Qu’est ce que la nation ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 décembre 2020

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A quel saint se vouer pour un vaccin…

Posté par jacques LAUPIES le 3 décembre 2020

 

 Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93. © Albert Facelly

Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Vaccin

Mercredi 2 Décembre 2020

« Si le vaccin constitue une arme supplémentaire contre le coronavirus, il ne s’agit pas de l’arme absolue », explique Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93.

 

Les laboratoires pharmaceutiques nous annoncent, à grand renfort médiatique, l’arrivée de vaccins, tous plus efficaces les uns que les autres. Cette précipitation est suspecte, car son objectif est strictement commercial : pouvoir capter immédiatement les plus grosses parts de marché. Il faut donc rester vigilant. Si le vaccin constitue une arme supplémentaire contre le coronavirus, il ne s’agit pas de l’arme absolue. En effet, le vaccin permet de se protéger contre la maladie, mais n’élimine pas le virus qui continue à circuler. Le meilleur exemple est celui de la variole, qui a pu être définitivement éradiquée en 1980, alors que le premier vaccin a été mis au point par Edward Jenner en 1796 !

Il est donc nécessaire de continuer à utiliser les autres armes à notre disposition que sont les mesures barrières et les tests, tant que le virus sera présent. Ce qui peut durer encore plusieurs années. L’histoire nous en apprend beaucoup sur ces épidémies. L’actuelle ressemble fortement à celle de la grippe russe, qui a sévi pendant plusieurs années à la fin du XIXe siècle, avec la même cinétique que celle du coronavirus actuel : à savoir des pics brutaux, puis une régression tout aussi brutale, sans que nous n’ayons d’explication encore aujourd’hui.

 

D’autre part, au regard de la suspicion vis-à-vis des vaccins qui existe dans notre pays, un débat très large est nécessaire afin de répondre aux interrogations légitimes de la population. Un vaccin est un médicament avec des effets bénéfiques et des effets secondaires, potentiellement graves. Il est donc toujours nécessaire d’examiner le rapport bénéfices/risques de son utilisation pour les différents groupes de population auxquels il est destiné. Par ailleurs, la rapidité des processus d’homologation peut susciter des interrogations. Ce, d’autant que l’opacité des laboratoires pharmaceutiques concernant l’accès à leurs résultats, sous couvert du fameux « secret des affaires », ne peut qu’inquiéter.

Il faut se rappeler le drame des premiers vaccins contre la polio dans les années 1950 : un laboratoire avait mis sur le marché un lot de produits, qui a inoculé la maladie aux enfants vaccinés. Alors, oui, les vaccins constituent une des avancées majeures de la médecine moderne. Mais, pour que la campagne de vaccination qui s’annonce soit une réussite, il est urgent que notre gouvernement accepte le débat et les critiques sur sa gestion de la crise jusqu’à ce jour, afin que les citoyens puissent être convaincus de la justesse et de l’efficacité des mesures préconisées.

Icon Bullhorn Retrouvez son précédent billet, « La casse », et l’ensemble de ses chroniques.

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Nul doute que nous avons en ces temps besoin de faire le tri parmi les multiples informations qui nous sont proposées. Certaines chaînes de télévision nous offrent des documentaires qu’il faut regarder certes avec esprit critique, mais aussi profiter des éléments utiles à notre réflexion qui nous sont parfois proposés. Alors jeunes – et les autres – plutôt que de vous abrutir avec jeux sur internet ou encore des séries policières stupides faites d’un seul moule, soyez plus intelligents et cherchez l’éducatif…

Posté par jacques LAUPIES le 2 décembre 2020

 

L'historien Pascal Ory sur le plateau de Au pied de la lettre, l'émission des livres de l'Humanité.

L’historien Pascal Ory sur le plateau de Au pied de la lettre, l’émission des livres de l’Humanité.
 

« Au pied de la lettre » jeudi 03 décembre à 19H avec Pascal Ory, auteur de « Qu’est-ce qu’une nation ? »

Lundi 30 Novembre 2020
 

Chaque semaine, le jeudi à 19h, retrouvez « AU PIED DE LA LETTRE », l’émission littéraire de Vincent Roy sur la chaîne Youtube de l’Humanité. L’historien Pascal Ory sera l’invité du jeudi 03 décembre. Il est l’auteur de Qu’est-ce qu’une nation ?, publié chez Gallimard – Bibliothèque des Histoires.

