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Manquait plus qu’elle pour nous mettre dedans…

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2022

 

Élisabeth Borne, la casse sociale comme ADN politique

Il était question pour Emmanuel Macron d’envoyer un signal à la gauche, mais, entre la réforme de l’assurance-chômage et celle de la SNCF, la nouvelle première ministre a beau avoir été proche du PS, elle incarne la continuité d’un quinquennat très à droite.

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Lundi 16 Mai 2022

La polytechnicienne de 61 ans a été préfète, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie, ministre des Transports, de la Transition écologique et du Travail. © Patrick Kovarik / AFP

La polytechnicienne de 61 ans a été préfète, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie, ministre des Transports, de la Transition écologique et du Travail. © Patrick Kovarik / AFP
AFP
 

Emmanuel Macron voulait nommer une femme. C’est fait. Il cherchait un profil capable de mener la « planification écologique », voire d’envoyer un message aux électeurs de centre gauche. C’est raté. À 61 ans, Élisabeth Borne n’incarne pas non plus le renouveau ou la « méthode nouvelle » souhaitée à l’Élysée. Membre de tous les gouvernements depuis 2017, sa nomination comme première ministre est l’aboutissement d’un parcours classique en Macronie, fait d’allers-retours entre la haute fonction publique et les conseils d’administration de grandes entreprises.

Fille de patrons dans l’industrie pharmaceutique, elle a le cursus scolaire d’une parfaite « techno » : polytechnicienne, diplômée des Ponts et chaussées et du Collège des ingénieurs, avant de faire ses premières armes au ministère de l’Équipement en 1987. C’est alors qu’elle se rapproche de plusieurs figures du PS, sans jamais prendre sa carte au parti – contrairement à la République en marche, qu’elle rejoint en 2017. Après un passage rapide à la Sonacotra, elle intègre divers cabinets de ministères socialistes, puis, en 1997, entre à Matignon comme conseillère technique chargée des transports.

Cette thématique est en effet devenue la spécialité d’Élisabeth Borne, qui lui vaudra d’être nommée en 2002 directrice de la stratégie de la SNCF, puis de la RATP, entre 2015 et 2017. « Élisabeth Borne n’y a pas laissé un souvenir impérissable en matière de défense du service public, estimait en 2017 le syndicaliste CGT Fabien Cormier (RATP bus) dans  l’Humanité.  Avec elle, c ’est le règne du tout-concurrence et du dumping social. »

Le « dialogue social » sera à son programme 

La casse sociale et des services publics, Élisabeth Borne sait faire. Ministre des Transports entre 2017 et 2019, c’est elle qui porte la réforme ferroviaire qui casse la SNCF et détruit le statut des cheminots, malgré une grève historique. Le « dialogue social » sera pourtant au programme de son passage à Matignon, avec la réforme des retraites, qu’elle devait déjà porter lors de son arrivée au ministère du Travail en juin 2020, avant d’être reportée. Deux ans, rue de Grenelle, marqués par la pandémie, pendant laquelle elle a assuré que « ce n’est pas au travail que le virus circule » pour justifier le retour des travailleurs et l’absence de véritables mesures de protection, et a « laissé faire les licenciements par des entreprises qui avaient touché des aides publiques pendant la crise », retient l’économiste Maxime Combes. Surtout, c’est elle qui a mené la réforme de l’assurance-chômage, détruisant les droits de nombre d’allocataires.

Entre les Transports et le Travail, Élisabeth Borne a aussi connu un passage au ministère de l’Écologie. Et ça tombe bien : elle sera en charge de la planification écologique. De quoi rassurer les acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique ? « Après Nicolas Hulot qui a fait la démonstration qu’aucune écologie transformatrice n’était possible sous Macron, Élisabeth Borne est venue pour boucher les trous, sans volontarisme politique » , rappelle Maxime Combes, qui relève aussi le coup d’arrêt du train Perpignan-Rungis sous la houlette du ministère du Travail qu’elle occupait.

Une authentique technocrate jamais élue

Pourtant, Élisabeth Borne connaissait bien ce dossier, pour avoir été directrice de cabinet de la ministre Ségolène Royal en 2014 et 2015. À ce titre, elle cosigne avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes l’accord qui allonge jusqu’à six ans les concessions accordées aux groupes privés… Ce qui lui vaut d’être définie par le communiste Stéphane Peu comme «  une technocrate (…) devenue au gré de ses allers-retours du public vers le privé la lobbyiste des groupes privés d’autoroutes ». Outre ses passages entre le privé et le public (comme à la fin des années 2000, où, cadre pour Eiffage, elle devient préfet de Poitou-Charentes), le député pointe aussi ses intérêts. Comme lorsqu’en 2020 elle a omis six mandats de sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, dont sa participation au conseil d’administration de l’Institut de la gestion déléguée (IGD), un lobby favorable à la délégation des services publics au privé…

La nomination d’Élisabeth Borne à Matignon est donc loin d’être une rupture dans la politique d’Emmanuel Macron. Avec elle, ce serait même « une nouvelle saison de maltraitance sociale », selon Jean-Luc Mélenchon.

