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BOURSE. CES MILLIARDAIRES QUI ONT PROFITÉ DE L’ÉPIDÉMIE

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2020

L’industrie du luxe caracole en tête avec le propriétaire de LVMH, suivi de la famille Hermès. Thibault Camus/AP/Sipa

L’industrie du luxe caracole en tête avec le propriétaire de LVMH, suivi de la famille Hermès. Thibault Camus/AP/Sipa
Vendredi, 10 Juillet, 2020

BOURSE. CES MILLIARDAIRES QUI ONT PROFITÉ DE L’ÉPIDÉMIE

Le classement des 500 plus grandes fortunes françaises élaboré par Challenges montre que les patrimoines liés au secteur de la santé profitent de la crise sanitaire. La fortune de Bernard Arnault atteint des sommets.

 

La crise sanitaire n’a pas rendu les riches moins riches. Bien au contraire ! La dernière livraison du palmarès des 500 plus grandes fortunes françaises établi par Challenges montre que celles-ci n’ont jamais été aussi riches. En vingt-cinq ans d’existence du classement, leur patrimoine cumulé a été multiplié par 6 (par plus de 3 en dix ans). Il est estimé à 730 milliards d’euros, soit une progression de 3 % par rapport à 2019. Certes, cette hausse est moins importante que celle de l’an passé (+ 7 %), mais l’impact de l’épidémie est beaucoup moins sévère que ne l’avait été la crise de 2008. Le patrimoine total des 500 avait reculé de 27 % en 2009, rappelle le magazine économique.

À l’époque, la crise avait d’abord été financière avant de devenir économique, entraînant une baisse de la valeur des actions. Cette fois-ci, c’est d’abord l’activité qui a été touchée. Les marchés financiers, qui se sont écroulés dans un premier temps, se sont ensuite redressés. Ce yoyo boursier a d’ailleurs compliqué les calculs de Challenges, qui se basent sur le nombre et la valeur des actions détenues par les plus riches. Il amène également à relativiser les évolutions intervenues dans le classement, qui peuvent s’inverser à tout moment.

Cela dit, le Covid-19 et le confinement ont en partie modifié le classement. Les fortunes liées à la santé apparaissant comme un secteur refuge pour les marchés financiers ont profité de l’épidémie. La famille d’Alain Mérieux, propriétaire du groupe pharmaceutique bioMérieux, passe de la 20e à la 13e place du palmarès et sa fortune de 5,2 à 8 milliards d’euros. La maladie fait aussi le bonheur de Stéphane Bancel. Le propriétaire de Moderna Therapeutics, une entreprise spécialisée dans les biotechnologies et les thérapies géniques qui s’est lancée dans la course au vaccin contre le coronavirus, fait son entrée parmi les 500 à la 66e place, avec 1,45 milliard d’euros de fortune. Les frères Gilles et Yves-Loïc Martin, propriétaires des laboratoires Eurofins Scientifics, spécialistes du dépistage du Covid-19, sautent de la 39e à la 28e place, avec 3,8 milliards d’euros de patrimoine (plus un milliard en un an).

Parmi les « perdants » de l’épidémie, il convient de distinguer ceux qui pourraient rapidement remonter la pente. C’est le cas du transport de marchandise, un temps interrompu par le confinement. La famille André, propriétaire de GCA, recule ainsi de la 186e à la 199e place et son patrimoine de 500 à 420 millions d’euros. Les fortunes de l’hôtellerie sont plus durement touchées car l’activité pourrait mettre plusieurs années à retrouver son niveau d’avant le confinement. La famille Hoang, actionnaire de plusieurs groupes hôteliers, glisse de la 106e à la 120e place et sa fortune recule de 900 à 750 millions d’euros. La restauration n’est pas épargnée par la fermeture des restaurants. Le groupe Bertrand, propriétaire entre autres des brasseries Léon de Bruxelles, dégringole de la 168e à la 207e place et son magot de 550 à 400 millions d’euros.

La crise sanitaire n’a cependant pas bouleversé le haut du classement. Les fortunes liées aux nouvelles technologies et au numérique sont celles qui gonflent le plus. En un an, les associés Douetteau, Stenac, Batty et Cabrol, propriétaires de Dataiku, une société spécialisée dans l’analyse des données et les méthodes prédictives, voient leur fortune progresser de 212,5 %, à 500 millions d’euros (178e place). Le patrimoine de Xavier Niel, propriétaire d’Iliad, progresse de 52,5 %, à 9 milliards d’euros (12e place).