« AU PIED DE LA LETTRE » : la nouvelle émission littéraire en vidéo de l’Humanité est présentée par Vincent Roy, que les lecteurs de l’Humanité-Dimanche connaissent bien puisqu’il y assure une chronique hebdomadaire. Cette émission a pour ambition de donner la parole aux auteurs.

Nul doute que nous avons en ces temps besoin de faire le tri parmi les multiples informations qui nous sont proposées. Certaines chaînes de télévision nous offrent des documentaires qu'il faut regarder certes avec esprit critique, mais aussi profiter des éléments utiles à notre réflexion qui nous sont parfois proposés. Alors jeunes - et les autres - plutôt que de vous abrutir avec jeux sur internet ou encore des séries policières stupides faites d'un seul moule, soyez plus intelligents et cherchez l'éducatif... dans POLITIQUE
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La répression policière n’a rien d’accidentel, elle reflète l’accentuation de la crise politique et la déliquescence d’un système économique à bout de souffle

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2020

La police comme tous les corps d’état est traversée par tous les courants d’idées ! Bien sur dans les proportions que crée celles qui sont dominantes et se rangent du côté de la droite, fussent elles issues des partis dit républicains, du centre ou se réclamant hypocritement ni de gauche ni de droite comme les macroniens ! La part de celles émanant de gauche est tout aussi présente mais bien évidemment l’extrême droite avec sa démagogie et ses discours xénophobes et parfois même ouvertement racistes y occupe une place de plus en plus forte. A tel point que la répression violente s’y trouve en quelque sorte légitimée par une large part d’hommes et de femmes en quête de réponses à leurs difficultés même s’ils sont relativement minoritaires. Cela vaut pour la société tout entière…

Ce n’est pas pour rien qu’en des temps passés, beaucoup plus sombres, des policiers en vinrent à exécuter des ordres issus des occupants et de la collaboration et furent ainsi associés à des actes criminels dans une certaine indifférence populaire !

Les origines de ces comportements ont cependant un fondement politique avec ses origines de classe. En l’état la classe dominante, celle qui possède las rouages économiques essentiels,  disposant d’une majorité factice que permet un système électoral anti démocratique, s’octroie le pouvoir politique. Un pouvoir limité par ce qu’il reste de pouvoir  aux institutions parlementaires subsistantes et aux « corps intermédiaires » que sont notamment les syndicats et autres associations de défense des intérêts des citoyens qui doivent recourir à la grève ou à la rue. Cela devient insupportable par la grande bourgeoisie dépositaire des richesses d’autant qu’elle sait fort bien qu’elle risque l’effondrement de son système économique, et donc politique, si elle ne maintien pas au plus bas la rémunération de la force de travail tant au sein de la nation elle même que sur le plan mondial ou elle s’est doté de l’outil que sont marchés financiers.

C’est dans ce contexte  qu’il faut appréhender l’importance qu’elle donne à la crise sanitaire qui est un excellent moyen pour elle de déposséder les travailleurs, y compris ceux qui lui sont apparentés de part  leur position d’autoexploités. (commerçants, artisans, professions libérales, PME, etc.)

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les reculs démocratiques, l’apparition des violences de toutes sortes faites à ceux qui se révoltent !

 

Samedi, à Paris, 200	000 manifestants se sont rassemblés, place de la République, pour protester contre la loi de sécurité globale proposée du gouvernement.Les citoyens dénoncent l’instauration d’un état policier et sécuritaire type «	Big Brother	».

Samedi, à Paris, 200 000 manifestants se sont rassemblés, place de la République, pour protester contre la loi de sécurité globale proposée du gouvernement.Les citoyens dénoncent l’instauration d’un état policier et sécuritaire type « Big Brother ».
 

Loi « sécurité globale ». Le gouvernement s’embourbe en pleine crise politique

Lundi 30 Novembre 2020

Le mauvais film de l’exécutif tourne au fiasco. Plus de 500 000 personnes ont défilé en France samedi, deux jours après la vidéo d’un passage à tabac de Michel Zecler par des policiers. L’heure est à l’abandon pur et simple de la loi interdisant de filmer la police.

