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Le logement décent doit être garanti pour tous. Il est sans doute un des facteurs essentiel pour l’épanouissement des individus. Il doit donc dépendre d’un système locatif sûr sous contrôle public rigoureux tant pour protéger le locataire que pour stimuler les différentes formes de propriété qui concourent à son développement. De ce point de sans faire table rase de ce qui existe beaucoup est à repenser…

Posté par jacques LAUPIES le 3 août 2020

 

 

Dans une grande partie des logements insalubres, ce sont avant tout les parties communes qui sont touchées. Fanny/Rea

Dans une grande partie des logements insalubres, ce sont avant tout les parties communes qui sont touchées. Fanny/Rea
Lundi, 3 Août, 2020

LOGEMENT. HABITAT INDIGNE : VERS UNE RÉGRESSION DES DROITS DES OCCUPANTS

L’ordonnance chargée de mettre en musique la lutte contre l’habitat indigne doit entrer en vigueur en janvier prochain. L’Humanité a eu connaissance de ce texte qui comporte des reculs pour les locataires et des cadeaux aux propriétaires.

 

En théorie, ça devait être une vraie avancée. Adoptée à l’automne 2018, la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite loi Elan, promettait des outils pour faciliter la lutte contre l’habitat indigne. L’ordonnance de mise en application, qui a été discutée début juillet et devrait être adoptée en Conseil des ministres en septembre, laisse pourtant les acteurs du secteur perplexes, voire franchement inquiets. « Cette loi est destinée à simplifier l’action des pouvoirs publics. Mais du point de vue des occupants, elle pose de nombreuses questions. D’une part, cela ne leur évitera pas d’être pris dans une partie de ping-pong entre les autorités compétentes, qui se renvoient la balle. De l’autre, il n’y a aucune garantie qu’il n’y ait pas une régression de leurs droits », résume Samuel Mouchard, responsable de l’espace solidarité habitat de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), qui reçoit et accompagne des victimes de marchands de sommeil.

Une dilution des responsabilités

Premier point d’incompréhension, l’absence d’un acteur unique et intelligible en matière de lutte contre l’habitat indigne. L’objectif de l’ordonnance tel qu’il est annoncé dans la loi est « d’harmoniser et de simplifier les polices administratives », c’est-à-dire les différentes réglementations qui s’appliquent. À l’heure actuelle, il en existe treize, sept agissant au nom du Code de la construction et de l’habitation et cinq au titre du Code de santé publique. Veiller au respect des premières règles est du ressort du maire, quand celles liées à la santé relèvent de la responsabilité de l’État. Cette dilution des responsabilités complique la recherche de solutions. En mai 2019, le député PCF Stéphane Peu avait déposé une proposition de loi pour « établir clairement la répartition des responsabilités entre État, collectivités et établissements publics afin d’éviter l’effet ping-pong » et faire de l’État le seul garant de la lutte contre l’habitat indigne.

L’ordonnance proposée par le gouvernement ne résout pas ce problème. En regroupant l’ensemble des réglementations dans une seule police, comme l’avait proposé en mai 2017 un rapport du député LaREM du Val-d’Oise Guillaume Vuilletet, elle devrait néanmoins faciliter le travail de ceux qui sont chargés de mettre en œuvre les mesures contre les marchands de sommeil. « Avec cette simplification, on peut espérer que les procédures seront plus rapides », commente Jean-Baptiste Eyraud, président de Droit au logement (DAL). Pour autant, les responsabilités restent divisées et les démarches toujours aussi complexes pour les locataires. « Il n’y a plus qu’une législation, mais les acteurs restent les mêmes, déplore Samuel Mouchard.  Cela veut dire que les occupants de ces logements vont continuer à ne pas savoir vers qui se tourner, avec un risque que celui qui est interpellé, le maire ou la préfecture, se dise incompétent. On a raté l’opportunité de faciliter les démarches des victimesen leur offrant un interlocuteur unique. »