Les premières places sont toujours squattées par le luxe. François Pinault avec Kering arrive 5e avec 32 milliards d’euros de fortune (plus 3 en un an), Les frères Wertheimer glissent d’une place (3e) mais s’enrichissent de 3 milliards supplémentaires (53 milliards d’euros). À la deuxième place, la famille Hermès voit sa fortune passer de 40 à 55,5 milliards d’euros. Numéro un, Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, bat des records. Son patrimoine atteint la somme astronomique de 100 milliards d’euros, loin devant le dernier du classement, qui ne possède que 150 millions d’euros.

Pierre-Henri Lab

 

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Et si vous étiez communiste sans le savoir…

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2020

 

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Remaniement: pour le PCF, l’heure est à la résistance et à la conquête de nouveaux droits en faveur de la majorité de notre peuple. Elle est à l’augmentation des salaires, à commencer par ceux des femmes, « premières de corvée » ces derniers mois, à la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, à la réduction de la durée du travail, au développement des services publics, notamment de la santé publique. Elle est à une autre utilisation de l’argent au service du bien commun. Elle est à la construction d’une alternative, qui mette à l’ordre du jour un nouveau modèle de développement plaçant l’humain et la planète au cœur de tous les choix, qui inaugure un nouvel âge de la démocratie dans notre pays.

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2020

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Remaniement: pour le PCF, l’heure est à la résistance et à la conquête de nouveaux droits en faveur de la majorité de notre peuple. Elle est à l’augmentation des salaires, à commencer par ceux des femmes, « premières de corvée » ces derniers mois, à la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, à la réduction de la durée du travail, au développement des services publics, notamment de la santé publique. Elle est à une autre utilisation de l’argent au service du bien commun. Elle est à la construction d’une alternative, qui mette à l’ordre du jour un nouveau modèle de développement plaçant l’humain et la planète au cœur de tous les choix, qui inaugure un nouvel âge de la démocratie dans notre pays. dans POLITIQUE
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L’alliance des droites ne surprend que les naïfs ou les imbéciles

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2020

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Ce qui se passe à Tarascon avec les droites devrait faire réfléchir les gauches…Pas ceux qui ont soutenu Limousin mais les autres ainsi que les abstentionnistes…Ils sont majoritaires dans cette ville ! 

 

 

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Urgent: après les municipales, construire une candidature communiste pour l’élection présidentielle

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2020

 

 
Urgent: après les municipales, construire une candidature communiste pour l’élection présidentielle dans POLITIQUE

Urgent: après les municipales, construire une candidature communiste pour l’élection présidentielle

Contribution de : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Jean Chambon,Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Evelyne Ternant

Pour aborder de façon efficace et offensive la période qui s’ouvre, il y a besoin de tirer lucidement les enseignements des résultats des élections municipales.

Elles ont montré, une fois de plus, la capacité des adhérent.e.s du parti à se mobiliser. Grâce à elles et eux le PCF demeure une force incontournable dans notre pays. Mais les résultats de ces élections, et nos propres résultats ont de quoi susciter de l’inquiétude et demandent une analyse de fond.

Ceux du second tour sont marqués en premier lieu par une abstention record. Avec un taux moyen de 58,4%, soit près de quatre points de plus qu’au premier tour, le 15 mars, elle dépasse de plus de 20 points le record du second tour des municipales de 2014.

Par exemple, dans le 93, le PCF perd Saint Denis et regagne Bobigny, avec respectivement 67% et 62% d’abstention, niveau que l’on retrouve dans des villes gagnées par des listes unitaires de gauche (Bordeaux,Strasbourg…)

Donc, loin de signifier qu’un « tournant est pris pour plus de justice sociale et plus d’écologie » comme cela a pu être dit le soir de l’élection, ces résultats témoigneraient plutôt d’une accentuation de la crise démocratique, au détriment principalement des couches populaires, et d’une exigence exprimée par ceux qui sont allés voter d’allier écologie et social. Mais comment ? Car tout reste à faire en ce sens. L’austérité imposée par le grand capital, comme la crise qui va se déchaîner accentuent les difficultés, ceci alors que les questions centrales de pertes de pouvoir des municipalités et de financement ont été largement occultées, comme celle de la relation entre écologie, social et entreprises. Elles seront pourtant déterminantes.