 

En niant beaucoup trop longtemps les violences policières, et en voulant empêcher citoyens et journalistes de filmer la police, le gouvernement a provoqué une grave crise politique dans laquelle il ne cesse de s’enfoncer. Samedi, plus de 500 000 personnes ont défilé partout en France, dont 200 000 à Paris, pour dénoncer le nouveau projet liberticide de la Macronie. Une mobilisation spectaculaire, en pleine épidémie de Covid-19, qui montre que la prise de conscience contre la loi de « sécurité globale » ne cesse de s’élargir. Elle touche désormais des pans entiers de la société. Même les footballeurs de l’équipe de France, pourtant habitués à tourner sept fois leur langue dans leur bouche, interpellent désormais le gouvernement, à l’image d’Antoine Griezmann et de Kylian Mbappé. De très nombreuses personnalités montent au créneau, tout comme les directeurs et rédacteurs en chef de France Télévisions, TF1, M6 et BFMTV. « En exigeant une validation de nos reportages, les pouvoirs publics veulent s’octroyer un droit à la censure », s’alarment-ils dans une tribune collective (voir ci-contre).

Darmanin refuse de démettre Didier Lallement de ses fonctions

La vague d’indignation suscitée par le passage à tabac de Michel Zecler par des policiers est venue percuter de plein fouet l’argumentaire de l’exécutif. La vidéo dévoilée jeudi montre qu’il est plus que jamais nécessaire de pouvoir filmer la police, non pas pour lui nuire, mais pour lutter contre ses pires dérives et la remettre sur le droit chemin. Les images, insoutenables, mettent Emmanuel Macron et Gérald Darmanin face à leurs responsabilités, quelques jours à peine après le vote en première lecture de la loi « sécurité globale » à l’Assemblée nationale. Le président de la République a été obligé de réagir, vendredi, à l’occasion d’un message publié sur Facebook. Il y dénonce des images « inacceptables » qui « nous font honte ». La France « ne doit jamais se résoudre à la violence ou la brutalité », écrit celui qui maintient pourtant coûte que coûte Didier Lallement en poste. Le préfet de police de Paris, spécialiste de la répression des gilets jaunes, mais aussi de la moindre manifestation, qu’il s’agisse de réfugiés sans abri, de militants écologistes ou de soignants pacifistes, a même tenté de faire interdire le défilé de samedi, avant d’être contredit par le tribunal administratif de Paris.

Gérald Darmanin a également été contraint de s’expliquer. Qu’il semble loin le temps où le ministre de l’Intérieur plastronnait : « Quand j’entends le mot violences policières, personnellement, je m’étouffe. » C’était en juillet dernier. Jeudi soir, sur le plateau de France 2, il a affirmé avoir demandé la suspension des agents qui ont frappé Michel Zecler. « Dès que les faits seront établis par la justice, je demanderai la révocation de ces policiers », a-t-il annoncé, avant d’ajouter : « Lorsqu’il y a des gens qui déconnent, ils doivent quitter l’uniforme. » Mais il a répondu par la négative, quand la présentatrice Anne-Sophie Lapix lui a demandé s’il avait lui-même « pensé à démissionner » et à démettre Didier Lallement de ses fonctions. Une question formulée en direct, qui montre bien à quel point le maintien du ministre interroge désormais l’opinion publique.

Le premier ministre Jean Castex a bien essayé de déminer cette situation politique de plus en plus compromettante pour l’exécutif. Il a directement mis l’article 24 dans la balance, celui-là même, voulu par Gérald Darmanin, qui prévoit de dissuader citoyens et journalistes de filmer la police, s’attaquant ainsi à la liberté d’expression et à celle d’informer. Sauf que l’hôte de Matignon l’a fait en demandant la création d’une « commission indépendante » chargée de « réécrire » cet article.

« La commission des Lois du Sénat va clarifier le texte »

Cette annonce a provoqué une secousse institutionnelle, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat fustigeant la méthode. « Confier à un organe extérieur une telle mission constituerait une atteinte aux missions du Parlement, qui seul écrit et vote la loi », a réagi Richard Ferrand. « La commission des Lois du Sénat va clarifier le texte. C’est à elle d’y travailler désormais », a fait valoir Gérard Larcher.