Un cadeau aux marchands de sommeil

Une autre disposition du texte s’apparente à un véritable cadeau offert aux marchands de sommeil. La suspension immédiate et automatique des loyers suite à un arrêté d’insalubrité sur les parties communes, aujourd’hui en vigueur, y est supprimée. L’ordonnance stipule que « lorsque l’arrêté de mise en sécurité porte exclusivement sur les parties communes d’une copropriété, les loyers ne cessent d’être dus que pour les logements devenus inhabitables ». Cette disposition est un retour en arrière. « La suspension des loyers est un des outils les plus efficaces de lutte contre l’habitat insalubre. Cette mesure joue autant un rôle de prévention auprès des propriétaires qu’un rôle de protection auprès des locataires », a rappelé, le 30 juillet, Ian Brossat, adjoint PCF en charge du logement à la mairie de Paris, dans une lettre adressée à la nouvelle ministre du Logement, Emmanuelle Wargon. La question n’est pas un point de détail. Dans une grande partie des logements indignes, ce sont avant tout les parties communes qui sont touchées, les propriétaires veillant à maintenir dans un état acceptable les appartements pour pouvoir les louer. Autre problème, avec cette nouvelle réglementation, non seulement les propriétaires négligents vont continuer à toucher des loyers, mais ils pourront les cumuler avec des aides à la réhabilitation .

À la place de la suspension des loyers, un outil simple et efficace de pression sur les propriétaires, le gouvernement prévoit la mise en place d’un système d’astreintes financières. « Le problème, c’est que celles-ci sont aléatoires. Il faut saisir la justice, obtenir une décision. Toutes les municipalités n’ont pas les moyens de le faire, et il y a toujours un risque qu’au bout d’un certain temps, le juge les diminue », explique Jean-Baptiste Eyraud. Ce système va aussi pénaliser les propriétaires occupants. Alors que la perte des loyers ne les concernait pas, ils seront désormais soumis à l’astreinte au même titre que les propriétaires bailleurs. Cette disposition est d’autant plus injuste que dans les immeubles insalubres, les propriétaires occupants ont souvent des revenus modestes et peinent déjà à faire face aux charges de copropriété. Ils se retrouvent aussi souvent otages d’autres propriétaires indélicats qui refusent de payer leur part de l’entretien des parties communes. Ces pas en arrière sont en contradiction avec la volonté affichée par l’ex-ministre du Logement Julien Denormandie de mener « une véritable guerre aux marchands de sommeil ».

Vers une régression des droits des occupants ?

S’ils semblent une bonne idée, la simplification et le regroupement des textes de loi inquiètent aussi. « Vouloir rendre les procédures plus lisibles, c’est bien, mais il faut être vigilant et s’assurer que cela n’aboutira pas à une régression des droits des occupants. Le système actuel est complexe, mais il est complet parce qu’il répond à des situations et des problématiques très diverses. Nous avons l‘impression que dans l’ordonnance, les problématiques de santé sont désormais passées au second p lan. C’est un problème quand on sait que beaucoup de situations d’habitat insalubre, surtout les moins visibles, ont des conséquences graves sur la santé », estime Samuel Mouchard. Dans le même ordre d’idées, l’absence de précision concernant l’application des droits des occupants – droit à bénéficier de travaux, droit à être hébergé, à être relogé – en cas de procédure d’urgence est un autre motif d’inquiétude. Certains acteurs du secteur évoquent aussi le risque que la nouvelle législation, en étant trop imprécise et pas assez contradictoire, ouvre la voie à de nombreuses contestations de décisions devant les tribunaux.

Reste la très concrète question du temps. Il aura fallu un peu moins de deux ans entre la rédaction de la loi Elan et celle de l’ordonnance de mise en application. Il n’y aura en principe que quatre mois entre l’adoption de l’ordonnance et son application, prévue en janvier 2021. « Le timing est court pour arriver à former les personnels des structures de l’État et des collectivités locales sur le nouveau texte. Nous avons, du coup, des inquiétudes sur sa mise en œuvre. Il y a un risque de temps de latence dans le traitement des arrêtés. Si les formations sont insuffisantes, il y a aussi un risque de voir se multiplier les recours en justice. Il est nécessaire de laisser a ux acteurs le temps de comprendre les subtilités du texte et de s’organiser », souligne Cécile Guerin-Delaunay, chargée de mission conduite de projets de territoire à la fédération Soliha, principale association de réhabilitation de l’habitat.

En principe, le texte de l’ordonnance n’est pas définitif. Alerté par les associations et les acteurs du secteur, le gouvernement a indiqué qu’il allait revoir sa copie. Il a deux mois pour redresser la barre et montrer que sa volonté de lutter contre l’habitat indigne est plus qu’un affichage.

