gouvernement mondial !
Edité en 1984 cet ouvrage de Bernard Granotier qui avait trente sept ans lorsqu’il l’a rédigé commence par une description de l’état de pauvreté sur notre planète. Situation que s’est probablement considérablement aggravée depuis.
Je n’ai jamais été indifférent à cette inégalité entre pays du nord et pays du sud. Tout naturellement mon appartenance au PCF m’a permis de m’initier à cette question et de souscrire au combat de tous ceux qui dans le monde ne se résignent pas à cette situation qui peut conduire à un recul considérable de l’humanité. Les jeunes ne savent surement pas que la plupart des sujets abordés aujourd’hui par les médias étaient refoulés, mis à l’écart des grands débats politiques dans les années soixante. Nous étions souvent seuls à nous préoccuper d’écologie, de drogue et de sécurité et bien entendu de la misère chez nous et ailleurs. Plus même on nous ridiculisait de noircir, en les évoquant, ces questions qui deviennent l’apanage des bobos de tout poil (à gauche comme à droite)
Est ce à dire que l’on peut se satisfaire d’une simple adhésion à ce constat : le tiers de la planète vit dans une indécente pauvreté ? Bien évidemment non ! Mais dès lors on entre dans les complications de l’engagement qui en premier lieu consiste à combattre ceux qui le nient ou le dissimulent, qui en acceptent les origines ou les conséquences, ou ceux qui, les plus nombreux, s’en accommodent installés dans des conforts plus ou moins conséquents qu’ils doivent en fait au pillage de la planète organisé au nom du sacré saint profit d’une extrême minorité. Des conforts obtenus notamment parce qu’en un temps ils ont, ne l’oublions pas, lutté pour les obtenir.
Les uns et les autres cependant ne manquent pas aujourd’hui d’arguments pour démolir les solutions et pensées généreuses qui viennent perturber leur quiétude enrobée dans une cécité souvent volontaire. Forme de refoulement qui ne manque pas de provoquer bien entendu des névroses dont ils ne soupçonnent pas toujours les origines morales ou religieuses et encore moins les fondements socio-économique. Les nuits sans sommeil n’ont pas seulement pour origine l’âge ou la mauvaise nourriture !
On a beau être convaincu que la lutte des classes n’a d’issue favorable que pour celle dont les membres ont le plus conscience de leur appartenance, il n’en reste pas moins que notre indulgence devant le retard de la prise de conscience est de plus en plus difficile à supporter. Le recours à la lutte organisée à tous les niveaux politiques perd de sa crédibilité et la tendance à l’action parcellisée s’affirme en tant que conséquence du repli social ou individuel.
Ce phénomène s’accentue quand les éléments potentiellement les plus efficaces (en l’occurrence les partis politiques dits progressistes) ne sont plus en mesure d’organiser la résistance aux coups de boutoirs d’un adversaire maître du jeu par son pouvoir économique et donc financier. Le recours aux apparences devient un instrument des idéologies réactionnaires (retour à des “valeurs” économiques, sociales, morales n’ayant plus cours mais dont la société moderne peine à se débarrasser) Les partis conservateurs, nous entendons par là ceux qui ne remettent pas en cause le système, sont orfèvres en la matière. L’un de leurs atouts majeurs et d’entretenir un phénomène de peur généralisée.
Ainsi ils n’ont d’autres ressources puisqu’étant au pouvoir, ne pouvant échapper aux mécontentements à l’égard de leur politique, que de détourner le peuple de ses aspirations sociales. Ainsi tout devient bon pour faire diversion, pourvu que cela fiche la trouille !
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