Sans doute, la peur de la pandémie a-t-elle joué un rôle. Mais pourquoi le phénomène a-t-il concerné surtout les jeunes (72% chez les 18-34 ans), les employés (65%) et les ouvriers (70%) ? – C’est à dire les catégories de la population les plus exposées aux effets dramatiques des politiques d’austérité et des gestions patronales – Il faut bien constater un désamour de plus en plus important entre ces catégories de la population et ce qui est censé être le plus grand exercice de démocratie représentative locale. C’est une véritable mise en marge de classe.

Dans de nombreuses communes parmi les plus défavorisées, des maires sont arrivé.e.s à se faire élire avec 10 à 12% des inscrits seulement, voire moins. Cela signifie que, pour des millions de gens, ces élections n’ont porté aucun espoir de changement de leur situation déjà très dégradée, ou n’ont comporté aucune incitation à intervenir.

On peut se demander, alors, si elles ont été assez politisées ?

La question est posée pour le PCF lui-même. Malgré l’engagement des communistes sur le terrain, on aura regretté l’absence, au plan national, d’une cohérence d’ambitions donnant un sens politique partagé à cette consultation et s’identifiant aux luttes pour l’emploi, les salaires, les retraites, les services publics, la protection de notre planète contre l’austérité et pour l’utilisation de l’argent à ces fins, toutes choses mettant en cause la domination du capital. Cela n’aura pas permis de donner un sens clair aux enjeux de cette élection plombée par le fait que, étroitement encadrés par les préfets et les présidents d’agglomération, et confrontés au chantage croissant des multinationales, les élus maîtrisent de moins en moins de choses.

En réalité, dépolitisées, ces élections auront, le plus souvent, réduit les enjeux à leur seule dimension locale, refoulant leur imbrication avec le niveau national et européen. Dans ces conditions, des listes « de rassemblement des forces de gauche et écologistes » ont certes pu se multiplier, mais sur des bases dédouanant de leurs responsabilités les entreprises, les banques et l’État lui-même et masquant la radicalité de l’affrontement de classe pourtant nécessaire sur ces terrains.

Il aurait fallu élever la voix au plan national, non pour réclamer abstraitement de faire « plus de justice sociale et plus d’écologie », mais sur les pouvoirs à conquérir, face à l’Etat-Macron et au capital financier, pour que l’argent, sur le territoire des communes et de leurs coopérations, serve à répondre effectivement aux besoins populaires sociaux, écologiques et culturels. Il aurait fallu aider les communistes, leurs candidats à faire campagne avec des propositions sur ces enjeux, en particulier pour motiver le vote si décisif des salariés jusqu’aux portes des lieux de travail et même à l’intérieur quand cela était possible .

La question du financement des collectivités territoriales et des services publics locaux confrontés à la déconcentration étouffante de l’État et à son rationnement mortifère des moyens, au profit du capital financier, aurait du être au cœur d’une bataille communiste affichant clairement ses orientations.

Cela aurait répondu à l’exigence de réarmer le courage de ces millions de gens qui se sentent abandonnés, les appeler à la lutte sur des propositions permettant de relier enjeux locaux et nationaux. Car, au-delà de ces élections, il s’agit de construire la suite, et de (re)construire un apport communiste au mouvement populaire et de le renforcer.

Faute de cela, le rassemblement recherché a pu alors être ressenti comme peu porteur d’alternatives réelle possibles car trop peu soutenu par une volonté de combat transformateur radical et réaliste

Au-delà, les résultats du second tour de ces élections sont inquiétants.

La droite et le PS maintiennent leurs positions, tandis que le RN demeure en embuscade avec une nouvelle vitrine à Perpignan et plusieurs petites communes conquises. LREM, en s’effondrant, a alimenté le vote écologiste de jeunes, notamment de jeunes urbains diplômés désireux, avant tout, d’exprimer leur sensibilité aux enjeux climatiques et environnementaux. Un vote vert à relativiser, mais qui a permis à Macron de relancer son théâtre d’ombres en instrumentalisant la convention citoyenne sur le climat…puis en faisant appel à un sarkozyste notoire au poste de Premier Ministre.