Camille Bauer

Le logement décent doit être garanti pour tous. Il est sans doute un des facteurs essentiel pour l'épanouissement des individus. Il doit donc dépendre d'un système locatif sûr sous contrôle public rigoureux tant pour protéger le locataire  que pour stimuler les différentes formes de propriété qui concourent à son développement. De ce point de sans faire table rase de ce qui existe beaucoup est à repenser... dans POLITIQUE
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Beaucoup de personnes ont le sentiment d’être l’objet d’une manipulation et ne croient pas aux mesures qui leur sont imposées pour se prémunir d’un virus, dont ils doutent parfois de l’aspect dangereux pour leur vie. Il est vrai que la conduite de la lutte contre cette épidémie a suscité des critiques tournant souvent à la polémique et que cela n’a pas été un facteur de mobilisation pour lutter contre ce virus dans certaines catégories de la population. La confiance dans les dispositifs mis en place à ce sujet n’est pas totale. C’est le moins que l’on puisse dire. Cela dit les scientifiques et le monde médical tirent la sonnette d’alarme il faut tout de même prendre l’affaire au sérieux…

Posté par jacques LAUPIES le 31 juillet 2020

© Fabrice Coffrini / AFP

© Fabrice Coffrini / AFP
Vendredi, 31 Juillet, 2020

COVID-19. AVEC 17 MILLIONS DE CAS, LA PANDÉMIE FRANCHIT UN NOUVEAU CAP 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à ne pas relâcher la vigilance. A l’aune de la crise, l’Europe de l’est, qui connaît également une flambée d’infections, pourrait accueillir certaines activités économiques afin de réduire la dépendance à la Chine.

 

« Ne pas baisser la garde. » Le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis, jeudi 30 juillet, en garde contre la résurgence de la pandémie de Covid-19 dans le monde. Dans l’hémisphère nord, a-t-il dit, il semble que les rebonds de cas dans certains pays soient en partie dus à des jeunes qui relâchent la vigilance pendant l’été. Avant de rappeler que les jeunes n’étaient pas « invincibles »

Au Brésil, le tourisme d’abord

Alors que le Mexique a connu un déconfinement confus, mi-juin, malgré la progression continue des contaminations, le pays est devenu le troisième le plus touché au monde en termes de décès avec plus de 46 000 morts, selon le décompte établi jeudi. Il devance ainsi le Royaume-Uni (45 999 morts) où la mortalité rapportée à la population reste toutefois plus élevée avec 677,59 décès pour un million d’habitants contre 351,82 au Mexique.

Les deux pays les plus endeuillés demeurent les États-Unis de Donald Trump, avec plus de 151 000 morts, et le Brésil de Jair Bolsonaro (90 000 morts). L’État de Sao Paulo reste le plus touché et la crise sanitaire est assortie d’une grande précarité économique. Afin de relancer l’industrie du tourisme, les autorités ont décidé d’ouvrir les frontières pour les personnes arrivant par voie aérienne. L’évaluation de la situation reste contrastée en Amérique latine.

Cadavres des rues

Au Paraguay, l’exécutif a ainsi rétabli une quarantaine quasi-totale à Ciudad del Este, la deuxième ville en termes de population, qui partage ses frontières avec le Brésil et l’Argentine, suscitant la colère des habitants. Après d’intenses manifestations ayant viré à l’affrontement, faisant une vingtaine de blessés, le gouvernement a reculé et de nouveau autorisé l’activité commerciale. Un peu plus au nord, en Bolivie, où l’on dénombre près de 74 000 cas de contaminations pour plus de 2 800 décès, la télévision diffuse quotidiennement des images de la police ramassant les cadavres dans les rues et les maisons.

Mesures limitées en Europe

En Europe, la poussée est palpable mais reste limitée ; les services d’urgences et de réanimation ne connaissent pas l’engorgement du printemps. Du 13 au 19 juillet, la France a connu 4 397 nouveaux cas, 902 en Allemagne le 30 juillet, 1 153 nouvelles contaminations en Espagne le 29 juillet, chiffre le plus élevé depuis le 2 mai, mais 60 % des personnes sont asymptomatiques, selon le ministère de la Santé. Aucun pays européen n’a toutefois pris pour l’heure de mesure de reconfinement général. Le gouvernement catalan, qui avait décrété un confinement dans et autour de la ville de Lerida le 12 juillet, a levé ses mesures mercredi, affirmant que la situation est « sous contrôle ». En Belgique, les portes des magasins restent ouvertes mais les courses sont limitées à trente minutes et à une personne par foyer. La ville d’Anvers a, quant à elle, instauré un couvre-feu de 23 heures à 6 heures.

