Je sucre moins mais j’ai mis du temps pour en arriver là avec cependant un bon petit bide qui persiste…
Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2026
Egoîste consolation : je vois des gros culs pour ne pas dire énormes habiter de plus en plus de jeunes corps parfois même celui des enfants et des adolescents en mal de boissons et d’aliments de toutes sortes ultra sucrés. Et s’il n’y avait que le postérieur abimé par des graisses qui promettent des santé fragilisées ?
L’agression du sucre et même celle du sel devient persistante et comme toujours derrière cela il y a le profit financier de quelques uns qui nous vendent des saloperiees. Ne parlons pas de celle des boissons alcoolisées allant du pinard trafiqué jusqu’aux apéritifs et « petites gouttes pour faire descendre »
Il y a évidemment les viandes « rouges » et les fromages dont même notre secrétaire national pour qui j’ai,le plus grand respect vante les mérites !
Vous me direz faut bien manger et adapter ces « bonnes choses » à nos budgets retrécis par les mafia de l’agro alimentaire et ses frères ennemis de la distribution lesquels, soit dit en passant, semblent parfois tenir compte des exigences qu’imposent les consommateurs grincheux dont je suis. Il en va ainsi dans le système capitaliste que nous ferions bien de mettre au pas dans tous les domaines et d’exclure des principaux secteurs ou il n’a rien à faire : santé, éducation, énergie, transports, télécommunication et numérique.
Mais heureusement notre Secrétaire National – encore lui – a compris depuis fort longtemps qu’il faut d’abord compter sur nous , parti des exploités et souvent couillonnés pour que l’on se sucre moins dans les sphères des multinationales et que nous dotions notre action politiques des moyens nécessaires au bien vivre. Cela commence par la reconstruction d’un parti fait pour changer le monde et non l’accompagner avec sa mauvaise bouffe…Ou encore l’abreuver de discours et de démagogies populistes sans fin !
LU DANS L’HUMANITE Comment le sucre ravage le monde ? L’histoire de l’or blanc du capitalisme bâtie sur l’exploitation de millions d’esclaves

12 millions d’Africains déportés pour nourrir l’empire du sucre
Que Parmentier et la pomme de terre nous pardonnent, mais nul ingrédient n’a à ce point bouleversé l’histoire du monde moderne que ce composé chimique nommé saccharose, débité en pain durant plusieurs siècles avant de se voir transformé en poudre ou en carré. Cet or blanc qui s’est invité dans la nourriture des humains, c’est le sucre. Dont le nom dit quelque chose de son universalité : venu de l’Inde et du sanscrit, le mot « sarkara » s’est imposé partout ou presque, depuis les langues indo-européennes jusqu’à l’arabe avec le mot « sukkar ». C’est lors des croisades que les Européens le découvrent, après son importation au Moyen-Orient depuis l’Inde. Mais pour que l’Europe, puis ses extensions coloniales états-uniennes et australiennes, se gavent, il a fallu que les esclaves triment. C’est au prix de la déportation de 12 millions d’Africains, venus prendre la place des peuples amérindiens décimés, d’abord au Brésil, puis dans les îles de la Caraïbe, notamment Cuba, la Jamaïque et Saint-Domingue, pour cultiver la canne sur de nouvelles terres massivement déboisées, que le sucre a été produit et exporté en Occident, conquérant les palais des classes laborieuses après avoir longtemps été réservé à une élite richissime.