Jean Castex a immédiatement rétropédalé. La commission « pourra formuler des propositions », a-t-il rectifié. Le premier ministre cherchait ici une porte de sortie. C’est d’ailleurs le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, Jean-Marie Burguburu, hostile à l’article 24 et à l’ensemble du projet de loi, qui devrait prendre la tête de cette commission indépendante. Mais, plutôt que d’attendre ses conclusions, ou une réécriture au Sénat attendue en janvier, il existe d’ores et déjà une solution, la meilleure d’entre toutes : abandonner dès à présent l’intégralité du projet de loi, en le jetant aux oubliettes. « Il y a plus d’honneur à retirer un texte quand il heurte les consciences et divise la société qu’à le maintenir, pour un gouvernement ou un président de la République, quand le risque est de créer de l’incompréhension et des violences », a ainsi appelé l’ancien président de la République, qui en sait quelque chose, lui qui s’est tant abîmé dans l’irrationnel et dangereux projet de loi sur la déchéance de nationalité.

L’Élysée a demandé des « propositions » au gouvernement

Des ténors de la majorité ne disent pas autre chose, preuve que le front contre la loi est désormais grand ouvert. « Quand une mesure suscite autant de résistance, il est parfois préférable d’y renoncer plutôt que de s’obstiner. L’article 24 ne doit pas devenir notre CPE ou notre déchéance de nationalité ! » insiste le député LaREM et vice-président de l’Assemblée Hugues Renson. Reste à savoir si Emmanuel Macron empruntera ce chemin ou s’il se montrera intransigeant, au risque de voir monter la contestation et d’abîmer toujours plus la République, la démocratie et l’État de droit, comme il s’y attelle depuis son élection malgré de fortes résistances : lors du mouvement des gilets jaunes, celui contre la réforme des retraites et aujourd’hui face à la loi « sécurité globale ».

Devant l’ampleur du problème et l’émotion nationale, l’Élysée a certes demandé des « propositions » au gouvernement. Selon le JDD, Matignon songerait à une réforme de l’IGPN, la police des polices. Un premier pas intéressant, s’il se concrétisait, à ajouter à l’abandon de ce projet de loi qui inquiète tant le pays.

 

 

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Alors qu’il existe une possibilité d’espionnage constant de nos faits et gestes par l’intermédiaire d’internet et des téléphones portables en particulier, nous n’aurions pas le droit de photographier ou de filmer des actes de violence commis par des voyous ou même des policiers qui se laisseraient aller à se confondre à eux ! Où veut-on nous conduire, vers quel système totalitaire, alors que déjà on nous dicte comment nous comporter sans la moindre cohérence face à un virus ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 novembre 2020

 

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, samedi 21 novembre, partout en France pour dire leur refus d’un texte de loi attentatoire aux libertés. Clement Mahoudeau/AFP

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, samedi 21 novembre, partout en France pour dire leur refus d’un texte de loi attentatoire aux libertés. Clement Mahoudeau/AFP
 

Marcher, malgré les mauvais coups du gouvernement

Vendredi 27 Novembre 2020

Après le succès, la semaine dernière, des rassemblements contre la loi sur la sécurité globale, la tentative d’’interdiction de la manifestation, ce samedi, montre la fébrilité de l’exécutif. Mais la manifestion aura bien lieu car l’arrêté préfectoral a été suspendu  par Le Tribunal administratif de Paris

 

Risque-t-on plus de contracter le virus du Covid-19 à défiler entre République et Bastille, qu’à rester statique ? C’était en tout cas le prétexte fallacieux utilisé par le préfet de police de Paris, Didier Lallement, pour interdire la Marche pour la liberté, prévue ce samedi, à l’appel de la coordination « Stop loi sécurité globale ». Peine perdue, « L’arrêté préfectoral a été suspendu », par Le Tribunal administratif de Paris à l’issue d’une audience ce vendredi. 