La crise profiterait à l’Europe de l’est

L’est du continent, relativement épargné au printemps, connaît aujourd’hui la situation la plus inquiétante. Jeudi, la Pologne a ainsi signalé sa plus forte augmentation quotidienne de cas depuis le début de la pandémie, principalement dans la région minière de Silésie, avec 615 malades supplémentaires, portant le bilan total à 45 031 contaminations. Le nombre de nouveaux décès liés au coronavirus s’est quant à lui établi à 1 709.

Sur le plan économique, une étude de Coface indique que les multinationales européennes pourraient, à l’aune de l’épidémie et de la mise en lumière de la dépendance excessive à la Chine, diversifier leurs fournisseurs. Si le débat sur le remodelage des chaînes de valeur et de la relocalisation de certains pans stratégiques de l’industrie a fait long feu, les entreprises pourraient, selon l’expert en assurance-crédit, se tourner vers l’Europe de l’est et centrale. Même stratégie au Japon, où deux milliards d’euros du plan de relance seront consacrés à la relocalisation des activités afin de réduire la dépendance à l’égard de la Chine et de regagner en souveraineté. Le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie a ainsi publié une liste de 87 entreprises qu’il souhaite voir quitter le territoire chinois. Parmi elles, 57 devraient rouvrir des usines dans l’archipel, en particulier dans les domaines stratégiques des pièces automobiles, des composants électroniques, de l’aéronautique et du médicament.

Lina Sankari
Beaucoup de personnes ont le sentiment d'être l'objet d'une manipulation  et ne croient pas aux mesures qui leur sont imposées pour se prémunir d'un virus, dont ils doutent parfois de l'aspect dangereux pour leur vie. Il est vrai que la conduite de la lutte contre cette épidémie a suscité des critiques tournant souvent à la polémique et que cela n'a pas été un facteur de mobilisation pour lutter contre ce virus dans certaines catégories de la population. La confiance dans les dispositifs mis en place à ce sujet n'est pas totale. C'est le moins que l'on puisse dire. Cela dit les scientifiques et le monde médical tirent la sonnette d'alarme il faut tout de même prendre l'affaire au sérieux... dans POLITIQUE
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Le capitalisme international n’en finit pas de se faire des guerres économiques. C’est sa logique ! Une logique dangereuse sur fond de nationalisme mais qui crée des tensions politiques entre grandes puissances.

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2020

Le nouvel ensemble, si la vente a lieu, comptera 76	000 salariés, répartis sur 169 sites. Gilles Rolle/REA

Le nouvel ensemble, si la vente a lieu, comptera 76 000 salariés, répartis sur 169 sites. Gilles Rolle/REA
Lundi, 27 Juillet, 2020

FERROVIAIRE. FEU VERT ATTENDU À LA FUSION ALSTOM-BOMBARDIER

La Commission européenne devrait bientôt rendre son avis sur le rachat de Bombardier par le constructeur ferroviaire Alstom. Le site de Reichshoffen, qui emploie 800 personnes, pourrait être cédé.

 

La Commission européenne va-t-elle donner son feu vert à la fusion entre Alstom et Bombardier Transport ? Alors que sa décision devrait intervenir au plus tard le 31 juillet, les partisans du rachat de la branche ferroviaire du groupe canadien, au premier rang desquels le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, n’en finissent pas de vanter la naissance d’un géant capable, selon eux, de rivaliser avec le chinois CRRC.

Avec un chiffre d’affaires attendu de 15 milliards d’euros à l’issue de la fusion, qui devrait être effective fin 2021, Alstom confortera sa place de deuxième constructeur ferroviaire mondial, mais restera encore loin de son rival asiatique, dont le chiffre d’affaires avoisine les 30 milliards d’euros. Même si le rapprochement entre le canadien et le français n’a rien d’absurde au regard de la complémentarité de leurs activités, la rhétorique emprunte de nationalisme économique sur fond de menace chinoise aux portes de l’Europe ferroviaire sert surtout à justifier une opération qui est d’abord une opportunité financière.