S’agissant des résultats du PCF, des pertes nombreuses, cruelles au plan symbolique, ont été enregistrées. Il y a eu aussi des reconquêtes, à forte portée symbolique aussi et grosses de potentialités.

Pourquoi avons-nous tant perdu de positions dans le même temps où nous avons été capables d’en reconquérir ? Cela ne pose-t-il pas la nécessité d’examiner lucidement l’état des forces du parti, les moyens à mettre en œuvre pour les consolider, la façon dont notre parti se comporte quand il a une ambition de reconquête ou quand il dirige une collectivité et a à reconduire ou choisir des élus aux manettes ?

Fabien Roussel a déclaré que « ce scrutin montre que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies avec des citoyens pour mettre les politiques sociales, de solidarité et écologiques au cœur de leur ville, elles ont gagné ».

Cela est vrai dans quelques grandes villes, mais sur des bases programmatiques limitées, avec des scores et des écarts de voix souvent faibles compte tenu du niveau record d’abstention et de la profusion de triangulaires et plus. Ces unions ont été aussi marquées par des échecs. Pire, certaines forces qui y ont participé ont fait le choix, dans d’autres villes, de faire alliance contre nous avec la droite.

Néanmoins, cela peut-il laisser entendre que nous pourrions être partie prenante d’une relance traditionnelle « d’union de la gauche », par le sommet des états-majors et en refoulant nos idées originales et notre lien fondateur aux luttes, en nous effaçant ? On pense notamment ici à l’échéance présidentielle de 2022 pour laquelle Olivier Faure, premier secrétaire du PS, s’est dit « prêt » à se ranger derrière le candidat qui « incarnera le bloc social-écologiste« , quelle que soit son « origine » politique…verte ou socialiste en fait.

Une telle entreprise, qui n’aurait pas pour but de mettre en cause les pouvoirs et le coût du capital jusqu’à la visée d’une refondation de la construction européenne, mais chercherait simplement à repeindre en vert le type d’alliances que nous avons conclues dans le passé, ferait courir la France du travail et de la création à la catastrophe.

Notre dernier congrès a fait le choix solennel de travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022, si cruciale. Et, cela, pour porter les idées novatrices qu’il a développées et qu’ont rappelées, dans une large mesure, le texte programmatique adopté au dernier CN et la résolution pour sa mise en œuvre.

Ces propositions doivent être d’autant plus mises en avant par le PCF, ses directions et ses adhérents dans le débat politique national que, dans la foulée de la crise sanitaire qui n’est pas finie, se déclare un nouvel épisode gravissime de crise économique et sociale. Déjà il fait saillir, comme jamais, la nécessité d’actions populaires pour la sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu pour chacun-e tout le long de la vie, celui de la défense et de la promotion de tous les service publics, celui de nouveaux pouvoirs d’intervention décisionnels des salariés dans les choix de gestion des entreprises, d’une démocratie sociale au cœur d’une nouvelle république, celui d’une refondation de la construction européenne, le tout pour s’émanciper de la dictature des marchés financiers et du dollar.

L’urgence désormais, comme l’a souligné la résolution adoptée au dernier CN intitulée « Face au capital et à la politique de Macron, l’heure est à l’intervention populaire », c’est d’organiser et de suivre, à tous les niveaux, l’action créative des communistes sur ces bases.

Il y a, en effet, un énorme enjeu de débat à gauche pour dépasser les différences et se hisser à la hauteur de ce que cherchent les luttes et de ce qu’expriment les contradictions antagonistes de la crise. On ne peut en faire l’économie et il faut l’affronter en associant une visée cohérente d’objectifs sociaux novateurs, de moyens financiers importants à conquérir et de nouveaux pouvoirs citoyens pour le faire. C’est la condition pour progresser vers un large rassemblement majoritaire transformateur à partir d’un engagement immédiat de tous les concernés dans la résistance et la construction face au capital et à la politique de Macron.

C’est dans ce travail exigeant mais nécessaire que pourra se construire une candidature communiste pour l ‘élection présidentielle qui pourrait ressourcer notre pays et la gauche dans le même mouvement, préparant un essor du mouvement populaire.

Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Jean Chambon,Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand, Evelyne Ternant

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