Les dizaines d’associations, de syndicats, de sociétés qui la composent vont donc, comme elles l’ont fait samedi dernier, protester contre plusieurs articles de cette loi. L’article 24 interdisant de diffuser des images de policiers est la pierre angulaire de la mobilisation, mais d’autres, les 20, 21 et 22 – et pour nombre d’opposants, l’ensemble de la loi – portent atteinte aux libertés publiques. Cette tentative d’interdiction, au profit d’un rassemblement place de la République à 14 heures, interviennait à la suite d’une série de manœuvres destinées à éparpiller les colères et le mouvement, en faisant porter aux journalistes la responsabilité des divisions.

Aucune garantie n’a été donnée

Dans ce bras de fer entre gouvernement et citoyens, les syndicats, sociétés et associations de journalistes sont au premier rang. Avec comme casus belli, donc, cet article 24 qui permettra, « sans préjudice du droit d’informer », dit-il en introduction, de pénaliser d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Si l’exécutif ne cesse d’affirmer que les journalistes seront protégés, aucune garantie n’a été donnée, ni sur la définition juridique du journaliste, qui risque de se réduire aux seuls détenteurs d’une carte de presse, ni sur la façon dont les policiers jugeront sur le terrain du « but manifeste » de nuire.

 

Les reporters, et les citoyens qui souhaitent filmer la police pour se protéger d’éventuels abus, s’inquiètent donc de s’exposer à des interpellations ou au minimum à des contrôles, à chaque fois qu’un policier est filmé. D’autant plus qu’un autre texte, l’article 25 de la proposition de loi « confortant les principes républicains », attendue le 9 décembre, va dans le même sens. Il dispose que « le fait de révéler, diffuser ou transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle » d’une « personne dépositaire de l’autorité publique » dans le but de poser atteinte à son intégrité psychique ou physique est puni de « cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende ». Autre loi, même esprit.

 

« Gérald Darmanin n’est plus notre interlocuteur »

Mais, si les journalistes ont été les premiers à monter au créneau, ils ne veulent être les seuls. C’est d’ailleurs ce qui inquiète le gouvernement, qui a rectifié le texte à la marge pour tenter de les désolidariser du collectif. Peine perdue : lundi, les représentants de la coordination, parmi lesquels syndicats (SNJ-CGT, SNJ, FO, CFDT), associations et sociétés de journalistes, de documentaristes et de réalisateurs, mais aussi la Ligue des droits de l’homme, claquaient la porte du ministère de l’Intérieur. « On a un ministre qui nous a endormis en proposant quelques améliorations par-ci, par-là, il n’en est pas question !  » pestait le secrétaire national du SNJ, Emmanuel Poupard, à l’issue de la rencontre. Dans la foulée, les syndicats en appelaient au premier ministre Jean Castex : « Gérald Darmanin n’est plus notre interlocuteur », estimait alors Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT.

Le lendemain, lors des questions d’actualités à l’Assemblée nationale, le chef de l’exécutif faisait mine de prendre la balle au bond. Rendez-vous était donné aux journalistes, et seulement eux, pour clarifier ce « procès d’intention totalement infondé », promettait-il à la représentation nationale : « Pas question d’empêcher quiconque de filmer ou de diffuser des images permettant d’éclairer un fait ou un événement à caractère public. Je l’expliquerai aux syndicats que je recevrai cette semaine. » Seulement voilà, la rencontre, qui devait se tenir jeudi après-midi, n’aura pas lieu comme il l’espérait.

 

Certes, les éditeurs, qui avaient fait savoir leur inquiétude dans une lettre ouverte quant à « la multiplication d’actions législatives sanctionnant la presse », étaient de la partie. Les syndicats, qui reprochaient à juste titre à Matignon de ne pas avoir « élargi cette entrevue à la coordination “Stop Loi sécurité globale”, pourtant à l’origine de (la) demande », ont choisi, comme les sociétés de journalistes, de boycotter le rendez-vous. L’opération de division a échoué. Car, même avec l’appui de Roselyne Bachelot, ministre de tutelle des journalistes, additionner quatre éditeurs et RSF ne fait pas un dialogue avec l’ensemble de la profession.