Confronté à des difficultés dans l’aéronautique, qui reste sa principale activité, Bombardier vend sa division Transport pour réduire son endettement, qui atteint 7,7 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 14,6 milliards d’euros. Pour mettre la main sur les 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires de la branche ferroviaire du groupe canadien et ses 30 milliards d’euros de commandes, Alstom devra néanmoins débourser entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros. Si certains jugent cette somme trop élevée, la principale critique est portée par les organisations syndicales d’Alstom. Dans un communiqué commun publié le 10 juillet, le comité européen du groupe, dans lequel siègent les délégués des syndicats représentant les salariés de plusieurs pays, a dénoncé « une absence de stratégie industrielle ». Ils s’inquiètent notamment d’un changement dans l’actionnariat de référence d’Alstom. Au terme de la fusion, c’est la Caisse des dépôts et des placements du Québec (CDPQ), qui détient actuellement 32 % de Bombardier, qui devrait devenir premier actionnaire d’Alstom avec 18 % des parts. Bouygues, qui occupe aujourd’hui la première place avec environ 15 %, devrait rétrograder à la deuxième avec 10 %. « On a clairement l’impression que Bouygues a trouvé l’occasion de se désengager un peu plus d’Alstom », explique le délégué syndical CGT Boris Amoroz. En septembre 2019, le géant du BTP avait déjà vendu près de 13 % du capital de l’entreprise ferroviaire. « Dans ce contexte, que va faire la CDPQ ? » interroge le syndicaliste, qui s’inquiète également de la présence du fonds d’investissement BlackRock, qui détient actuellement 5,2 % du capital d’Alstom. Comme ses collègues des autres syndicats européens, Boris Amoroz s’inquiète fortement pour l’emploi et la pérennité des sites. Le nouvel ensemble, qui comptera 76 000 salariés répartis sur 169 sites, pourrait être tenté de réduire les « doublons ». Déjà, 400 millions d’euros d’économies possibles grâce à de telles « synergies » ont déjà été identifiés.

Un site fera les frais du rachat de Bombardier : l’usine de Reichshoffen (Bas-Rhin), où travaillent 800 salariés à l’assemblage des trains régionaux Coradia Polyvalent, dont certains à moteur à hydrogène, qui devrait être vendue. Officiellement, cette cession est présentée comme une condition nécessaire au feu vert de la Commission européenne pour le rachat de Bombardier. Actuellement, les deux constructeurs sont en situation de duopole sur le marché français des trains régionaux. Leur fusion entraînerait un monopole contraire à la législation européenne de la concurrence. « Sur le plan industriel, cette vente n’a pas de sens. L’intérêt du rapprochement, c’est la complémentarité. Or, là, Alstom va abandonner ses trains régionaux pour acquérir ceux de Bombardier », critique Patrick de Cara, délégué CFDT d’Alstom Saint-Ouen. Le devenir des 800 salariés interroge aussi. « Qui va acquérir cette usine d’assemblage, interroge Boris Amoroz, alors que les brevets notamment sur les trains à hydrogène resteront Alstom ? »

Pierre-Henri Lab
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A PARIS, UNE OCCASION HISTORIQUE DE FAIRE BASCULER LE LOGEMENT AIRBNB EN LOGEMENT TRADITIONNEL. LES EXPLICATIONS DE IAN BROSSAT

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2020

 

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Vendredi 24 Juillet 2020

 

Et si le covid-19 avait raison d’AirBnB ? La ville de Paris souhaite saisir cette opportunité historique afin de réguler la location touristique des logements parisiens via les plateformes de location.

En effet, la désertion des touristes étrangers dans la capitale laisse penser à Ian Brossat, en charge du logement à la mairie deParis, que le contexte est favorable pour que le logement traditionnel retrouve sa place dans la capitale. Entretien. 