Le seul renouveau qu’elle représente est que cette authentique technocrate n’a jamais été élue, une rareté pour Matignon. Elle pourrait le devenir le mois prochain aux législatives, candidate dans la 6 e circonscription du Calvados, qui depuis sa constitution en 1988 a toujours élu un député de la future majorité. En cas de défaite, personnelle ou collective, son bail à Matignon serait sans doute le plus court de l’histoire.

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Union et espoir

Posté par jacques LAUPIES le 14 mai 2022

 

Union et espoir

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Samedi 14 Mai 2022

Fabien Gay, directeur du journal l'Humanité

Fabien Gay, directeur du journal l’Humanité
 

Près de neuf électeurs·trices de gauche sur dix, quels qu’aient été leurs votes au premier tour de l’élection présidentielle, espéraient l’union large des forces de gauche et écologistes pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Elle s’est construite, unissant communistes, insoumis, écologistes et socialistes, et a tenu sa première convention samedi 7 mai à Aubervilliers. Ce rassemblement soulève un espoir de changement dans le monde du travail, de la création, et dans la jeunesse qui envisage de voter à plus de 50 % pour les candidates et candidats de la Nouvelle Union populaire écologiste et sociale.

D’ailleurs, les droites et les extrêmes droites ne s’y trompent pas. Elles raillaient hier la désunion de la gauche ; elles en ont à présent une peur panique, matraquant des arguments réactionnaires que nous pensions définitivement enterrés au siècle dernier.

Pourtant, au lendemain de l’élection du président des riches Macron, qui a vu l’extrême droite réaliser son meilleur score sous la Ve République, les déceptions, les colères, les ressentiments, les recherches de victimes expiatoires de l’élimination de la gauche auraient pu continuer à nous diviser et alimenter le désespoir, l’abstention et la machine à perdre.

Dans sa longue histoire, la gauche a été souvent divisée entre ses deux courants historiques, mais elle a su aussi se rassembler pour répondre politiquement aux revendications de mouvements populaires puissants.

Aujourd’hui, la situation politique l’exige, y oblige même. Le risque que le massacre social programmé par le macronisme finisse d’écraser les conquis sociaux d’un siècle de combats ouvriers et paysans est trop grand. Si le président Macron gagne une majorité à l’Assemblée nationale, ce sera la retraite à 65 ans et un bond de cent douze ans en arrière ; le travail quasi gratuit pour les allocataires du RSA ; et le risque de voir le capital remettre la main sur les près de 532 milliards d’euros de cotisations sociales (chiffre 2019) qui lui échappent depuis quatre-vingts ans, asséchant in fine les caisses de la Sécurité sociale et obligeant les travailleurs et travailleuses à s’assurer individuellement face aux risques de la vie. Laisser libre le champ à Macron serait offrir un marchepied en or massif à la châtelaine de Montretout ou à un de ses héritiers en 2027.

La gauche et les écologistes avaient donc un devoir de se rassembler pour répondre à cette urgence pour nos vies et à l’exigence populaire, pour offrir une alternative de rupture à ce duel mortifère entre l’extrême argent et l’extrême haine. Il a fallu pour cela que chaque force politique fasse un (plusieurs) pas pour y arriver. Il faut ainsi saluer les 1 750 candidats et candidates déjà investis par leurs partis politiques respectifs qui se sont retirés pour réaliser l’union. Ce rassemblement doit montrer son unité et ses solutions pour répondre aux grands enjeux auxquels notre pays et le monde sont confrontés, que ce soit l’urgence sociale, écologique ou de paix.

Il doit permettre à chaque force politique d’exister, sans se nier ni se renier, pour montrer que sa puissance et sa solidité résident dans sa diversité et sa spécificité.

Partout, à présent, doit se lever un vaste mouvement populaire, pour porter un maximum de députés de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, pour faire de l’augmentation du Smic et des salaires, la revalorisation des pensions de retraite, le blocage des prix, la retraite à 60 ans, la bifurcation écologique… non plus un rêve, mais une réalité à portée de votes

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Un point de vue à ne pas perdre de vue…

Posté par jacques LAUPIES le 11 mai 2022

Mélenchon, l’opium du peuple, le soupir des opprimés… Réponse à Buffet-Peu-Faucillon

Mardi 3 mai 2022, par  pam, popularité : 73%

 

 

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« Besoin d’union », « écoutons la population », « rassemblons-nous » … les formules se succèdent à la direction du PCF pour un accord gauche et écologistes derrière Jean- Luc Mélenchon pour les élections législatives. La formule « élisez-moi premier ministre » a fonctionné médiatiquement et tout est fait pour que des électeurs de gauche croient à un miracle le 12 juin, une gauche majoritaire à l’assemblée.

Mais si cet espoir fou est, comme une religion, « le soupir de la créature opprimée », elle est aussi « l’opium du peuple ». Elle lui laisse croire que son bulletin de vote va casser à lui tout seul le mur du système capitaliste auquel il se heurte dans la précarité, les inégalités, le chômage, le recul des services publics. Au lieu de l’aider à comprendre les causes de ses difficultés et les conditions nécessaires de rassemblement majoritaire pour les surmonter, elle l’enferme dans l’illusion d’une bulletin de vote magique, dans l’électoralisme, ce crétinisme parlementaire dénoncé par Marx.