La loi votée à l’Assemblée, examinée en janvier au Sénat

« Nous irons (place de la République – NDLR) et nous marcherons (jusqu’à Bastille – NDLR) pour défendre cette liberté », écrivait jeudi la coordination au préfet de police de Paris. « Vous n’avez pas dit mot quand les journalistes ont été battus et menacés de mort. (…) Nous savons les risques que nous prenons. (…) Nous acceptons de prendre ce risque parce que ce pour quoi nous nous battons dépasse les risques que nous prendrons. »

L’article 20 prévoit d’élargir le recours aux images de vidéosurveillance, l’article 21 étend l’usage de la caméra individuelle dont dispose chaque agent.

Car la loi de sécurité globale, contre laquelle sont organisés des dizaines de rassemblements et manifestations, autorisés, eux, partout en France, samedi, ne doit pas alarmer seulement les journalistes et les citoyens qui souhaitent filmer la police pour se protéger d’éventuels abus. Si le texte, conçu par les députés LaREM Alice Thourot, ex-avocate, et Jean-Michel Fauvergue, ex-patron du Raid (l’unité d’élite de la police nationale), entend restreindre le droit de filmer la police, de son côté elle pourra plus facilement filmer les citoyens : l’article 20 prévoit ainsi d’élargir le recours aux images de vidéosurveillance, l’article 21 étend l’usage de la caméra individuelle dont dispose chaque agent. Sans compter que ce dernier article autorise aux policiers et gendarmes l’accès direct aux enregistrements. Les images pourraient donc être altérées, même si le texte exige des « dispositifs techniques permettant de garantir l’intégrité des enregistrements lorsqu’ils sont consultés dans le cadre de l’intervention », sans plus de détail.

 

Enfin, l’article 22 développe la vidéosurveillance aérienne par drone durant les opérations de maintien de l’ordre. L’usage des drones, inauguré durant le premier confinement, est supposé être suspendu depuis mai, par décision du Conseil d’État (faute de cadre légal), mais la préfecture de Paris y a eu recours… lors de la manifestation de samedi dernier ! L’article 22 entend fournir ce cadre légal. Seule limite : les drones doivent être employés de telle sorte qu’ils « ne visualisent pas les images de l’intérieur des domiciles ni, de façon spécifique, celles de leurs entrées ». Il est aussi dit que « les images captées peuvent être transmises en temps réel au poste de commandement du service concerné ». C’est donc tout un arsenal sécuritaire qui est déployé à travers cette loi, et autant d’atteintes potentielles aux libertés individuelles, qui concernent tout un chacun. Le texte, largement adopté le 25 novembre à l’Assemblée nationale, doit être examiné en janvier au Sénat, avant retour au ­Palais-Bourbon. La marche pour son retrait, elle, commence à peine.

Lallement droit dans ses bottes

Après les violences survenues à Paris lundi dernier, le préfet de police Didier Lallement s’est vu « renouveler (sa) confiance » par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Celui-ci a évoqué des « gestes inappropriés inacceptables », sans lui attribuer la responsabilité du déchaînement de violences qui s’était abattu sur les exilés, leurs soutiens et les journalistes à la suite de l’évacuation de la place de la République. Pourtant, les critiques à son encontre se multiplient depuis le début de la semaine. Chez les politiques de gauche mais aussi de quelques syndicats de police. Dès sa nomination, en mars 2019, Didier Lallement avait été contesté pour avoir notamment créé les Brav-M, des brigades motorisées rappelant le sombre souvenir des voltigeurs, unités à l’origine du meurtre de Malik Oussekine en 1986. Ces derniers jours, celui qui n’est « pas dans le même camp » que les manifestants, selon ses propres termes, est sous le feu de nouvelles critiques. Il a interdit mercredi la tenue d’une manifestation, et de nouvelles violences policières (lire ci-contre) ont été rapportées jeudi.

Alors qu'il existe une possibilité d'espionnage constant de nos faits et gestes par l'intermédiaire d'internet et des téléphones portables en particulier, nous n'aurions pas le droit de photographier ou de filmer des actes de violence commis par des voyous ou même des policiers qui se laisseraient aller à se confondre à eux ! Où veut-on nous conduire, vers quel système totalitaire, alors que déjà on nous dicte comment nous comporter sans la moindre cohérence face à un virus ? dans POLITIQUE
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