 

A PARIS, UNE OCCASION HISTORIQUE DE FAIRE BASCULER LE LOGEMENT AIRBNB EN LOGEMENT TRADITIONNEL. LES EXPLICATIONS DE IAN BROSSAT dans POLITIQUE

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ACCUSATIONS D’ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN Rosa Moussaoui

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2020

Pékin a répliqué aux accusations du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. ASHLEY LANDIS / POOL / AFP

Pékin a répliqué aux accusations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. ASHLEY LANDIS / POOL / AFP
Vendredi, 24 Juillet, 2020

ACCUSATIONS D’ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN

La Chine ordonne la fermeture du consulat américain de Chengdu, après la mise en cause de sa représentation diplomatique à Houston, qualifiée par Washington de plaque tournante de « l’espionnage » et du « vol de propriété intellectuelle ».

 

L’ultimatum est sans appel : la Chine donne 72 heures au consulat américain de Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, pour fermer. Mesure de rétorsion, trois jours après la brutale demande de fermeture du consulat général de Chine à Houston, une mesure qualifiée par Pékin de « grave violation du droit international » propre à « nuire gravement aux relations bilatérales ». Le ton est monté jeudi, lorsque le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a comparé la représentation diplomatique chinoise dans la ville texane à une plaque tournante de « l’espionnage » et du « vol de propriété intellectuelle », après l’annonce de l’inculpation de deux ressortissants chinois accusés de piratage informatique. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu torpiller des recherches américaines portant sur un vaccin contre le Covid-19.

« Le monde libre »de Pompéo

Ce nouvel incident diplomatique vient alourdir un climat déjà dégradé par les contentieux commerciaux entre les deux pays, les accusations mutuelles sur l’origine du nouveau coronavirus, les critiques américaines de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong – relevant pour Pékin de l’ingérence -, et enfin par les sanctions réciproques au sujet du Xinjiang, où la Chine est accusée de violations des droits de l’Homme à l’encontre des musulmans ouïgours. « La situation présente des relations sino-américaines ne correspond pas aux souhaits de la Chine et les États-Unis en sont entièrement responsables », dénonce Pékin, appelant Washington à « créer les conditions nécessaires pour que les relations bilatérales retournent à la normale ». En lançant ses accusations, jeudi, Pompeo, lui, avait exhorté « le monde libre » à « triompher » de la « nouvelle tyrannie » chinoise.

L’éternelle gradation des tensions

Ce n’est pas la première fois que les deux grandes puissances s’affrontent à propos d’accusations d’espionnage. En 2013, Pékin avait sommé Washington de s’expliquer après la divulgation par le lanceur d’alerte Edward Snowden d’une carte situant des sites d’espionnage américain dans le monde : le consulat de Chengdu y figurait. Mais la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 attise la défiance : au mois de mai, déjà, le FBI et l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures avaient accusé la Chine de vouloir espionner les chercheurs américains travaillant sur les vaccins, les traitements et les tests de dépistage. « Calomnie », avaient répondu les Chinois. Plus tôt, le 28 janvier, le FBI avait arrêté deux chercheurs chinois et un américain, Charles Lieber, pionnier mondial dans le domaine des nanotechnologies et chef du département chimie et biochimie de l’université de Harvard. Ce chercheur, en contrat avec l’Université technologique de Wuhan, était accusé d’avoir menti sur ses liens avec la Chine en omettant de déclarer des fonds qu’il aurait perçus dans le cadre du programme « Thousand Talents » créé en 2008 par le gouvernement chinois pour attirer les scientifiques étrangers – un outil d’espionnage industriel, selon Washington.

Des accusations d’espionnage comme cache-misère ?

Cité par le très officiel « Global Times », Lü Xiang, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales de Pékin, estime que la fermeture du consulat de Chine à Houston tient surtout à des considérations internes, pour « détourner l’attention du public de l’aggravation de la situation épidémique au Texas, un « État rouge » traditionnel, que le Parti républicain ne peut se permettre de perdre ». L’administration Trump a-t-elle intérêt, dans le contexte présent, à l’escalade ? « Si les États-Unis continuent leurs manœuvres folles, la Chine peut jouer une autre carte pour riposter, en expulsant ces soi-disant diplomates qui sont en fait des agents de la CIA situés en Chine, en particulier à Hong Kong, prédit Lü. Le réseau de renseignement en Chine, qu’ils ont mis des décennies à essayer de construire, sera fermé ».  Soupçons, menaces et scénarios dignes de la guerre froide.

Rosa Moussaoui
ACCUSATIONS D'ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN Rosa Moussaoui dans POLITIQUE

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