Car tout le monde sait que la gauche n’a jamais été aussi faible en France après le premier tour présidentiel. Les trois gagnants sont dans l’ordre l’extrême-droite, l’abstention, et même cette droite du centre mobilisée avec Macron pour défendre son gouvernement des riches. Le léger progrès de Mélenchon se fait en écrasant le reste de la gauche.

Dans ce contexte, le spectacle des négociations de la gauche depuis plus d’une semaine est terrible et détourne les militants de l’urgence, la bataille contre l’abstention et l’extrême-droite, et même la bataille pour gagner le maximum de députés de gauche face à Macron ! Macron aura beau jeu de dénoncer une coalition de gauche politicienne et électoraliste !

Car tout pousse à un accord purement électoral cachant les profonds désaccords qui divisent la gauche depuis des décennies. Si ces calculs politiciens peuvent satisfaire des directions nationales préoccupées d’abord par les places et les moyens financiers, elles peuvent avoir une conséquence terrible pour des militants engagés sur le terrain, et contribuer à de nouveaux progrès de l’abstention le 12 juin prochain.
- Qui dans le monde du travail peut croire un seul instant que le parti socialiste s’est converti par miracle à la retraite à 60 ans ? à la critique des directives européennes ?
- Qui peut croire que les écologistes se sont convertis par miracle aux nationalisations et au respect du droit de tous à l’énergie, à l’automobile, au logement ? Rappelons que le scénario énergétique défendu par EELV implique pratiquement l’arrêt des constructions de logement !

Le bal des réunions sans fin, des petits mots et des grandes déclarations qui se succèdent est le pire de la politique que la gauche a produit depuis des décennies. Jean-Luc Mélenchon répète qu’il est le gentil qui pourrait faire tout seul mais accepte de discuter avec ceux qu’il traitait de tous les noms il y a quelques semaines, mais il ne veut voir qu’une tête, et refuse tout nouveau député PCF dans les villes communistes, ne conservant que les sortants dont plusieurs sont en pratique déjà associés à la France Insoumise. Il a sa longue expérience des pratiques politiciennes des congrès du parti socialiste.

Mais dans ces « négociations », personne ne veut dire la vérité à notre peuple, aux électeurs du monde du travail et des quartiers populaires qui n’en peuvent plus de Macron, mais qui n’en pouvaient plus de Hollande, et n’en pouvaient plus de Sarkozy… ainsi de suite.

Oui, des électeurs de gauche croient qu’un miracle peut avoir lieu, que le rapport des forces peut se renverser par une seule journée de vote. Mais ceux qui ont l’expérience d’une lutte, d’une action syndicale ou associative, savent à quel point il est difficile d’unir une majorité de notre peuple, de s’organiser pour être capable d’agir efficacement, de se mettre d’accord sur des propositions de rupture. Les discussions de la campagne présidentielle le montrent bien sur l’énergie, les nationalisations, la sécurité sociale, les salaires et les cotisations, la police et la sécurité, l’Europe et le monde. Notre peuple est profondément divisé sur de nombreux sujets et il n’y a pas de majorité populaire pour une politique de transformation.

Dire cela, c’est dire la vérité à notre peuple, ce n’est pas démobilisateur, c’est au contraire faire le pari de l’éducation populaire pour gagner des forces qui ne croient pas au miracle, mais à l’action, à l’organisation, au rassemblement populaire réel.

Dire cela, c’est parler avec franchise aux abstentionnistes, notamment ouvriers, aux invisibles du travail coupés des organisations syndicales ou politiques, aux zones rurales qui regardent avec inquiétude les débats sociétaux des urbains, aux électeurs « fâchés mais pas fachos » qui utilisent le vote d’extrême-droite pour dire leur colère noire.

C’est la condition pour marquer de premiers points les 12 et 19 juin prochain, en gagnant le maximum de députés de gauche, et parmi eux, le maximum de députés communistes pour porter une rupture radicale avec ce capitalisme destructeur, pour faire grandir l’exigence d’une autre société, celle des jours heureux.

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DIRECT Fabien Roussel invité de la matinale de France 2 #Les4V

Posté par jacques LAUPIES le 10 mai 2022

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Union pourquoi faire ?

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2022

 

Législatives : en quoi le rassemblement de la gauche est-il historique ?

Insoumis, communistes, écologistes et socialistes se rassemblent au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Un accord électoral, mais surtout programmatique, qui déplace le centre de gravité de la gauche vers la rupture avec le libéralisme. Au grand damn de François Hollande et de la droite…

Vendredi 6 Mai 2022

A voté ! Chaque semaine jusqu’aux élections législatives, le service politique de l’Humanité décortique un fait de campagne électorale. Les grandes déclarations, les promesses, les engagements pris par les candidates et candidats ont des implications sur nos vies pas toujours exprimées lisiblement… Trois minutes pour s’attarder sur une mesure, une déclaration… et voter en connaissance de cause.

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