« Dès les premiers temps de l’esclavage dans les plantations d’Amérique, le sucre s’est révélé si important, si central, qu’il a fait l’objet de batailles politiques et économiques internationales. Aujourd’hui encore, il demeure un sujet de débat entre les nations et au sein des organisations internationales. Il est au cœur de multiples intérêts entremêlés, de marchandises et de prix, liant producteurs et consommateurs, organisations internationales et accords divers dans un réseau global déterminé par la demande mondiale (…). Comment le monde a-t-il pu se laisser empoisonner par cette marchandise hors du commun ? », interroge James Walvin dans son récent ouvrage Histoire du sucre, histoire du monde (La Découverte, 2022, traduit par Philippe Pignarre). Un livre dont le titre original, How Sugar corrupted the World, From Slavery to Obesity (« De l’esclavage à l’obésité, comment le sucre a corrompu le monde »), donne un aperçu plus précis des velléités de l’auteur. Il n’est pas anodin que la grande majorité des historiens ayant travaillé sur le sucre soient d’abord des spécialistes de la colonisation et de l’esclavage. Pour Frédéric Régent, maître de conférences à la Sorbonne et auteur de nombreux livres sur les sociétés coloniales esclavagistes, ce lien s’explique « tout simplement parce que le sucre devient une denrée commerciale avec un mode de production étroitement lié à l’esclavage, car il faut une main-d’œuvre abondante. Or, dans les espaces coloniaux où la canne pousse, les populations autochtones ont quasiment disparu et les Européens crèvent comme des mouches. La main-d’œuvre la plus résistante est celle des esclaves africains ».
Un produit au cœur des violences coloniales européennes
Une histoire également liée à celle du capitalisme : le sucre nécessite des investissements énormes, et seuls les capitalistes ont les moyens financiers et techniques. À l’époque, on appelle d’ailleurs cela des « manufactures à sucre », rappelle Frédéric Régent. De véritables usines, où le travail physique est harassant et l’espérance de vie des esclaves de sept ans. Mais les profits sont phénoménaux – 100 000 livres investis en rapportent jusqu’au double. La France se taille une place de choix, grâce à Saint-Domingue, premier producteur de sucre au monde à la fin du XVIIIe, lorsque survient la Révolution française puis haïtienne. En Europe, on sait fort bien que le sucre a le goût de sang. En témoigne le célèbre « Nègre de Surinam », mis en scène par Voltaire dans Candide : « Quand nous travaillons aux sucreries et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main, quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe ; je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. » Ces critiques ne sont pas isolées : après avoir visité l’île Bourbon, La Réunion aujourd’hui, l’écrivain et ingénieur Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre écrit dans son ouvrage paru en 1773 : « Je ne sais pas si le café et le sucre sont nécessaires au bonheur de l’Europe, mais je sais bien que ces deux végétaux ont fait le malheur de deux parties du monde. On a dépeuplé l’Amérique afin d’avoir une terre pour les planter : on dépeuple l’Afrique afin d’avoir une nation pour les cultiver. » De cette histoire subsiste aujourd’hui bien plus qu’un héritage : l’ordre du monde, ses déséquilibres et ses rapports de domination, en sont une conséquence directe. « L’un des héritages, c’est la reproduction d’inégalités sociales, économiques et éducatives. Après l’abolition de l’esclavage, les anciens esclaves n’ont rien eu », analyse Frédéric Sergent. De fait, en Guadeloupe, en Martinique ou dans la nouvelle république noire d’Haïti, la terre est restée la propriété des anciens maîtres, ou de nouvelles élites. « Aujourd’hui, en Martinique, une partie substantielle des plantations de canne appartiennent encore aux descendants des anciens maîtres, les békés », pointe Frédéric Sergent.
La France, grande puissance mondiale du sucre grâce à la betterave
Au début du XIXe, sous la double impulsion de la perte d’Haïti et du blocus continental anglais, Napoléon décide de promouvoir une nouvelle plantation sucrière : la betterave. C’est à cette époque que naissent les grands empires agro-industriels, notamment avec les familles Beghin et Say dans le nord de la France. Ce sont ces entreprises qui font que la France est toujours de nos jours le premier pays producteur d’Europe et le 9e mondial en 2025. Mondialisation oblige, sa culture s’est étendue à l’Asie, et le Moyen-Orient, dont la consommation ne cesse de croître, s’y intéresse de près : les Émirats arabes unis construisent d’immenses raffineries.
Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »






