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Sarkosy à la télé : toujours plus pour les plus riches

Posté par jacques LAUPIES le 6 février 2009

Si certains doutent encore de l’appartenance de notre Président au camp de la  grande bourgeoisie, c’est qu’ils ne savent pas lire entre les mots que celui-ci vient de nous déverser lors d’un entretien avec des journalistes pas très contrariants. Inutile de phraser sur le sujet l’article ci dessous le fait mieux que ne saurions le dire nous-même. Il n’empêche que la prestation du Président peut influencer une masse de citoyens qui ne peuvent avoir vu en lui que l’arbitre qu’il prétend être entre les français. Il a tenté en effet de donner cette image. Le problème est que les mesures proposées ne vont absolument pas dans ce sens : la réforme de l’imposition ne concerne pas les plus défavorisés, les bas salaires (SMIC) resteront dérisoires, la taxe professionnelle qui donne vie aux communes et donc à l’intérêt général va être supprimée, etc. Que dire après ça ?

A gauche, ceux à qui l’on donne la parole s’insurgent avec des arguments plus ou moins  forts et des propositions plus ou moins convaincantes. Mais que l’on ne se trompe pas, de plus en plus inquiets, les français veulent du concret : des mesures claires concernant le pouvoir d’achat, le logement, la sécurité sociale, les services publicset nouveauté la fin des inégalités criantes.

Cela ne viendra pas seul et exige un haut niveau d’action avec des perspectives politiques efficaces. Dans l’immédiat cela passe par un redressement du PCF qui préconise un large rassemblement, démarche dans lquelle s’inscrit  le nouveau Parti de la Gauche.

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Rien sur les salaires, rien sur l’emploi, le président offre un nouveau cadeau au MEDEF !
Jean-Paul Piérot, chef du service Politique à l’Humanité, revient sur la prestation de Nicolas Sarkozy durant son intervention radio-télévisée.
A lire dans l’Humanité samedi, la prestation présidentielle vue par cinq syndicalistes, par des étudiants toulousains,…

IL y avait bien davantage à redouter, qu’à espérer de l’’intervention télévisée du chef de l’Etat. Comment allait-il répondre aux syndicats à l’origine de la mobilisation exceptionnelle du 29 janvier ? Sans surprise, Nicolas Sarkozy a été plus sensible aux propos tenus lors de l’assemblée générale du Medef qu’aux revendications exprimées à plus de deux millions de voix dans les rues de nos villes. La seule annonce précise que Nicolas Sarkozy ait formulée est la suppression de la taxe professionnelle à partir de 2010. Un nouveau cadeau est ainsi offert au patronat, qui vient d’ajouter à tous les allègements déjà consentis depuis mai 2007. Les entreprises se verront donc exemptées de leurs contributions aux infrastructures et plus généralement à l’activité sociale des communes dans lesquelles elles sont installées. Le manque à gagner pour les collectivités locales va mettre les élus dans une situation de plus en plus intenable, contraints de renoncer à des investissements d’intérêt général ou d’en faire payer le prix à la population. Huit milliards d’euros, selon le chiffre mentionné par le Président de la République vont être ainsi transférés des comptes publics aux caisses privées, pour ne pas encourager les sociétés à délocaliser. Pas question donc de prendre la moindre mesure qui puisse être ressentie comme une contrainte par les grands patrons « On ne peut imposer les mêmes règles à tout le monde » a lâché Nicolas Sarkozy.

Pour le reste, le président s’en est tenu aux promesses les plus vagues. Il a découvert qu’il y avait quelque injustice dans la répartition des richesses entre le capital et le travail ! Il en parlera aux partenaires sociaux qu’il rencontrera le 18 février. Il évoquera, promis juré, d’éventuelles mesures sur l’impôt sur le revenu au bénéfice des familles modestes (suppression de la 1re tranche ? ou du deuxième tiers ?, ou relèvement des allocations familiales ?) On n’en saura pas davantage. _ En revanche, il ne sera pas question d’augmenter le SMIC ? « Après tout cela ne concerne que 17 % des salariés » s’est expliqué le président, qui considère par ailleurs qu’au dessus du SMIC, on entre dans les classes moyennes, à l’exemple, selon lui, des ouvriers du textile et de la sidérurgie… Ceux de Gandrange n’ont pas oublié l’engagement du président, il y a tout juste un an, qu’il ne permettrait pas la fermeture de l’aciérie par le groupe Miital. La fermeture confirmée, plus de 500 salariés licenciés….. Nicolas Sarkozy éprouvait quelques difficultés à s’exonérer de sa parole non tenue, confondant au passage le site de Gandrange et celui de Florange, où un des deux fours a été fermé.

Autre certitude, les coupes claires dans la fonction publique continueront, un fonctionnaire ne sera remplacé ; l’hôpital coûte trop cher, et il faudra réduire la voilure dans les collectivités territoriales. Et pour faire bonne mesure, Nicolas Sarkozy a annoncé que les intérêts des prêts consentis par l’Etat aux banques seront utilisés pour des dépenses sociales (1,4 milliard) Le président a malgré tout le sens de la charité.

Jean-Paul Piérot

 

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